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Réglementation du petit commerce en RDC :Mukoko Samba annonce le début des contrôles de conformité

Le Gouvernement congolais entre dans une nouvelle étape dans l’application de la réglementation sur le petit commerce et le commerce de détail. Après plusieurs mois de sensibilisation, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a annoncé le lancement prochain des contrôles destinés à vérifier le respect des nouvelles règles par les opérateurs économiques.

L’annonce a été faite vendredi à Kinshasa, lors d’une matinée d’échanges organisée au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale. Cette rencontre a réuni des représentants du secteur privé, des associations professionnelles ainsi que plusieurs acteurs du monde économique.

■ Organiser le marché plutôt que sanctionner.

Pour Daniel Mukoko Samba, la réforme engagée par le Gouvernement ne vise ni à limiter la liberté d’entreprendre ni à créer une opposition entre les commerçants congolais et les opérateurs étrangers.

Au contraire, l’objectif affiché est de mieux structurer le marché congolais afin que chaque catégorie d’acteurs économiques exerce ses activités dans un cadre clair et réglementé.

« Il s’agit d’organiser le marché », a insisté le ministre, rappelant que producteurs, importateurs, grossistes, distributeurs et détaillants jouent chacun un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’économie nationale.

À travers cette réforme, le Gouvernement cherche notamment à mettre de l’ordre dans les différents secteurs du commerce et à renforcer une concurrence plus équilibrée entre les opérateurs.

■ Des contrôles annoncés dans les prochains jours.

Après la phase de sensibilisation menée auprès des commerçants et investisseurs, les services compétents vont désormais passer à l’étape des vérifications sur le terrain.

Selon Daniel Mukoko Samba, ces contrôles permettront de s’assurer que les opérateurs économiques respectent effectivement les dispositions du décret n° 26/011 du 30 mars 2026, qui encadre désormais le petit commerce et le commerce de détail en République démocratique du Congo.

Toutefois, le Gouvernement affirme privilégier une démarche pédagogique plutôt que répressive.

« Notre préférence demeure la conformité volontaire », a déclaré le ministre, précisant que les autorités souhaitent éviter autant que possible les situations de confrontation avec les opérateurs concernés.

■ Un appel à la régularisation.

Les commerçants et entreprises déjà en règle sont invités à poursuivre normalement leurs activités. Pour ceux qui ne sont pas encore conformes aux nouvelles dispositions, le Gouvernement encourage une régularisation rapide.

Le message des autorités est clair : la priorité n’est pas de distribuer des sanctions, mais d’obtenir l’adhésion des acteurs économiques à la réforme.

Néanmoins, les opérateurs qui choisiraient délibérément de ne pas respecter la réglementation pourraient faire face aux mesures prévues par les textes en vigueur.

■ Vers un assainissement du commerce intérieur.

Cette nouvelle étape marque la volonté du Gouvernement de renforcer l’organisation du commerce intérieur congolais. Pour les autorités, un marché mieux structuré devrait favoriser davantage de transparence, une meilleure répartition des activités commerciales et un environnement économique plus sain.

La présence de plusieurs organisations patronales, notamment la Fédération des entreprises du Congo (FEC), la COPEMECO, le COFECCO ainsi que d’autres structures représentant le secteur privé, témoigne de l’importance de cette réforme pour l’économie nationale.

Le lancement des contrôles constitue un moment décisif pour la réforme du commerce de détail en RDC. Alors que le Gouvernement met en avant l’option de la conformité volontaire, le véritable défi sera de concilier l’application de la loi avec la préservation du climat des affaires.

Pour de nombreux opérateurs économiques, les prochaines semaines permettront d’évaluer la capacité des autorités à appliquer la réglementation de manière équitable, transparente et sans discrimination. Si cette réforme est menée avec pédagogie et fermeté, elle pourrait contribuer à une meilleure organisation du secteur commercial, un domaine longtemps confronté à l’informalité et à des pratiques peu encadrées.

KNB NEWS

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