Un témoignage qui interpelle
Dans une déclaration récente, James Kabarebe, ancien ministre rwandais de la Défense et proche du président Paul Kagame, est revenu sur les débuts du mandat du président congolais Félix Tshisekedi en 2018. Selon lui, le Rwanda aurait joué un rôle de soutien diplomatique et politique à l’arrivée du nouveau chef de l’État congolais.
Kabarebe rappelle que Kagame, alors président de l’Union africaine, avait accompagné Tshisekedi sur la scène internationale, allant jusqu’à assister aux funérailles d’Étienne Tshisekedi à Kinshasa — un geste symbolique fort.

Kabarebe insiste : « Le président Kagame a donné de bonnes recommandations partout, il l’a présenté et introduit. Les choses fonctionnaient donc très bien. »
Il évoque également une coopération bilatérale intense : visites de haut niveau dans les domaines de la défense et de la sécurité, ouverture de la ligne RwandAir à Kinshasa, et échanges réguliers entre les deux capitales.
Cependant, Kabarebe affirme ne pas comprendre l’origine des tensions actuelles : « Nous ne savons pas d’où sont venus certains courants contraires qui ont tiré le tapis et tout renversé. Le Rwanda n’a joué aucun rôle dans le déclenchement de ce conflit avec la RDC. »

Cette déclaration intervient dans un contexte où les relations entre Kinshasa et Kigali sont marquées par une méfiance croissante, notamment autour des accusations de soutien du Rwanda au M23 dans l’Est de la RDC.
Les propos de Kabarebe relancent le débat sur la responsabilité régionale dans la crise sécuritaire congolaise. S’agit-il d’une tentative de réhabilitation de l’image du Rwanda, ou d’un rappel des liens historiques entre les deux présidents ?
Jimmy MUKENDI T.







