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La Chine accélère sur la 6G : programme pilote et spectre d’essai validés en mai-juin 2026

Pékin, samedi 6 juin 2026. La Chine vient de franchir deux étapes décisives dans la course mondiale à la 6G. En l’espace d’un mois, le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information a approuvé un spectre d’essai dédié et lancé un programme pilote national. Objectif affiché : consolider son avance technologique et préparer le futur déploiement commercial. Un spectre d’essai 6 GHz débloqué dès maiLe 8 mai 2026, le MIIT a autorisé l’utilisation de la bande des 6 GHz pour les essais 6G. Cette autorisation, accordée au Groupe de promotion IMT-2030, permet de mener des tests dans plusieurs régions pilotes. L’enjeu est technique : valider les scénarios clés et les indicateurs de performance définis par l’Union internationale des télécommunications pour la 6G. Pour Pékin, l’attribution de ce spectre doit accélérer la R&D, la normalisation et l’industrialisation de la future norme. Un programme pilote ministère-provinces lancé le 5 juinLe 5 juin 2026, le MIIT a lancé un programme pilote de coopération entre le ministère et les provinces pour l’innovation et le développement de la 6G. Ce projet vise à apporter un « soutien solide au futur déploiement commercial ». Concrètement, il s’agit de coordonner les efforts des acteurs publics et industriels pour tester la 6G en conditions réelles sur tout le territoire. Les priorités technologiques fixées par PékinLe programme pilote cible trois axes majeurs. D’abord, le développement des technologies de pointe 6G : stations de base, équipements réseau clés, terminaux, puces et systèmes d’exploitation. Ensuite, l’intégration de la 6G avec l’intelligence artificielle, l’Internet par satellite et la détection sans fil. Enfin, la recherche sur des architectures réseau capables de supporter des débits et une latence encore inédits. Des cas d’usage concrets déjà identifiésLes régions pilotes vont explorer des applications 6G adaptées aux spécificités locales. Cinq secteurs sont visés : les communications immersives, la fabrication industrielle, l’économie des vols à basse altitude, l’intelligence incarnée et les opérations maritimes intelligentes. Le MIIT veut ainsi prouver que la 6G ne sera pas qu’un gain de débit, mais un socle pour de nouveaux services industriels et sociétaux. Une stratégie qui s’appuie sur l’avance 5GCette accélération 6G intervient alors que la Chine domine déjà la 5G. Le pays dispose de la plus grande infrastructure réseau 5G au monde, avec des millions de stations de base déployées et une part prépondérante des connexions 5G mondiales. Le Groupe IMT-2030, créé en juin 2019 par le MIIT, capitalise sur cet acquis pour fédérer industrie, universités et recherche autour de la 6G. Prochaines étapes : essais et normalisationLe MIIT a indiqué qu’il suivrait de près les développements et adapterait les plans pilotes en conséquence. Des essais technologiques seront organisés via le Groupe IMT-2030, et les régions pilotes accueilleront en priorité les grandes conférences du secteur 6G. Si le calendrier commercial reste à préciser, Pékin envoie un signal clair : la 6G est une priorité nationale pour garder son leadership dans les télécoms de nouvelle génération. ✍️ Samuel DZAMA

Innoss’B apporte son soutien à Rebo Tshulo

Dans le tumulte judiciaire qui secoue l’artiste congolaise Rebo Tshulo, son collègue et père de son enfant, Innoss’B, a livré des paroles empreintes d’émotion et de solidarité. « Rebo traverse des moments difficiles ces derniers temps, et franchement, force à elle. Le dossier est déjà entre les mains de la justice, donc nous n’avons plus vraiment le droit de trop commenter. De tout cœur, j’espère qu’elle va s’en sortir. Elle n’est pas seulement une artiste de notre pays, elle est aussi la mère de mon enfant. Voir tout cela peut également affecter ma fille ainsi que sa carrière. Beaucoup de courage à elle, et j’espère que tout va bien se passer afin qu’elle puisse reprendre sereinement ses activités. » Ces déclarations d’Innoss’B, figure incontournable de la scène musicale congolaise, résonnent fortement dans l’opinion publique. Elles rappellent que derrière l’image médiatique de Rebo se cache une femme, une mère, dont la situation personnelle et professionnelle est aujourd’hui fragilisée. Alors que la justice militaire poursuit son instruction, les soutiens à Rebo se multiplient. Les observateurs estiment que la prise de parole d’Innoss’B pourrait contribuer à humaniser davantage le débat et à mobiliser une partie de l’opinion autour de l’artiste. Jimmy MUKENDI T.

