+243 899 760 171

redaction@knbnews.cd

Suivez-nous :

Interpellation de Denise Mukendi Dusauchoy en Tanzanie : entre justice et politique

La journaliste et influenceuse congolaise Denise Mukendi Dusauchoy a été interpellée dimanche 30 août 2026 à Kabanga, localité frontalière de la Tanzanie, avant d’être transférée à Dar es‑Salaam. Selon des sources concordantes, son arrestation s’inscrit dans une procédure visant son extradition vers Kinshasa, où elle est poursuivie pour diffamation et incitation à la haine tribale.

■ Les faits nouveaux.

  • Transfert confirmé : Denise Mukendi se trouve actuellement à Dar es‑Salaam, sous la garde des autorités tanzaniennes.
  • Procédure d’extradition : Kinshasa aurait officiellement saisi la Tanzanie pour obtenir son rapatriement.
  • Opération élargie : son arrestation s’inscrit dans une campagne visant 22 autres personnes accusées d’insultes et de propos diffamatoires en ligne.
  • Réactions en RDC : plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une atteinte à la liberté d’expression, tandis que des proches du pouvoir estiment que ses propos constituaient une menace pour la cohésion nationale.

■ Contexte judiciaire.

Denise Mukendi n’en est pas à sa première confrontation avec la justice. En décembre 2024, elle avait été condamnée à trois ans de prison pour propagation de faux bruits et injures publiques contre l’opposant Jacky Ndala et l’Agence nationale de renseignements (ANR). Bien qu’ayant bénéficié d’une libération conditionnelle, elle avait poursuivi ses activités médiatiques et politiques, notamment à travers son parti Forces des Démocrates pour le Développement (FDD).

■ Une figure controversée.

Connue pour ses prises de position tranchées sur TikTok et autres réseaux sociaux, Denise Mukendi a bâti une large audience en dénonçant les dérives du pouvoir et en s’attaquant frontalement à ses anciens alliés. Ses vidéos, souvent virales, lui ont valu autant de soutiens fervents que de détracteurs acharnés.

Screenshot

■ Enjeux politiques et diplomatiques.

  • Pour Kinshasa : son extradition constituerait un signal fort dans la lutte contre les « dérives numériques » et la régulation des discours publics.
  • Pour la Tanzanie : la gestion de ce dossier sensible pourrait avoir des répercussions diplomatiques, notamment sur les relations bilatérales avec la RDC.
  • Pour l’opinion publique : cette affaire relance le débat sur la frontière entre liberté d’expression et responsabilité des influenceurs dans un contexte politique tendu.

Jimmy MUKENDI T.

Vidéos