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Le propos de Jean-Luc Mélenchon sur la Francophonie devrait nous interpeller tous.

Le chef de file de l’extrême gauche française a osé une comparaison lourde de sens : l’Ukraine et la RDC. Deux terrains de guerre, deux peuples meurtris, mais une différence flagrante : le silence complice de certaines puissances face aux crimes commis en Afrique.

Si Louise Mushikiwabo, figure rwandaise, est reconduite à la tête de la Francophonie, ce ne sera pas un simple acte administratif. Ce sera un signal politique. Un signal qui risque de transformer la Francophonie en instrument de légitimation d’un régime accusé de massacres au Congo.

La France, par son soutien tacite, et Emmanuel Macron, par ses choix diplomatiques, pourraient être perçus comme des complices. Complices d’un système qui ferme les yeux sur les exactions de l’armée rwandaise, alors même que le sang coule sur le sol congolais.

  • La Francophonie risque de perdre sa crédibilité si elle se transforme en refuge politique pour des régimes contestés.
  • La France, en soutenant Mushikiwabo, s’expose à l’accusation d’un double discours : défense des droits humains en Europe, silence en Afrique.
  • Le Rwanda, déjà pointé du doigt pour ses interventions militaires en RDC, verrait son influence renforcée par une caution internationale.
  • Emmanuel Macron, en validant cette reconduction, porterait la responsabilité morale d’un choix qui pourrait être interprété comme une complicité diplomatique.

Ce n’est pas seulement une affaire de nomination. C’est une question de justice et de mémoire. Reconduire Mushikiwabo, c’est envoyer un message dangereux : que les massacres peuvent être effacés par la diplomatie. Que les victimes congolaises ne comptent pas.

Voilà pourquoi ce coup de gueule doit résonner : la France et le Rwanda doivent être interpellés, et la Francophonie doit retrouver sa vocation première : défendre les peuples, pas les régimes.

Rédaction KNB News

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