Henri Magie et les proches de Nangaa derrière les barreaux

Arrestation sèche. Transfert rapide. Silence pesant. Vendredi soir, Henri Magie et plusieurs collaborateurs de Corneille Nangaa ont été cueillis sur instruction de Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23). Les hommes ont été arrêtés sans bruit, mais avec fermeté. Dimanche, le groupe a été conduit à la prison centrale de Nyarugenge, au cœur de Kigali. Les portes se sont refermées. Les motifs restent flous. Les autorités rwandaises n’ont pas communiqué. L’AFC/M23 garde le silence. Le climat est lourd. Les rivalités internes à l’AFC/M23 s’exposent désormais en plein jour. Les proches de Nangaa paient le prix d’une lutte de pouvoir. Les regards se tournent vers Kigali, où la détention soulève des interrogations diplomatiques. ✍️ Jimmy MUKENDI T.

Makutano Talk 2026 : Daniel Mukoko Samba défend l’accord stratégique RDC–USA

Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, signataire au nom du gouvernement congolais de l’accord de partenariat stratégique RDC–USA, a réaffirmé jeudi 4 juin 2026 la pertinence de ce texte conclu avec Washington, représenté par le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Lors d’un échange de haut niveau organisé dans le cadre de Makutano Talk 2026, autour du thème « Quel profit réel pour le secteur privé congolais ? », le patron de l’économie nationale a insisté sur la conformité de l’accord avec la souveraineté juridique de la République démocratique du Congo. Face aux interrogations des participants, Daniel Mukoko Samba a martelé que la législation congolaise demeure la seule référence applicable sur l’ensemble du territoire, y compris pour les investisseurs américains. « La loi sur la sous-traitance, la loi sur le contenu local… elles s’appliqueront aux entreprises américaines comme à toutes les autres », a-t-il déclaré, rejetant toute idée de privilèges particuliers. Répondant aux critiques selon lesquelles le gouvernement aurait « vendu le pays », le ministre a dénoncé une mauvaise lecture du texte. Il s’est réjoui de constater que certaines organisations de la société civile et même des voix de l’opposition ont nuancé leurs positions après avoir pris connaissance du contenu réel de l’accord. Au cœur de la stratégie économique, le corridor de Lobito est présenté comme un levier majeur pour l’évacuation ne corridors de Banana et de Zongo comme prioritaires. Distinction avec les accords régionauxLe ministre a tenu à distinguer les textes signés avec Washington de ceux conclus avec Kigali dans le cadre du processus de paix régional. Selon lui, l’accord d’intégration économique RDC–Rwanda reste conditionné au retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. Le projet hydroélectrique Ruzizi III illustre cette exigence : bien que financé, il ne pourra être réalisé qu’après l’amélioration de la situation sécuritaire. En décembre dernier, plusieurs instruments bilatéraux ont été signés entre la RDC et les États-Unis, dont l’accord de partenariat stratégique et un protocole de coopération sécuritaire. L’administration américaine y voit un engagement commun pour transformer la région des Grands Lacs en un espace de paix et de prospérité. ✍️Jimmy MUKENDI T.

