Fidèle à son engagement en faveur de la justice sociale et de la bonne gouvernance, le député national Éric Tshikuma Mwimbayi poursuit son combat pour la défense des travailleurs congolais. Le mercredi 30 septembre 2026, l’élu de la Funa a déposé au bureau de l’Assemblée nationale une question d’actualité adressée au ministre de l’Emploi et du Travail, exigeant un bilan exhaustif des activités de l’Inspection générale du travail (IGT) au cours des vingt-quatre derniers mois.
À travers cette initiative parlementaire, le député entend soumettre l’IGT à l’épreuve de la redevabilité. Son objectif est clair : obtenir des réponses précises sur l’efficacité des missions de contrôle menées dans les grandes entreprises du pays, particulièrement dans le secteur minier, considéré comme l’un des piliers de l’économie nationale.
■ L’IGT sous examen parlementaire.
Dans sa démarche, Éric Tshikuma ne se contente pas de réclamer un simple rapport administratif. Il exige un état des lieux détaillé des activités de l’Inspection générale du travail, accompagné de données chiffrées et de résultats tangibles. Pour l’élu de Kinshasa, il est essentiel de mesurer l’impact réel des inspections réalisées sur le terrain et d’évaluer leur contribution à la protection des droits des travailleurs congolais.
Au centre de ses préoccupations figurent notamment les sanctions infligées aux entreprises reconnues en infraction. Le député souhaite savoir si les dispositions du Code du travail sont appliquées avec la même rigueur à tous les opérateurs économiques, sans favoritisme ni passe-droit.
Mais l’une des principales préoccupations du parlementaire concerne la gestion des amendes perçues par l’État. Éric Tshikuma réclame une traçabilité complète des montants recouvrés afin de s’assurer que ces ressources suivent un circuit administratif et financier transparent et qu’elles bénéficient effectivement à l’intérêt public.
« Nous demandons des comptes précis sur l’efficacité de l’Inspection générale du travail (IGT), les rapports des missions de contrôle effectuées dans les grandes entreprises, y compris minières, les sanctions appliquées aux entreprises en infraction et surtout la traçabilité des amendes perçues », a déclaré le député sur son compte X.
■ Une bataille de longue date pour l’équité sociale.
Cette nouvelle offensive parlementaire s’inscrit dans la continuité d’un engagement entamé depuis plusieurs années. Dès octobre 2025, au début de la session parlementaire, Éric Tshikuma avait déjà interpellé le ministre de l’Emploi et du Travail sur les disparités observées entre travailleurs congolais et expatriés dans plusieurs entreprises minières opérant en République démocratique du Congo.
À l’époque, il avait demandé des éclaircissements sur le nombre exact d’expatriés employés dans les sociétés minières, les écarts de rémunération existant entre expatriés et nationaux à qualifications équivalentes, ainsi que sur la régularité des permis de travail délivrés aux travailleurs étrangers.
Par cette démarche, le député dénonçait déjà des pratiques jugées discriminatoires et plaidait pour une meilleure valorisation des compétences congolaises. Son combat reposait sur un principe simple : garantir l’égalité de traitement et faire respecter les droits de tous les travailleurs, quelles que soient leur nationalité ou leur position dans l’entreprise.
En mai dernier encore, l’élu de la Funa avait déposé une autre interpellation visant certaines pratiques jugées opaques dans la gestion du travail national. Pour de nombreux observateurs, ces initiatives successives traduisent la constance politique d’un parlementaire déterminé à défendre la dignité des travailleurs congolais.

■ Un appui aux réformes engagées par le Président Tshisekedi.
La question d’actualité déposée par Éric Tshikuma intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de moderniser l’Inspection générale du travail. Lors de la 94e réunion ordinaire du Conseil des ministres, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait fait de la réforme de cette institution une priorité stratégique.
Le Chef de l’État avait alors instruit le gouvernement, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa, de renforcer l’autonomie administrative et financière de l’IGT, d’améliorer les conditions de travail des inspecteurs et d’accélérer la modernisation de leurs outils d’intervention.
La réforme prévoit notamment la digitalisation des procédures, la création d’une base nationale des inspections, le développement d’outils numériques de suivi, ainsi que le renforcement de la formation et de la spécialisation des inspecteurs du travail. Elle vise également à harmoniser les pratiques de contrôle et les régimes de sanctions afin de garantir davantage de transparence, de sécurité juridique et d’équité sur l’ensemble du territoire national.
■ Un plaidoyer pour la transparence.
Dans ce contexte, l’initiative du député Éric Tshikuma apparaît comme un mécanisme de contrôle parlementaire susceptible d’accompagner les réformes en cours. En demandant un bilan détaillé des deux dernières années, l’élu de la Funa entend contribuer à l’évaluation de l’efficacité du dispositif de contrôle du travail et à l’identification des éventuelles insuffisances nécessitant des correctifs.
Pour ses partisans, cette démarche illustre la volonté d’un parlementaire de replacer la transparence, la justice sociale et la protection des travailleurs au centre de l’action publique. Pour ses détracteurs, elle constitue surtout un test grandeur nature pour une institution appelée à jouer un rôle de plus en plus déterminant dans l’encadrement du monde du travail en RDC.
Une chose est certaine : en exigeant des comptes sur l’action de l’Inspection générale du travail, Éric Tshikuma relance le débat sur l’effectivité des contrôles, la gestion des sanctions et la capacité de l’État à faire respecter la loi dans les secteurs stratégiques de l’économie nationale. Un débat qui touche directement à la gouvernance, à l’équité sociale et à la crédibilité des institutions publiques.
Jimmy MUKENDI T.







