Plus de 42 000 personnes retournées dans le territoire de Rutshuru perdront l’accès gratuit aux soins de santé dès le 30 juin 2026. L’ONG médicale ALIMA, qui assurait la prise en charge, va mettre fin à ses activités dans la zone.
Dans une note d’information diffusée cette semaine, ALIMA a indiqué que son projet d’appui aux structures sanitaires de Rutshuru prendra fin le 30 juin. L’organisation assurait depuis plusieurs mois la gratuité des consultations, des hospitalisations, de la maternité et la distribution de médicaments pour les populations retournées après les déplacements liés aux conflits.
Au total, plus de 42 000 bénéficiaires sont concernés dans plusieurs aires de santé du territoire, selon l’ONG. Le départ d’ALIMA intervient alors que le système de santé local reste fragile et dépendant de l’aide humanitaire.
Les autorités sanitaires provinciales n’ont pas encore précisé le mécanisme de relais prévu après le retrait. Des acteurs humanitaires sur place craignent une hausse des cas d’abandon des soins et une pression accrue sur les centres de santé publics, déjà en sous-effectif et en rupture de stock.
Rutshuru figure parmi les zones du Nord-Kivu les plus touchées par les déplacements massifs de populations ces dernières années.
Samuel Dzama







