La France a annoncé mercredi son premier cas confirmé d’Ebola sur son territoire.
C’est le 1er cas de fièvre hémorragique mortelle identifié hors d’Afrique depuis le début de l’épidémie actuelle.
Le patient est un médecin qui travaillait pour ALIMA, l’Alliance pour l’action médicale internationale.
Il revenait d’un voyage en RDC, foyer de la 17e épidémie déclarée le 15 mai dans l’Ituri.
Des efforts sont en cours pour identifier tous ses contacts potentiels.
Tedros Adhanom Ghebreyesus, DG de l’OMS, est clair : “Le risque mondial reste faible”.
“Chaque fois qu’un cas est signalé en Europe, j’observe une réaction excessive. Mais elle n’est pas nécessaire”.
Chiffre clé : En 50 ans, moins de 30 cas détectés hors d’Afrique, 3-0.
Il y a des milliers de cas en Afrique, mais moins de 30 dans le reste du monde depuis 1970.
Donc statistiquement, le risque de propagation mondiale est très limité.
Contrairement à la grippe ou au Covid, Ebola ne se transmet pas par l’air.
Il faut un contact direct avec le sang, les sécrétions ou les liquides biologiques d’un malade symptomatique.
Un patient au stade initial est peu contagieux. La contagion augmente quand les symptômes s’aggravent.
Avec les protocoles hospitaliers actuels en France, la chaîne de transmission est coupable rapidement.
D’où la consigne de l’OMS : rassurer, mais tracer les contacts sans délai.
Après l’épidémie en Afrique de l’Ouest, les pays ont renforcé leurs dispositifs.
L’OMS conseille aux pays de faciliter le déploiement sécurisé du personnel médical.
Ça passe par 3 points : info claire sur les risques, formation pour réduire l’exposition, évacuation prête si besoin.
Les hôpitaux français ont des unités d’isolement de niveau 4 et du personnel entraîné.
Le médecin d’ALIMA a été pris en charge selon ces protocoles stricts.
La 17e épidémie en RDC a été déclarée le 15 mai après plusieurs décès inexpliqués en Ituri.
L’Ituri est une province riche en minerais mais instable, avec des groupes armés.
C’est là que se concentrent des milliers de cas et l’essentiel du risque.
La priorité de l’OMS : sécuriser les équipes sur place et couper la transmission à la source.
Un cas exporté est un signal d’alerte, pas une menace d’épidémie mondiale.
1 cas en France vigilance maximale, pas panique.
L’OMS martèle : “Il n’y a pas lieu de paniquer. Le risque pour le reste du monde est faible”.
Le combat se gagne en RDC, pas dans les aéroports européens.
Samuel Dzama