Coalition Article 64 : plainte différée, détermination réaffirmée

La Coalition Article 64 (C64) a annoncé ce mardi qu’elle diffère le dépôt de sa plainte initialement prévu, afin d’y intégrer de nouveaux éléments juridiques et factuels apparus ces derniers jours, ainsi que des pièces supplémentaires récemment recueillies. Selon ses responsables, cette décision vise à consolider le dossier et à garantir que toutes les preuves disponibles soient prises en compte. La C64 entend ainsi donner plus de poids à son action judiciaire et éviter toute précipitation qui pourrait fragiliser son argumentaire. La Coalition réaffirme sa détermination inébranlable à défendre l’ordre constitutionnel et l’État de droit. Elle promet de poursuivre, avec responsabilité, rigueur et fermeté, toutes les démarches nécessaires à l’accomplissement de sa mission, qu’elle présente comme étant dans l’intérêt supérieur de la République. Cette annonce intervient dans un climat marqué par des tensions autour de la révision de la Constitution et des débats sur la légitimité des institutions. La C64, qui s’est déjà illustrée par des actions de mobilisation citoyenne, entend maintenir la pression sur le pouvoir en place tout en privilégiant la voie légale. Jimmy MUKENDI T.

Comme une lettre à la poste : l’Assemblée nationale adopte la loi sur le référendum et transmet au Sénat

Kinshasa, 09 juin 2026. Sans surprise et avec une célérité remarquable, l’Assemblée nationale a adopté ce mardi la loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo. Comme une lettre à la poste, le texte a été immédiatement transmis au Sénat pour la suite du processus législatif. La plénière de la Chambre basse a validé le projet de loi après des débats jugés « techniques » et « consensuels ». Les députés favorables à la réforme ont salué une étape décisive vers la mise en place d’un cadre légal permettant de consulter directement le peuple sur des questions majeures, notamment la révision de la Constitution. Désormais, le texte est entre les mains du Sénat, qui devra l’examiner et se prononcer. Si la Chambre haute l’entérine, la RDC disposera pour la première fois d’une loi spécifique encadrant le recours au référendum, ouvrant la voie à une consultation populaire aux implications politiques et institutionnelles considérables. Cette adoption rapide illustre la volonté des institutions de baliser juridiquement le processus de réforme. Elle intervient dans un contexte où les débats sur la Constitution agitent la classe politique, les mouvements citoyens et même les milieux religieux. Jimmy MUKENDI T.

Human Rights Watch accuse Kigali et l’AFC/M23 de crimes de guerre

Dans un rapport publié ce mercredi, l’ONG Human Rights Watch (HRW) affirme que Kigali et le groupe armé M23 se sont rendus coupables d’actes qualifiés de crimes de guerre dans les camps militaires de Rumangabo et de Tshanzu, au lendemain de la prise de Goma en janvier 2025. Le document détaille des exactions graves commises par les forces rwandaises et leurs alliés, incluant des exécutions sommaires, des violences contre des civils et des abus dans les camps militaires. HRW souligne que ces actes constituent des violations flagrantes du droit international humanitaire. Le rapport ne ménage pas non plus les autorités congolaises. Les FARDC sont pointées du doigt pour leur soutien aux FDLR et à certaines factions Wazalendo, elles-mêmes accusées de violences, de détentions arbitraires et d’extorsions visant les déplacés autour de Goma. HRW appelle la communauté internationale à exiger des comptes et à renforcer les mécanismes de protection dans l’Est de la RDC, où les civils restent pris en étau entre des forces régulières et des groupes armés. Jimmy MUKENDI T.

Mondial 2026 : la Radiotélévision nationale congolaise autorisée à diffuser les matches

Kinshasa, 10 juin 2026 (ACP).- Seule la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) est autorisée à diffuser les matches de la Coupe du monde de la Fifa 2026 en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mardi le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), à l’issue d’une plénière extraordinaire tenue à Kinshasa. «Toute diffusion, retransmission ou captation non autorisée du signal de la RTNC constitue une infraction aux dispositions légales», a déclaré Serge Ndjibu, rapporteur adjoint du CSAC, soulignant que cette mesure vise à protéger les droits exclusifs de diffusion, avant de rappeler que les droits de retransmission des compétitions sportives internationales ne relèvent ni du domaine public ni de la libre circulation. «Les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives et à des poursuites judiciaires», a-t-il précisé. Présidée par le vice-président Bruno Mbolison, cette plénière a également exhorté les professionnels des médias, les organisateurs d’événements publics et les téléspectateurs à respecter ces droits. Le régulateur a assuré que toute infraction serait traitée avec rigueur afin que la Coupe du monde de la Fifa 2026 soit suivie par les Congolais dans le strict respect des droits établis. ACP/R N