Message à la Nation : Tshisekedi exige une paix juste

À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est adressé à la Nation dans un discours empreint de fermeté et de détermination. Le Chef de l’État a réaffirmé que la sécurisation des populations de l’Est demeure sa priorité absolue. Il a salué le courage et le sacrifice des FARDC, de la police nationale et des résistants Wazalendo, qu’il a qualifiés de véritables défenseurs de la souveraineté nationale. Sur le plan international, Tshisekedi a insisté sur la nécessité que les discussions de Washington, Doha et Montreux se traduisent immédiatement par des actes concrets : Le Président a rejeté tout compromis qui fragiliserait la souveraineté congolaise. Il exige une paix juste, respectueuse de l’intégrité territoriale et des aspirations du peuple congolais. « La paix que nous voulons n’est pas une paix de façade, mais une paix réelle, concrète et durable », a‑t‑il martelé. Jimmy MUKENDI T.
Maire de Tshikapa : »Je n’ai déchiré qu’une feuille de mon carnet… » [Démenti]

Après la polémique suscitée par des images le montrant en train de déchirer un document, le maire de Tshikapa, Maître Faustin Lumuluabu, a tenu à clarifier les faits lors d’un point de presse. Contrairement aux accusations relayées, il affirme n’avoir jamais déchiré une copie de la Constitution de la République Démocratique du Congo. « Je n’ai déchiré qu’une feuille de mon carnet, à titre symbolique, et non la loi fondamentale », a déclaré Lumuluabu devant les journalistes. Selon lui, ce geste visait uniquement à illustrer son rejet de certaines pratiques politiques, sans intention de s’attaquer à la Constitution elle‑même. Cette déclaration intervient après que des vidéos et témoignages ont circulé, laissant croire à un acte de défiance envers la loi suprême. Le maire insiste sur le caractère symbolique de son geste et dénonce une interprétation qu’il juge malveillante. Dans un contexte marqué par les débats autour d’une éventuelle révision constitutionnelle, cette affaire alimente les tensions et les suspicions. Les observateurs s’interrogent sur l’impact de cette polémique sur la crédibilité des institutions locales et sur la perception de la liberté d’expression dans la région. Jimmy MUKENDI T.
Tshikapa : Le maire déchire la Constitution

Scène spectaculaire et controversée ce week‑end : le maire de Tshikapa, Maître Faustin Lumuluabu, a publiquement déchiré la Constitution de la République Démocratique du Congo, sous les applaudissements nourris de la population. Un geste symbolique et provocateur.« Nous avons dit non à l’actuelle Constitution que nous venons d’ailleurs de déchirer », a déclaré Lumuluabu devant une foule acquise à sa cause. Ce geste, présenté comme un acte de rejet de la loi fondamentale, s’inscrit dans un climat politique marqué par les débats autour d’une éventuelle révision constitutionnelle. L’acte du maire soulève de vives interrogations sur le respect des institutions et la portée juridique d’un tel geste. Pour certains, il s’agit d’une provocation politique destinée à galvaniser les partisans du président Félix Tshisekedi. Pour d’autres, c’est une atteinte grave à l’ordre républicain et aux principes de l’État de droit. Alors que les discussions sur la Constitution divisent profondément la classe politique et la société civile, cette scène à Tshikapa illustre la tension croissante entre les institutions et les acteurs locaux. Les observateurs redoutent que de tels actes symboliques ne renforcent la polarisation et n’alimentent les crispations autour du projet de réforme. Jimmy MUKENDI T.
Sénégal : Le Parlement valide la nouvelle Constitution – Cap sur le référendum populaire

Moment historique au Sénégal : l’Assemblée nationale a adopté ce lundi le projet de nouvelle Constitution, ouvrant la voie à son soumission au peuple par référendum. Le texte, fruit de débats intenses entre majorité et opposition, vise à renforcer la séparation des pouvoirs, consolider l’État de droit et moderniser les institutions. Les parlementaires ont validé le projet après des heures de discussions en commission et en plénière, marquant une étape décisive dans le processus de réforme. Le projet sera désormais soumis au référendum national, où les citoyens auront le dernier mot sur l’avenir institutionnel du pays. Ce vote populaire s’annonce comme un moment de vérité, révélateur des aspirations démocratiques et de la volonté collective de refonder le pacte républicain. Jimmy MUKENDI T.
L’opposition défie l’interdiction de manifester, la C64 maintient sa marche du 8 juillet

