Les autorités sanitaires ougandaises s’apprêtent à autoriser la sortie de l’hôpital du dernier patient encore pris en charge pour Ebola. C’est une étape décisive dans la lutte contre le virus et un signal fort que le pays est sur le point de tourner la page.
La guérison de ce dernier malade va déclencher le début de la période de surveillance de 42 jours imposée par l’Organisation mondiale de la Santé. C’est le délai standard pour s’assurer qu’il n’y a plus de cas et pour pouvoir déclarer officiellement le pays exempt du virus.
Selon le ministère ougandais de la Santé, cette épidémie a été relativement limitée. Le bilan fait état de deux décès et de 17 personnes guéries. Au total 20 cas ont été recensés, avec cinq transmissions locales et quinze cas importés. Tous les cas sont liés à la souche rare de Bundibugyo, moins fréquente que les autres variantes d’Ebola.
Pendant ce temps, la situation reste beaucoup plus préoccupante en République démocratique du Congo voisine. Le pays fait face à une épidémie de grande ampleur avec plus de 2 000 cas confirmés et plus de 750 décès enregistrés.
Les autorités ougandaises gardent espoir qu’aucune nouvelle infection ne sera signalée pendant la période de surveillance. Si c’est le cas, l’Ouganda pourra déclarer officiellement la fin de l’épidémie et se concentrer sur la prévention pour éviter toute résurgence.
un dernier patient à guérir, 42 jours de vigilance, et l’Ouganda espère clôturer rapidement ce foyer d’Ebola Bundibugyo.
Samuel Dzama







