La Cour pénale internationale a confirmé avoir reçu les notifications officielles de retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel AES entament désormais un processus d’un an avant de quitter définitivement la CPI.
Les trois Etats sahéliens avaient déjà annoncé en septembre 2025 leur intention de se retirer de la CPI, qu’ils qualifient d’« outil de répression néocolonial ».
Dans un communiqué publié mercredi, la présidence de l’organe directeur de la CPI confirme que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont remis leurs lettres de retrait et activé le délai d’un an prévu par le Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour.
Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, le retrait ne prend effet qu’un an après la réception de la notification par le Secrétaire général des Nations unies. Pendant cette période, les trois pays restent membres à part entière de la CPI et sont tenus de coopérer avec elle.
La CPI reste compétente pour juger les crimes présumés commis sur le territoire de ces Etats ou par leurs ressortissants avant l’entrée en vigueur effective du retrait.
La Cour pénale internationale est le seul tribunal permanent chargé de juger les crimes les plus graves au niveau mondial : génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crime d’agression, lorsque les juridictions nationales ne peuvent ou ne veulent pas agir.
Dans son communiqué, la Cour a appelé les trois pays africains à poursuivre le dialogue au sein de l’Assemblée des Etats parties afin d’exprimer leurs préoccupations concernant le Statut de Rome.
Avec ce retrait, l’AES rejoint le Burundi et les Philippines parmi les rares pays à avoir quitté la CPI depuis sa création en 2002.
Samuel Dzama







