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Sénégal : Le Conseil constitutionnel invalide la révision de la Constitution

Coup de théâtre institutionnel au Sénégal : le Conseil constitutionnel vient d’invalider la révision de la Constitution adoptée par l’Assemblée nationale. Saisi en urgence par le président Bassirou Diomaye Faye, la haute juridiction lui a donné raison, estimant que la procédure parlementaire était contraire aux dispositions fondamentales de la Loi suprême. Cette décision marque un tournant majeur dans le bras de fer institutionnel. Elle conforte la position du chef de l’État, qui avait dénoncé une tentative de révision jugée précipitée et contestée. L’invalidation renforce son autorité et fragilise les partisans de la réforme, dont certains proches de Ousmane Sonko. ● Enjeux et répercussions. Jimmy MUKENDI T.

Alerte sur la chute du Point Zéro : Justin Bitakwira interpelle l’armée et le gouvernement

La Chute du Point Zéro, symbole stratégique au cœur des affrontements, a provoqué une onde de choc politique et militaire. Dans une déclaration percutante, l’ancien député et figure politique Justin Bitakwira a lancé un appel direct aux autorités militaires et gouvernementales : « Monsieur le ministre de la Défense, Monsieur le chef d’état-major général, quittez vos bureaux climatisés et allez au front. C’est pour cela que vous avez été nommés. Si vous ne voulez pas démissionner, d’autres prendront vos places. » Par ces mots, Bitakwira met en lumière la fracture entre les réalités du terrain et la gestion institutionnelle de la guerre. Son message vise à rappeler aux responsables militaires et politiques leur devoir premier : défendre la nation aux côtés des troupes engagées. Cette sortie intervient dans un contexte où la population kinoise et congolaise exprime une lassitude face aux revers militaires et aux sacrifices imposés. Les observateurs estiment que cette interpellation pourrait raviver le débat sur la responsabilité des élites dans la conduite des opérations et la protection des citoyens. Samuel DZAMA

HRW dénonce « l’usage excessif de la force » le 12 juin à Kinshasa

Human Rights Watch publie un rapport accablant.Jeudi, l’ONG accuse les forces de sécurité congolaises d’avoir réprimé violemment une manifestation de l’opposition. Au Palais du Peuple à Kinshasa, la Coalition Article 64 voulait tenir un sit-in pacifique.Elle protestait contre un projet de loi susceptible de prolonger le mandat du Président Félix Tshisekedi. Selon HRW, la police a dispersé les manifestants avec gaz lacrymogènes et matraques. L’ONG pointe un usage excessif de la force par la police pour empêcher la manifestation.HRW ajoute que les forces de sécurité n’ont pas protégé les manifestants contre des attaques.Ces attaques seraient attribuées à la Force du Progrès, présentée comme un groupe lié au parti présidentiel. La C64 est en première ligne contre le projet de changement constitutionnel.Elle enchaîne les actions : ville morte, sit-in, et marche prévue le 22 juillet.HRW rappelle que le droit de manifester pacifiquement est garanti par la Constitution. L’ONG appelle à une enquête indépendante, à des sanctions contre les responsables et à garantir la liberté de réunion pour tous. En pleine crise, la question des libertés devient centrale.Manifester ne doit pas rimer avec réprimer.Pour l’instant, le gouvernement n’a pas réagi officiellement à ce rapport. Samuel Dzama

RDC-Brazzaville : Cardinal Ambongo reçu par Denis Sassou-N’Guesso

Le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, a été reçu en audience par le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, à la résidence présidentielle du Plateau. Le prélat conduisait une délégation de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO). Cette audience illustre la volonté de renforcer les liens entre l’Église catholique congolaise et les autorités de Brazzaville. Le Cardinal Ambongo, figure morale influente en RDC, a porté la voix de la CENCO dans un contexte marqué par des enjeux politiques et sociaux majeurs. La rencontre s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale et de dialogue interinstitutionnel. Elle témoigne de l’importance des échanges entre les deux rives du fleuve Congo, où les questions de paix, de stabilité et de solidarité restent au cœur des préoccupations. Jimmy MUKENDI T.