La tension monte. La décision du ministère de l’Intérieur interdisant les manifestations publiques dans la capitale continue de faire gronder l’opposition. Dimanche 28 juin, la coalition C64 a réagi et durci le ton. La plateforme politique C64 qualifie la mesure d’« anticonstitutionnelle ».Conséquence : elle annonce le maintien de sa marche prévue le mardi 8 juillet prochain à Kinshasa. Pour ses responsables, l’interdiction n’a rien de sécuritaire.« Cette décision serait motivée par des considérations politiques et viserait spécifiquement à empêcher la mobilisation populaire annoncée à Kinshasa », dénoncent-ils. La C64 parle d’une « violation des libertés de manifestation et de réunion » et remet en cause la légalité même de l’arrêté du ministère. Lamuka : « Nul n’est obligé de respecter une décision inconstitutionnelle » Du côté de Lamuka, le ton est encore plus ferme. Prince Epenge, porte-parole de la coalition, estime que l’interdiction porte atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution. « Cette décision viole la Constitution et les libertés des citoyens. Elle est réputée inexistante. Nul n’est obligé de respecter une décision qui viole la Constitution », a-t-il déclaré. Pour l’ensemble de l’opposition, cette interdiction s’inscrit dans une stratégie plus large.Elle accuse les autorités de vouloir « empêcher toute expression publique de contestation » et de restreindre les libertés publiques à quelques mois d’échéances politiques. Le bras de fer est donc lancé entre le ministère de l’Intérieur et l’opposition, à moins d’une semaine de la date annoncée par la C64. Samuel Dzama
Steve Mbikayi soutient l’interdiction de manifester et met en garde l’opposition avant le 8 juillet

Alors que la coalition C64 maintient sa marche prévue le 8 juillet malgré l’interdiction du ministère de l’Intérieur, une voix proche du pouvoir s’est exprimée. L’ancien ministre Steve Mbikayi a apporté son soutien à la mesure du gouvernement contre tout rassemblement public. Dans une sortie publiée ce week-end, Steve Mbikayi appelle directement les militants à ne pas répondre au mot d’ordre de l’opposition. « Quant à ceux qui seraient tentés de participer à la marche illégale du 08 juillet, ils auront en face d’eux non seulement la police, mais aussi la garde présidentielle. Cette dernière a pour mission de défendre le Chef de l’État par tous les moyens.Imaginez la suite », a-t-il déclaré. Un appel à éviter une « démarche suicidaire » Pour l’ancien ministre, participer à cette manifestation exposerait les citoyens à des risques majeurs. Conseil : ne répondez pas à ce mot d’ordre pour éviter non seulement la violation de la Constitution (article 64(2), mais aussi les dégâts collatéraux d’une démarche aussi suicidaire », a-t-il ajouté. Le ministère de l’Intérieur a interdit toute manifestation publique à Kinshasa, une décision dénoncée comme « anticonstitutionnelle » par l’opposition C64 et Lamuka. Prince Epenge, porte-parole de Lamuka, a lui affirmé que « nul n’est obligé de respecter une décision qui viole la Constitution ». Le 8 juillet s’annonce donc sous haute tension entre l’appel au maintien de la marche de l’opposition et la ligne dure affichée par le pouvoir et ses soutiens. Samuel Dzama
66 ans d’indépendance, une classe politique en faillite (Edito)

La République démocratique du Congo commémore aujourd’hui ses 66 ans d’indépendance. Mais derrière les cérémonies officielles et les discours convenus, une réalité brutale s’impose : la médiocrité persistante de la classe politique plonge le pays dans une impasse historique. Depuis 1960, l’indépendance devait incarner l’espoir d’un peuple maître de son destin. Pourtant, les décennies ont été marquées par des régimes autoritaires, des transitions chaotiques et une gouvernance minée par la corruption. La promesse d’un État fort et visionnaire s’est diluée dans les calculs partisans et les luttes de pouvoir. Aujourd’hui, la jeunesse congolaise, majoritaire dans la population, se heurte à un avenir incertain. L’absence de politiques publiques ambitieuses, le chômage endémique et la dégradation des infrastructures nourrissent un sentiment de désillusion. La classe politique, décrite par de nombreux analystes comme “médiocre et sans projet”, peine à incarner une alternative crédible. À l’heure où d’autres nations africaines célèbrent leurs avancées démocratiques et économiques, la RDC reste prisonnière d’un système où les ambitions personnelles étouffent l’intérêt général.Les 66 ansd’indépendance apparaissent moins comme une victoire que comme un rendez‑vous manqué avec l’histoire. Jimmy MUKENDI T.
Passeport retenu : Delly Sesanga empêché de voyager

