L’arrestation de la journaliste Virginie Manganga continue de susciter des réactions au sein de la corporation médiatique congolaise. Le président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) ville de Kinshasa, Jean-Marie Kassamba, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une approche contreproductive dans les relations entre les pouvoirs publics et les professionnels des médias.
Dans une déclaration rendue publique, le responsable de l’UNPC/Kinshasa a exprimé sa préoccupation face à cette affaire qui alimente les débats sur la liberté de la presse en République démocratique du Congo. Pour Jean-Marie Kassamba, les autorités gagneraient davantage à privilégier le dialogue avec les professionnels des médias plutôt que les mesures coercitives.
■ « La presse n’est pas un adversaire »
Réagissant à l’arrestation de Virginie Manganga, Jean-Marie Kassamba a rappelé le rôle fondamental des journalistes dans une société démocratique. Selon lui, toute tentative d’instaurer un bras de fer avec la presse est généralement vouée à l’échec.
« Quand on établit un rapport de force avec la presse, on finit souvent par perdre », a-t-il déclaré.
À travers cette prise de position, le président de l’UNPC/Kinshasa souligne que la presse ne doit pas être perçue comme une ennemie des institutions, mais comme un partenaire essentiel dans la construction de la démocratie, de la transparence et de la bonne gouvernance.
■ Un appel au respect de la liberté de la presse.
Jean-Marie Kassamba a également insisté sur la nécessité de garantir aux journalistes un environnement de travail sécurisé et respectueux des principes consacrés par la Constitution et les instruments internationaux relatifs à la liberté d’expression.
Pour lui, les différends éventuels entre les autorités et les professionnels des médias devraient être réglés dans le cadre des mécanismes légaux existants, en privilégiant le dialogue et le respect des droits de la défense.
Cette réaction intervient alors que plusieurs organisations professionnelles et acteurs de la société civile suivent de près l’évolution du dossier Virginie Manganga, estimant que cette affaire constitue un test important pour le respect de la liberté de la presse et de l’État de droit en RDC.
■ Une affaire qui mobilise la corporation.
Au sein de la communauté journalistique congolaise, l’interpellation de Virginie Manganga a ravivé les préoccupations liées à la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier. Plusieurs voix appellent à une gestion apaisée de la situation afin de préserver le climat de confiance indispensable entre les institutions publiques et les médias.
Pour l’UNPC/Kinshasa, le respect des procédures légales et des droits fondamentaux demeure la voie la plus appropriée pour éviter que ce dossier ne se transforme en un affrontement entre les autorités et la presse.
Alors que l’opinion publique attend la suite de cette affaire, les déclarations de Jean-Marie Kassamba viennent rappeler l’importance du dialogue et du respect des libertés publiques dans une société démocratique, où la presse demeure un acteur incontournable de la vie nationale.
Rédaction KNB NEWS