Haute Cour militaire : Examen ce jeudi des mémoires de défensedansl’affaire John Numbi, Christian Tshiweweet consorts

Le dossier le plus sensible de l’année revient devant les juges. La Haute Cour Militaire examine ce jeudi les mémoires de défense dans l’affaire qui implique le Général John Numbi, le Général Christian Tshiwewe, et plusieurs autres hauts officiers des FARDC. L’affaire porte sur des faits graves : détention illégale d’armes de guerre, complot, atteinte à la sûreté de l’État.Des accusations lourdes qui secouent la hiérarchie militaire depuis plusieurs mois. Au cœur du dossier : la gestion d’un arsenal militaire et des soupçons de projet de déstabilisation.Les prévenus rejettent toutes les charges. Audience cruciale.Les avocats de la défense vont déposer et plaider leurs mémoires de défense.Objectif : démonter les réquisitions du Ministère Public et demander la relaxe pure et simple de leurs clients. Le Ministère Public, lui, maintient ses charges et réclame des peines exemplaires. Général John Numbi : Ancien Inspecteur Général des FARDC. Figure historique de l’armée.Général Christian Tshiwewe : Ancien Commandant de la Garde Républicaine.Consorts : Plusieurs officiers supérieurs et intermédiaires également poursuivis. Tous sont en détention préventive depuis l’ouverture de l’instruction. Au-delà des individus, c’est l’image de l’armée et la discipline au sein des FARDC qui sont en jeu.Cette audience est suivie de près par l’opinion, les militaires et la classe politique. après l’examen des mémoires et les répliques. Ce jeudi, la Haute Cour Militaire va trancher sur le fond juridique.Justice, discipline et vérité : les 3 mots qui reviennent dans toutes les bouches. Samuel Dzama

CONAPAS : La Mouture ASBL et NVD mobilisent les jeunes entrepreneurs ce 17 juillet

L’espoir entrepreneurial prend corps à Silikin Village, où La Mouture ASBL et Nouvelle Vision du Développement (NVD) unissent leurs forces pour une rencontre d’information capitale sur le Concours National des Plans d’Affaires Simplifiés (CONAPAS).L’événement, placé sous le thème « Accès au financement de 1,3 milliard pour tous jeunes PME », s’inscrit dans la dynamique de la campagne présidentielle Debout Jeunes Congolais, lancée le 30 juin par le Chef de l’État. ● Un financement historique les Jeunes PME et Entrepreneurs. Le Gouvernement de la RDC, avec l’appui de la Banque mondiale et de partenaires internationaux, met à disposition 1,3 milliard de francs congolais pour soutenir les PME et entrepreneurs du pays. Ce fonds, non remboursable, vise à stimuler la création d’entreprises, l’innovation locale et l’emploi des jeunes. Les coachs Jimmy MUKENDI et Kevin LABARE, figures reconnues dans l’entrepreneuriat, animeront cette séance d’échanges pour guider les participants dans la préparation de leurs dossiers, la soumission au concours et la gestion efficace des financements. ● Sensibiliser, accompagner, réussir. Selon les organisateurs, trop peu d’informations circulent sur les modalités du CONAPAS. Cette rencontre vise donc à combler le déficit d’information, à mobiliser les jeunes porteurs de projets et à garantir un accompagnement complet jusqu’à l’obtention des fonds et leur utilisation productive. L’événement se tiendra ce vendredi 17 juillet 2026, de 13h00 à 15h00, à Silikin Village, face à l’ambassade de France.La participation est gratuite, mais sur réservation au +243 89 616 23 02. Une centaine de jeunes entrepreneurs sont attendus pour ce moment de partage, d’inspiration et de lancement vers la réussite. ● Un rendez-vous à ne pas manquer. La Mouture ASBL et NVD rappellent que l’avenir économique du Congo repose sur la jeunesse créative et audacieuse. Ce rendez-vous est une porte ouverte vers le financement, la formation et la transformation des idées en entreprises durables. Samuel Dzama

Handball : Début du 42è championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe

Ça y est. Kinshasa entre dans la danse. Le 42ᵉ Championnat d’Afrique des Clubs Vainqueurs de Coupe de Handball a officiellement démarré ce lundi dans la capitale congolaise. Pendant 10 jours, la ville va vibrer au rythme du ballon et des parades. Pour la première fois depuis plusieurs années, la RDC accueille cette compétition continentale.Lieu : Stade des Martyrs et Gymnase du TAS.Ambiance : drapeaux, chants, et des gradins qui se remplissent déjà. Objectif pour la RDC : montrer qu’elle peut organiser et gagner à domicile. Plus de 15 clubs venus de toute l’Afrique sont en lice, chez les hommes et chez les dames. On retrouve les grands noms : Enjeu : succéder aux champions en titre et décrocher le ticket pour le Mondial des Clubs. Les premiers matchs ont tenu leurs promesses : intensité, vitesse, et public en feu.Les clubs congolais sont attendus. La pression est forte mais le soutien du public de Kinshasa peut faire la différence. Les organisateurs promettent une organisation « à la hauteur » avec retransmission TV et sécurité renforcée. Le 42ᵉ CAN des Vainqueurs de Coupe, c’est plus qu’un tournoi.C’est une vitrine pour Kinshasa et pour le handball congolais. Samuel Dzama

