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Justice militaire : Rebo Tchulo face à 20 ans de prison et 250.000 USD de dommages

Une audience sous tension
Le procès de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo, prend une tournure décisive devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Jeudi, les avocats de la partie civile, représentant Kasaï Sadisa, ont réclamé une condamnation exemplaire : 20 ans de prison et le paiement de 250.000 USD de dommages et intérêts pour l’infraction d’incitation des militaires.

■ Les arguments de la partie civile.

« M. le président, toutes les conditions étant réunies, nous demandons au tribunal de juger et de condamner la prévenue Rebo, à titre personnel, pour la faute commise en incitant les militaires, au paiement de 250.000 USD, en monnaie ayant cours légal », ont déclaré les avocats de la partie civile. Cette demande illustre la volonté de la partie civile de faire de ce procès un signal fort contre l’impunité.

■ Des militaires également poursuivis.

Aux côtés de l’artiste, treize militaires – dont quatre en fuite – comparaissent pour des faits présumés de torture, extorsion, concussion et violation des consignes militaires. Tous sont accusés d’avoir agi à l’encontre de Kasaï Sadisa, victime au cœur de ce dossier.

■ Un procès à forte portée symbolique.

Au‑delà du cas individuel de Rebo, ce procès interroge la discipline des Forces armées de la RDC (FARDC) et la capacité de la justice militaire à sanctionner les dérives. L’opinion publique, nationale comme internationale, observe attentivement l’issue de cette affaire, qui pourrait devenir un test de crédibilité institutionnelle.

Jimmy MUKENDI T.

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