Un incident majeur a éclaté ce dimanche à l’aéroport international de N’Djili. La Direction générale de migration (DGM) aurait retenu le passeport de l’opposant Delly Sesanga, lui refusant l’embarquement alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Europe pour un suivi médical. Selon le témoignage livré par l’opposant, les agents de la DGM lui ont indiqué qu’il était convoqué à comparaître devant la Cour de cassation. Cette décision, jugée arbitraire par ses proches, soulève de vives interrogations sur le respect des droits fondamentaux et la liberté de circulation des acteurs politiques en République Démocratique du Congo. Delly Sesanga a partagé son récit sur le câble du journaliste Stanis Bujakera, confirmant les circonstances de son empêchement. Ce témoignage a rapidement suscité des réactions dans les milieux politiques et médiatiques, certains dénonçant une instrumentalisation des institutions judiciaires à des fins politiques. L’affaire pourrait prendre une tournure judiciaire et politique importante dans les prochains jours. La convocation devant la Cour de cassation, si elle est confirmée, placerait l’opposant au cœur d’un bras de fer institutionnel, à un moment où le climat politique reste marqué par des tensions autour du respect de la Constitution et des libertés publiques. Jimmy MUKENDI T.
Mondial 2026 : BRIDGE COMPLET – RDC 3-1 Ouzbékistan

ATLANTA – HISTORIQUE. La République démocratique du Congo l’a fait. Victoire 3-1 face à l’Ouzbékistan ce samedi 27 juin 2026 au Mercedes-Benz Stadium. Résultat : la RDC est qualifiée pour les 16es de finale de la Coupe du monde pour la première fois depuis Zaire en 1974. Menés au score, les Léopards ont renversé l’Ouzbékistan en seconde période. 0-1, 32’ | Eldor Shomurodov [Ouzbékistan, AS Roma]Douche froide. L’attaquant romain ouvre le score. Le spectre de 1974 refait surface. 1-1, 68’ [SP] | Yoane Wissa [RDC, Newcastle United]Penalty pour la RDC après une faute sur un Congolais. Wissa trébuche dans son élan… mais reste lucide. Il égalise. Tout Kinshasa explose. 1er but du tournoi pour Wissa. 2-1, 78’ | Fiston Mayele [RDC, Pyramids FC]Le but de la qualification. Sur un service millimétré, Mayele ne tremble pas et donne l’avantage à la RDC. Les 4 points sont en poche. 3-1, 91’ | Yoane Wissa [RDC, Newcastle United]Le doublé. Dans le temps additionnel, Wissa tue le match et offre le +2 de goal-average. Homme du match. Yoane Wissa x2, Fiston Mayele x1.Aucun membre du gouvernement sur la pelouse. Juste des pros qui ont écrit l’histoire. Classement Groupe K final : Règle Mondial 2026 : Les 8 meilleurs 3es sur 12 groupes passent.Avec sa victoire, la RDC prend l’une de ces 8 places. L’Ouzbékistan est éliminé. En 1974, Zaire : 3 défaites, 0 but marqué, 14 encaissés.En 2026, RDC : 1ère victoire, 1ère qualification, 1ers buteurs en Mondial.« Après 52 ans avoir l’opportunité d’effacer la mauvaise image de 1974 est un immense succès », Kabulo Mwana Kabulo. L’Angleterre, vainqueur du Groupe L, attend les Léopards.« Derrière vous, il y aura plus de 100 millions de Congolais », a rappelé le Président Félix Tshisekedi. Desabre l’avait promis : « C’est notre finale pour entrer dans l’histoire ».La finale est jouée. La prochaine commence mercredi. Samuel Dzama
La République honore deux figures d’exception

Ce samedi, le Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, a élevé le Professeur Jean‑Jacques Muyembe Tamfum au grade de Commandeur de l’Ordre national du Léopard et a décoré le Professeur Stanislas Sulu Maseb’a Mwang de la médaille d’or de mérite en Arts, Sciences et Lettres. En remettant ces distinctions, le Chef de l’État a déclaré : « La République honore deux parcours d’exception. Elle honore le savoir, le travail, la rigueur, le dévouement, la transmission et le sens élevé du service public. » Ces décorations traduisent la volonté du pays de valoriser ses élites scientifiques et de rappeler que la recherche et la médecine sont des piliers essentiels du développement national. Elles incarnent aussi un message fort : la République reconnaît et célèbre ceux qui consacrent leur vie au service de la collectivité. Jimmy MUKENDI T.