C64 durcit le ton : pas de dialogue sans renoncement au projet de changement de la Constitution

La Coalition Article 64 (C64) vient de poser une ligne rouge : aucun dialogue ne sera possible tant que le pouvoir n’aura pas renoncé à son projet de changement constitutionnel. Dans une déclaration ferme, ses leaders appellent la population congolaise à descendre massivement dans la rue le 22 juillet 2026 pour une marche nationale. La C64 accuse le régime du président Félix Tshisekedi de vouloir imposer une révision constitutionnelle ouvrant la voie à un troisième mandat, ce que le mouvement qualifie de « haute trahison ». Pour ses responsables, seule une mobilisation populaire peut faire barrage à ce projet. La marche du 22 juillet est présentée comme un test de force entre le pouvoir et l’opposition. La C64 invite toutes les forces vives – partis politiques, mouvements citoyens, syndicats et Églises – à se joindre à cette démonstration de résistance. Jimmy MUKENDI T.

Alerte Ebola à Kisangani : deux cas confirmés

L’alerte est donnée : deux cas d’Ebola viennent d’être détectés dans la ville de Kisangani, capitale de la province de la Tshopo. Cette annonce suscite une vive inquiétude au sein de la population et mobilise immédiatement les autorités sanitaires locales et nationales. Selon les informations recueillies, les deux patients ont été isolés et pris en charge dans un centre spécialisé. Les équipes médicales, déjà aguerries par les précédentes vagues de l’épidémie en Ituri et au Nord-Kivu, se déploient pour circonscrire rapidement la propagation. Le ministère de la Santé, en coordination avec l’OMS et les partenaires internationaux, a annoncé le renforcement des mesures de surveillance et de sensibilisation. Des campagnes d’information sont prévues pour rappeler les gestes de prévention et rassurer la population. La détection de ces cas à Kisangani intervient alors que la RDC intensifie ses efforts pour contenir l’épidémie déclarée en mai dernier. Les experts rappellent que la lutte contre Ebola est autant médicale que communicationnelle : informer, mobiliser et unir les citoyens reste une arme décisive pour vaincre la maladie. Jimmy MUKENDI

« La Communication est l’arme invisible qui fait gagner une guerre. » Jimmy Mukendi alerte !

La République Démocratique du Congo vit une guerre invisible mais redoutable : celle de la communication. Invité dans l’émission Congolais Téléma animée par Virginie Lofembe et Yves Abdhala, l’expert en communication numérique Jimmy Mukendi a dressé un constat alarmant : « Les ennemis de la RDC utilisent l’armée redoutable qui est la Communication pour déstabiliser les institutions, diviser les Congolais et exploiter les ressources naturelles et humaines à leur profit. » Une guerre sans tambours ni canons Selon Mukendi, cette guerre ne nécessite aucun ordre de bataille : elle est déjà là, permanente, et chacun doit jouer son rôle pour ne pas la perdre. Dans le cas de la confrontation RDC-Rwanda, les deux pays ont développé des rhétoriques opposées pour convaincre la communauté internationale : Mukendi souligne que toute personne qui adopte l’une ou l’autre théorie sur internet se voit immédiatement cataloguée : « La position de chacun est déjà connue en ligne. » Mobiliser la rhétorique congolaise Le spécialiste appelle les Congolais à adopter et amplifier la rhétorique nationale pour défendre leurs terres : « Nul ne sera à l’abri si l’ennemi prend possession et direction de la RDC. » Pour lui, Congolais Téléma n’est pas une affaire de camp politique mais une mobilisation citoyenne. Avec plus de utilisateurs d’internet en RDC que jamais, Mukendi estime que l’unité du discours peut devenir une arme décisive : « Si le peuple parle le même langage, tout sera en sa faveur. » La guerre médiatique est permanente, mais l’issue dépend de la capacité des Congolais à transformer leur voix numérique en bouclier national. Samuel Dzama