Les prix du pétrole ont franchi un nouveau seuil. Le baril de Brent, référence mondiale, a dépassé les 100 dollars pour atteindre 101,21 dollars, sur fond d’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Le brut américain a également progressé, clôturant à 96,05 dollars le baril.
Cette hausse intervient après plusieurs attaques contre des installations pétrolières et des navires dans le Golfe. Au cœur des préoccupations figure le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20% du pétrole mondial. La moindre perturbation du trafic maritime dans cette zone stratégique fait grimper la prime de risque et amplifie la spéculation sur les marchés.

Le dépassement des 100 dollars est un cap psychologique majeur qui fait craindre un retour de l’inflation mondiale. Le pétrole est indispensable à la production de carburants comme l’essence et le diesel, mais aussi au transport, à l’agriculture et à l’industrie. Une hausse prolongée pourrait entraîner une augmentation des coûts de transport, de production et, au final, des prix des biens de consommation, y compris des produits alimentaires.
Les économies africaines fortement dépendantes des importations d’énergie subissent déjà de plein fouet cette envolée. Au Nigeria, par exemple, les prix du diesel ont fortement augmenté, affectant les entreprises, les transporteurs et les ménages.
L’évolution des prix dépendra désormais de la durée des tensions au Moyen-Orient. En cas de désescalade diplomatique, les cours pourraient retomber progressivement. En revanche, une aggravation du conflit pourrait pousser le baril encore plus haut, jusqu’à 120 dollars selon certains analystes, avec un risque de choc récessif mondial.
Samuel Dzama







