■ Repeupler le capital humain, une urgence nationale
Face aux micros de la RTNC, le ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, a dressé le bilan de son action dans le cadre de l’an 1 du Gouvernement Suminwa II. Son constat est clair : l’inadéquation entre emploi et formation demeure un frein majeur. « La main‑d’œuvre congolaise n’est pas qualifiée », a‑t‑il déploré, appelant à une refondation du capital humain.
■ Un document stratégique : “145 territoires de la formation professionnelle”
Pour la première fois, un document de politique nationale sur dix ans a été élaboré. Il recense les métiers à développer dans les 145 territoires, avec pour objectif de retenir les jeunes dans leurs communautés et de bâtir des centres publics de formation à travers la République.

■ Le défi des mines et la main‑d’œuvre étrangère.
Le secteur minier reste dominé par des travailleurs venus d’Afrique australe et de la Corne de l’Afrique. Pour inverser la tendance, le ministère a inauguré, en partenariat avec la commune de Dilala (Lualaba) et HP, le premier centre public moderne. Des centres privés et ceux des sociétés minières sont désormais agréés et suivis par l’administration.
■ Former les familles des militaires et policiers.
Plus de 7 000 dépendants de militaires et policiers ont été formés. Une priorité dictée par le Chef de l’État afin de soutenir ceux qui défendent l’intégrité territoriale.

■ Entrepreneuriat et insertion des jeunes.
Le centre de Mombele, déjà opérationnel, a permis de former et accompagner près de 800 jeunes dans l’entrepreneuriat. Une nouvelle approche qui combine formation et accompagnement pour favoriser l’insertion professionnelle.
■ Certification et valorisation des acquis de l’expérience.
Le ministère a instauré un système de certification des compétences et de valorisation des acquis. Plus de 22 000 personnes se sont inscrites pour faire reconnaître leurs savoir‑faire auprès de jurys présidés par les employeurs (FEC, ANEP).

■ Académie des métiers portuaires et nouvelles filières.
Au‑delà des centres, des académies et écoles technologiques ont été créées pour intégrer le numérique, l’IA, l’ingénierie, la transition écologique et les métiers verts. À Matadi, une première cohorte de 40 jeunes suit une formation sur les métiers portuaires en partenariat avec MGT.
■ Un ministère en quête de crédibilité.
En un an, Marc Ekila Likombo a posé les bases d’une politique nationale ambitieuse : professionnaliser les métiers, certifier les compétences et bâtir une main‑d’œuvre congolaise capable de répondre aux défis économiques et sociaux.
Jimmy MUKENDI T.







