La journée de ce vendredi restera marquée par une photo devenue virale : un militant de la Force du Progrès filmé sur le corps d’un partisan de l’ECiDé. Diffusée par l’opposition, l’image s’est imposée comme le symbole d’une confrontation politique brutale, opposant deux camps aux visions irréconciliables de l’avenir du pays.

Selon les leaders de l’opposition, cette scène illustre la collusion entre certains militants du parti au pouvoir et les forces de l’ordre. Ils dénoncent une répression violente, évoquant plusieurs blessés et des morts, parmi lesquels des figures politiques comme Delly Sesanga et Martin Fayulu, annoncés grièvement touchés.

Le rassemblement, prévu comme un sit‑in pacifique, a rapidement dégénéré. Les forces de sécurité ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène, procédant à des arrestations dans plusieurs communes de Kinshasa. L’opposition y voit la preuve d’une volonté d’étouffer toute contestation.

Alors que l’opposition multiplie les accusations, le gouvernement par la vice ministre de l’intérieure Eugénie Tshala, parle de montage de l’opposition avec le sang de chèvre, la police a très bien fait son travail. Aucun bilan officiel n’a été communiqué, laissant place aux spéculations et à une attente tendue. En fin de journée, la capitale retrouvait un semblant de calme, mais l’opinion publique reste suspendue au communiqué des autorités.







