Kigali, 24 août 2026 – Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi, le président rwandais Paul Kagame a réaffirmé la position de son pays face aux tensions régionales. Selon lui, la présence persistante des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) en République démocratique du Congo demeure la principale source d’instabilité pour Kigali.
“Le problème du Rwanda a toujours été les FDLR au Congo, et si ce problème n’est pas résolu, bien sûr le Rwanda restera impliqué comme partie prenante à ce problème. Il n’y a pas d’autre alternative”, a déclaré le chef de l’État.
- Un rappel des enjeux sécuritaires.
Les FDLR, groupe armé composé en partie d’anciens responsables du génocide de 1994, sont accusés par Kigali de mener des attaques transfrontalières et de menacer la sécurité nationale. Pour Kagame, leur neutralisation est une condition sine qua non à la stabilité régionale.

- Implications régionales.
Cette déclaration intervient dans un contexte de relations tendues entre Kigali et Kinshasa, où les accusations mutuelles de soutien à des groupes armés alimentent la méfiance. Le Rwanda se positionne ainsi comme acteur incontournable du dossier sécuritaire, tout en soulignant qu’il n’existe “aucune alternative” tant que la question des FDLR reste ouverte.
- Une équation diplomatique complexe.
Les propos de Kagame risquent de raviver les débats au sein de la communauté internationale, notamment auprès des États-Unis et de l’Union africaine, qui appellent régulièrement à une coopération sincère entre les deux voisins. La persistance du problème des FDLR illustre la difficulté à transformer les engagements diplomatiques en solutions concrètes.
Jimmy MUKENDI T.







