+243 899 760 171

redaction@knbnews.cd

Suivez-nous :

Constant Mutamba face à la Cour constitutionnelle : un réquisitoire enflammé contre l’arbitraire

L’ancien ministre de la Justice et figure politique Constant Mutamba s’est présenté ce lundi devant la Cour constitutionnelle, dans une atmosphère tendue marquée par ses déclarations virulentes et son refus de se soumettre à ce qu’il qualifie de « justice arbitraire ».

Dès l’ouverture de l’audience, Mutamba a lancé une phrase choc :
« Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë comme Socrate. Et je mourrai pour la justice et la vérité. »

Très en colère, il a quitté la salle en dénonçant « des systèmes mafieux » qui l’auraient condamné injustement et arrêté illégalement.

Un discours de défiance.

  • Refus de l’arbitraire : « Nous refusons de cautionner l’arbitraire », a-t-il martelé.
  • Accusations de complot : Mutamba affirme que ses adversaires politiques ont orchestré une manœuvre pour « clouer un innocent, un révolutionnaire panafricain ».
  • Dossier FRIVAO contesté : Il qualifie ce dossier de « faux », accusant la justice d’avoir traité l’ancien coordonnateur « comme un colis, comme une marchandise ».

Points saillants de ses déclarations :

  • « Le peuple a exigé la libération d’un innocent. Cela n’a pas plu à mes adversaires politiques. »
  • « Ils ont décidé de ressortir un dossier déjà clôturé. »
  • « Miraculeusement, par sorcellerie, ils se sont mis à me transformer en prévenu. »
  • « Je ne suis pas justiciable devant la Cour de cassation. Nul ne peut être soustrait à son juge naturel. »
  • « La citation à prévenu est une fausse citation reprenant de fausses mentions. »
  • « Ce pays n’appartient pas à un groupe d’individus, à des mafieux. »
  • « Le greffier ment. La Cour nous refuse le droit de soulever des exceptions. »

Cette comparution illustre une confrontation directe entre Mutamba et les institutions judiciaires, qu’il accuse de servir des intérêts partisans. Ses propos, empreints de défi et de symbolisme, résonnent comme un appel à la résistance contre ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice.

La suite de cette affaire sera scrutée de près, tant par les observateurs politiques que par l’opinion publique, dans un contexte où la question de l’indépendance de la justice reste au cœur des débats en République Démocratique du Congo.

Jimmy MUKENDI T.

Vidéos