Scène spectaculaire et controversée ce week‑end : le maire de Tshikapa, Maître Faustin Lumuluabu, a publiquement déchiré la Constitution de la République Démocratique du Congo, sous les applaudissements nourris de la population.
Un geste symbolique et provocateur.
« Nous avons dit non à l’actuelle Constitution que nous venons d’ailleurs de déchirer », a déclaré Lumuluabu devant une foule acquise à sa cause. Ce geste, présenté comme un acte de rejet de la loi fondamentale, s’inscrit dans un climat politique marqué par les débats autour d’une éventuelle révision constitutionnelle.
L’acte du maire soulève de vives interrogations sur le respect des institutions et la portée juridique d’un tel geste. Pour certains, il s’agit d’une provocation politique destinée à galvaniser les partisans du président Félix Tshisekedi. Pour d’autres, c’est une atteinte grave à l’ordre républicain et aux principes de l’État de droit.
Alors que les discussions sur la Constitution divisent profondément la classe politique et la société civile, cette scène à Tshikapa illustre la tension croissante entre les institutions et les acteurs locaux. Les observateurs redoutent que de tels actes symboliques ne renforcent la polarisation et n’alimentent les crispations autour du projet de réforme.
Jimmy MUKENDI T.







