Le professeur Godé Mpoyi, figure académique reconnue, a livré un plaidoyer sans détour en faveur d’une révision constitutionnelle en République démocratique du Congo. Ses propos, teintés d’autorité et d’ironie, ont marqué les esprits.
« Je le dis avec beaucoup d’autorité : si quelqu’un vous affirme aujourd’hui qu’il n’y a aucune nécessité de changer la Constitution en RDC, il faut le réinscrire en première année de graduat pour être exorcisé », a lancé le professeur. Pour lui, la Constitution ne doit plus être perçue comme une entité sacrée et immuable, mais comme un instrument évolutif au service des réalités économiques et institutionnelles.
Mpoyi a rappelé qu’« à l’époque, on considérait la Constitution comme une femme mariée à laquelle on ne pouvait pas toucher ». Une comparaison volontairement provocatrice pour souligner que les temps ont changé : « Avec l’évolution de l’économie institutionnelle, il est normal de revoir les textes lorsque les intérêts économiques l’exigent. »
Le professeur insiste : ignorer la nécessité d’une réforme constitutionnelle revient à nier les mutations profondes de la société congolaise. Selon lui, la modernisation des institutions est une condition sine qua non pour répondre aux défis économiques et politiques du pays.
Jimmy MUKENDI T.







