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James Swan appelle à un dialogue national inclusif sous l’égide de facilitateurs consensuels

■ Devant le Conseil de sécurité, l’ONU insiste sur la nécessité d’un cadre de concertation crédible pour répondre aux divergences politiques persistantes en RDC.

Alors que la République démocratique du Congo continue de faire face à une crise sécuritaire et humanitaire complexe, les Nations unies estiment que les défis politiques internes exigent également une réponse concertée. Intervenant mardi devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le Représentant spécial du Secrétaire général en RDC et chef de la MONUSCO, James Swan, a plaidé pour l’organisation d’un dialogue national inclusif, fondé sur la confiance mutuelle et la participation de l’ensemble des forces vives du pays.

Le diplomate onusien a relevé l’existence d’un large consensus parmi les acteurs congolais sur la nécessité d’une telle démarche, dans un contexte marqué par des divergences persistantes autour de la gouvernance, des réformes institutionnelles et de l’avenir politique du pays.

■ L’ONU salue l’initiative annoncée par Félix Tshisekedi.

Au cours de son intervention, James Swan a salué l’annonce faite en août dernier par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo relative au lancement d’un processus devant conduire à l’organisation d’un dialogue national.

Toutefois, le représentant onusien a souligné que la réussite d’une telle initiative dépendra avant tout de son caractère inclusif et de la confiance qu’elle inspirera aux différents acteurs concernés.

Selon lui, ce dialogue devra garantir une large participation des forces politiques, sociales et citoyennes du pays afin de permettre un examen approfondi des questions nationales les plus urgentes.

■ Des facilitateurs acceptés par tous comme condition essentielle.

L’une des principales exigences formulées par les Nations unies concerne le choix des personnes ou institutions appelées à accompagner le processus.

James Swan a insisté sur la nécessité de confier la facilitation du dialogue à des personnalités bénéficiant de la confiance de toutes les parties prenantes. Une condition jugée indispensable pour assurer la crédibilité des discussions et éviter toute contestation du processus dès son lancement.

Cette approche vise à créer un cadre de concertation suffisamment consensuel pour rapprocher des positions souvent divergentes entre majorité, opposition, société civile et autres acteurs impliqués dans la vie nationale.

■ Préserver les libertés publiques et l’espace civique.

Au-delà de l’organisation du dialogue, le chef de la MONUSCO a lancé un appel aux autorités congolaises ainsi qu’à l’ensemble des citoyens en faveur du respect des principes démocratiques.

Le diplomate a exhorté les différentes parties à préserver l’espace civique, à garantir les libertés fondamentales et à faire preuve de retenue dans l’expression des divergences politiques.

Dans un contexte marqué par des tensions récurrentes entre acteurs politiques, l’ONU considère que la tolérance politique et le respect des droits civiques constituent des préalables essentiels à l’instauration d’un climat propice à un dialogue constructif.

■ Un signal fort au moment où le débat politique s’intensifie.

Cette prise de position de l’ONU intervient alors que les discussions autour du dialogue national occupent une place grandissante dans le débat politique congolais. Plusieurs acteurs de l’opposition, notamment au sein de la Coalition Article 64 (C64), militent depuis plusieurs mois pour un cadre de concertation national réunissant l’ensemble des forces représentatives du pays.

En mettant l’accent sur l’inclusivité, la neutralité des facilitateurs et le respect des libertés fondamentales, les Nations unies réaffirment leur attachement à une solution politique concertée susceptible de favoriser la stabilité institutionnelle et le renforcement de la cohésion nationale en République démocratique du Congo.

Par la Rédaction KNB NEWS

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