Le gros du cortège de l’opposition n’a pas réussi à franchir la 10e rue de Limete ce mardi. Selon plusieurs témoins, les Forces du progrès se sont montrées plus redoutables que la police elle‑même, tendant un véritable guet‑apens aux manifestants.
■ Fayulu blessé, témoignages accablants.
« Ils nous ont tendu un guet‑apens. J’ai vu des machettes à quatre mètres de moi », a dénoncé Martin Fayulu, blessé à la jambe lors des affrontements. D’autres témoins évoquent plusieurs blessés supplémentaires et des scènes de panique dans les rangs des militants.
■ Sesanga accuse Police et Forces du progrès.
Dans une déclaration publiée après les incidents, Delly Sesanga a dénoncé un « guet‑apens » tendu par des éléments de la Police nationale congolaise, appuyés par des miliciens des Forces du progrès. Rappelant avoir porté la loi sur le statut de l’opposition en 2007, il a fustigé des « pratiques d’un autre âge » et exigé que toute la lumière soit faite sur les violences du jour.
■ Vers des poursuites nationales et internationales.
« La prochaine étape, c’est de traduire Tshisekedi, son gouvernement et l’Hôtel de ville de Kinshasa devant les tribunaux nationaux et des instances internationales », a déclaré Fayulu, évoquant des blessés et de possibles pertes en vies humaines.
■ Kabund appelle à la mobilisation.
De son côté, Jean‑Marc Kabund a dénoncé une attaque menée « à l’aide de machettes et d’armes blanches » contre un cortège pacifique. « Nous refusons de vivre sous la peur et l’intimidation. Notre peuple est debout et ne reculera pas ! Plus que jamais, restons mobilisés, unis et pacifiques pour faire échec à toute tentative de confiscation de notre démocratie et de notre Constitution », a‑t‑il martelé.
Jimmy MUKENDI T.







