Le report de la marche de la Coalition C64 prévue le 22 juillet continue de mettre en lumière les fractures profondes au sein de l’opposition congolaise. Alors que le dialogue national s’impose comme un enjeu majeur, deux blocs se dessinent désormais : les opposants kabilistes et les opposants tshisekedistes, chacun revendiquant sa légitimité et sa stratégie.
■ Alignements divergents.
- Prince Epenge, proche de Martin Fayulu, s’est aligné sur les orientations de la CENCO et de l’ECC, plaidant pour un dialogue structuré et inclusif.
- À l’inverse, Ados Ndombasi, qui avait appelé à la marche lors de la réunion de la C64 chez Jean-Marc Kabund, reste introuvable depuis le report, alimentant les interrogations sur la cohésion interne.
■ Contestations et appels à la dissolution.
L’avocat Laurent Onyemba a lancé un appel clair : « Il est temps de dissoudre la C64. Plusieurs agendas ne peuvent se concilier… ». Pour lui, la coalition n’a plus de raison d’être et doit céder la place à de nouvelles dynamiques.
De son côté, Moïse Katumbi a contesté la décision de report, estimant qu’elle affaiblit la crédibilité de la plateforme.
■ Opposition éclatée sur les réseaux.
Le débat s’est intensifié sur X :
- Seth Kikuni a affirmé que « Sauvons la RDC » est la seule véritable opposition non armée, rappelant le nombre élevé de prisonniers et d’exilés politiques.
- Rodrigue Ramazani, SG d’ENVOL, lui a répondu en dénonçant les « leçons données depuis l’étranger » et en saluant le courage de ceux qui restent sur le terrain malgré la répression.
■ Prises de distance et repositionnements.
L’opposant José Makila a pris ses distances avec la C64, jugeant que le report de la marche traduit une faiblesse stratégique. À ses yeux, le mouvement Sauvons la RDC apparaît désormais comme la principale force d’opposition face au pouvoir.
■ Un paysage politique fragmenté.
Ces divergences révèlent une opposition désunie et fragmentée, où les camps kabilistes et tshisekedistes s’accusent mutuellement de fragiliser la lutte. Alors que les débats autour du dialogue national et des réformes institutionnelles restent brûlants, l’absence d’un front commun risque de réduire l’impact des contestations face au régime de Félix Tshisekedi.
KNB NEWS suivra de près l’évolution de cette crise politique.
Jimmy MUKENDI T.







