Le Département d’État américain a annoncé la levée de la suspension des visas d’immigrant imposée en janvier 2026 aux ressortissants de 75 pays. Cette décision fait suite à l’ordonnance de la Cour fédérale dans l’affaire CLINIC et al. c. Rubio et al., entrée en vigueur le 21 août 2026.
■ Contexte de la suspension.
Le 21 janvier 2026, le Département d’État avait suspendu la délivrance de visas d’immigrant pour les ressortissants de pays jugés à haut risque de dépendance aux prestations sociales américaines. Cette mesure concernait notamment des États d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est, dont la RDC, le Nigéria, l’Afghanistan, l’Iran, la Russie ou encore le Brésil.
Le président Donald Trump avait justifié cette politique par la nécessité de garantir que les immigrants soient financièrement autonomes et ne deviennent pas une charge pour la société américaine.
■ Conséquences pratiques.
- Les ressortissants des pays concernés peuvent désormais soumettre leurs demandes et se présenter aux entretiens consulaires.
- Les visas déjà délivrés ne sont pas affectés : aucun document valide n’a été révoqué.
- Les visas touristiques (non‑immigrant) ne sont pas concernés par cette suspension.
■ Exceptions prévues.
- Les binationaux disposant d’un passeport valide d’un pays non listé sont exemptés.
- Les enfants adoptés par des familles américaines peuvent bénéficier d’une exception d’intérêt national, conformément à la proclamation présidentielle 10998.
■ Une politique en révision
Le Département d’État procède actuellement à un examen complet de ses politiques de sélection et de vérification afin de s’assurer que les immigrants issus de pays à haut risque ne deviennent pas dépendants des aides sociales.
Cette évolution illustre la tension permanente entre la volonté de l’administration Trump de renforcer le contrôle migratoire et les limites juridiques fixées par les tribunaux fédéraux.
Jimmy MUKENDI T.







