+243 899 760 171

redaction@knbnews.cd

Suivez-nous :

Tshisekedi au Mémorial du GENOCOST : “La mémoire est une exigence du présent”

En ce dimanche de recueillement, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, accompagné de la Distinguée Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, s’est incliné au Mémorial du GENOCOST aux côtés des rescapés.

Face aux témoignages des survivants, le Chef de l’État a rappelé que “aucune vie ne saurait être réduite à un chiffre”, insistant sur le caractère non vindicatif de cette journée : « Ni appel à la haine, ni invitation à la vengeance, mais un moment de résilience et de dignité pour honorer la mémoire des victimes ».

S’inscrivant dans l’actualité brûlante, le Président a dénoncé avec fermeté l’agression rwandaise menée par l’AFC/M23 dans l’Est du pays. Il a fustigé une “entreprise meurtrière fondée sur une logique de conquête et de prédation”, qui menace la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.

Contre la banalisation du mal et le négationnisme, Tshisekedi a appelé à ériger le souvenir en rempart contre le retour des atrocités : « La mémoire n’est pas un simple regard sur le passé, elle est une exigence du présent et une responsabilité envers l’avenir ».

Dans une décision historique, le Chef de l’État a ordonné le passage à la phase opérationnelle du Musée national du GENOCOST, un complexe scientifique mondial destiné à centraliser les archives et transmettre cette histoire à la jeunesse.

Le gouvernement devra budgétiser dès le prochain exercice la Stratégie nationale d’appropriation, afin de verser les indemnisations dues aux survivants. Tshisekedi a tranché : « Les réparations ne sont ni une faveur ni un acte de charité publique. Elles constituent une obligation de justice ».

Pour briser l’indifférence internationale, une nouvelle orientation est donnée aux missions diplomatiques et consulaires de la RDC, désormais chargées de porter une “diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice”.

Refusant toute hiérarchisation des drames, le Président a conclu : « La justice ne peut se prétendre universelle si elle tolère une hiérarchie entre les victimes, les mémoires ou les souffrances. Elle ne devient véritablement universelle que lorsqu’elle reconnaît à chaque vie humaine la même dignité, à chaque victime le même droit à la vérité et à chaque peuple le même droit à la justice ».

Jimmy MUKENDI T.

Vidéos