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Arrestation de Virginie Manganga : un acte inhumain et sans cœur qui révèle un comportement indigne d’un artiste

L’incarcération de la journaliste Virginie Manganga à la prison centrale de Makala continue de provoquer de vives réactions au sein de la corporation médiatique congolaise. Dans un communiqué publié ce jeudi, l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) a exprimé sa solidarité à l’égard de la journaliste et dénoncé une situation qu’elle considère préoccupante pour la liberté de la presse, la protection des femmes et le respect de la dignité humaine.

L’organisation affirme suivre avec attention l’évolution de la procédure judiciaire opposant la journaliste à l’artiste congolais Fally Ipupa dans une affaire de diffamation. Sans se substituer à la justice, l’ACOFEPE estime toutefois que le traitement réservé à sa consœur soulève de nombreuses interrogations au sein de l’opinion et du monde des médias.

■ Une vague de solidarité autour de Virginie Manganga.

Pour l’association, au-delà du dossier judiciaire, il est essentiel de prendre en compte la dimension humaine de cette affaire.

L’ACOFEPE rappelle que Virginie Manganga est avant tout une femme, une mère et une professionnelle des médias dont les droits fondamentaux doivent être pleinement garantis. À travers son communiqué, l’organisation apporte un soutien moral et psychologique à la journaliste et invite la corporation médiatique à rester mobilisée.

Selon plusieurs observateurs du secteur, cette affaire est progressivement devenue un sujet majeur de débat sur les rapports entre les personnalités publiques et les professionnels de l’information.

■ L’ACOFEPE met en garde contre toute pression sur les journalistes.

L’association des femmes journalistes réaffirme son attachement à la liberté de la presse et estime que les différends opposant des personnalités aux professionnels des médias doivent être gérés dans le strict respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux.

Pour l’organisation, aucune procédure ne devrait créer un climat susceptible d’être perçu comme intimidant pour les journalistes dans l’exercice de leur métier.

Dans son message, l’ACOFEPE insiste sur la nécessité de préserver un environnement où les professionnels des médias peuvent exercer leur mission d’information sans crainte et dans le respect des lois de la République.

■ Une affaire qui relance le débat sur la protection des femmes.

Au-delà de la dimension médiatique, l’organisation met également l’accent sur la situation des femmes confrontées à des difficultés judiciaires ou sociales.

L’ACOFEPE estime que les femmes et les enfants demeurent parmi les catégories les plus vulnérables de la société congolaise et que leur protection doit rester une priorité nationale.

« Nous ne pouvons pas accepter que les femmes soient instrumentalisées pour faire souffrir d’autres femmes », souligne notamment le communiqué, appelant à une solidarité active entre femmes, particulièrement dans les moments de détresse.

■ Respect de la présomption d’innocence.

Tout en exprimant son indignation, l’association rappelle que la présomption d’innocence doit être respectée pour toutes les parties impliquées dans ce dossier.

Elle précise que sa démarche ne vise pas à influencer la justice ni à anticiper l’issue du procès, mais plutôt à veiller au respect des droits humains et de la dignité de la personne.

L’organisation sollicite également l’accompagnement de l’Association des Femmes Avocates Congolaises afin de renforcer l’assistance juridique dont pourrait bénéficier la journaliste.

■ Justice et humanité.

Pour l’ACOFEPE, la République démocratique du Congo a besoin d’une justice forte, crédible et indépendante, mais aussi d’un système capable de préserver l’humanité et la dignité des personnes concernées par les procédures judiciaires.

Alors que l’affaire continue de susciter débats et réactions dans les milieux médiatiques, l’association assure qu’elle restera attentive à son évolution et à la garantie des droits de toutes les parties.

« La RDC a besoin de justice, mais elle a également besoin d’humanité », conclut le communiqué du Secrétariat général de l’ACOFEPE.

Jimmy MUKENDI T.

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