L’Ouganda critique les restrictions aériennes imposées par plusieurs pays dont les États-Unis. Ces mesures visent l’Ouganda, la RDC et le Sud-Soudan à cause de l’épidémie d’Ebola. Diana Atwine, secrétaire permanente du ministère de la Santé, parle de restrictions « injustes ». Une réunion a réuni Santé, Aviation civile, ambassadeurs et compagnies aériennes vendredi. Kampala juge ces décisions disproportionnées.
La réponse ougandaise est saluée par les experts santé publique. Sur 19 cas confirmés depuis mi-mai, seulement 2 décès ont été enregistrés. Presque tous les cas étaient des Congolais venus de RDC. Le pays voisin compte 676 cas et 136 décès depuis le 15 mai. Tedros Adhanom Ghebreyesus de l’OMS a félicité la stratégie de Kampala lundi.
Outre les États-Unis, le Canada et les Émirats arabes unis ont fermé leurs frontières. Les voyageurs en provenance d’Ouganda, RDC et Sud-Soudan sont concernés. Diana Atwine estime que ces interdictions générales sapent la confiance. « Elles ne sont pas proportionnelles au risque réel », dit-elle. Kampala plaide pour la vigilance sans stigmatisation.
L’OMS alerte : l’épidémie s’étend à de nouvelles régions de RDC. La souche Bundibugyo, 17e épidémie en RDC, n’a ni vaccin ni traitement spécifique. La maladie se transmet par contact et fluides infectés. Elle a causé plus de 15 000 morts en Afrique en 50 ans. Kampala appelle à la coopération plutôt qu’à l’isolement.
Samuel Dzama







