Alors que la communauté internationale insiste sur un dialogue inclusif pour résoudre la crise politique en République démocratique du Congo, les autorités congolaises ont soumis à l’Angola une proposition alternative : l’organisation des « États généraux de la Refondation de l’État pour le Salut de la Patrie », réunissant 500 participants, mais sans Joseph Kabila ni les groupes armés.

Selon cette initiative, le Président Félix‑Antoine Tshisekedi serait le premier convocateur et le destinataire des conclusions de ces assises. L’objectif affiché est de bâtir un cadre national exclusivement piloté par Kinshasa, afin de redéfinir les bases institutionnelles et politiques du pays.

D’après Jeune Afrique, l’Angola n’a pas accepté cette formule, estimant qu’elle ne répond pas à l’exigence d’un dialogue véritablement inclusif. L’absence des principaux opposants et des groupes armés est perçue comme une limite majeure à la crédibilité du processus.
Cette divergence met en lumière les tensions entre la volonté congolaise de contrôler son propre agenda politique et les attentes régionales et internationales d’un processus ouvert à toutes les parties prenantes.
Jimmy MUKENDI T.







