Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a lancé une alerte nationale et internationale face à la recrudescence des crimes de guerre, des violations graves des droits humains et des atteintes au droit international humanitaire perpétrés dans les territoires sous occupation des Forces de défense rwandaises (RDF) et de leurs supplétifs de l’AFC/M23.
■ Une situation humanitaire alarmante.
Selon les données officielles, plus de 300 civils ont été tués entre juin et juillet 2026, victimes d’exécutions sommaires et de massacres ciblés. Des centaines de cas de viols, tortures et enlèvements ont été recensés, tandis que des recrutements forcés de jeunes et d’enfants se poursuivent dans les zones de Tshanzu, Rumangabo et Nyiragongo.
Le Gouvernement qualifie ces actes de crimes contre l’humanité, promettant que nul ne restera impuni.
■ Dérives administratives et manipulations démographiques.
Le communiqué officiel dénonce la transplantation de populations d’origine rwandaise dans certaines localités du Nord‑Kivu, une manœuvre assimilée à une tentative de modification démographique du territoire congolais.
Des taxes illégales imposées aux écoles, hôpitaux et orphelinats, ainsi que la nomination parallèle de responsables académiques, témoignent d’une administration illégitime mise en place par les forces d’occupation.
■ Appel à la justice et à la communauté internationale.
Le Gouvernement rappelle que ces exactions violent la Charte des Nations Unies, la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité et les Accords de Washington et de Doha.
Sous la direction du Président Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, Kinshasa réaffirme sa détermination à restaurer l’autorité de l’État, protéger les civils et préserver l’intégrité territoriale du pays.
Jimmy MUKENDI T.







