Une baleine de grande taille a été retrouvée échouée sur le littoral de Muanda, dans la province du Kongo Central. Malgré la mobilisation rapide des éco‑gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), l’animal n’a pas survécu.

Sous la coordination du colonel Dédie, les agents de l’ICCN ont tenté de remettre le cétacé à l’eau. Engins lourds et gestes techniques ont été déployés, mais le poids considérable de l’animal a rendu l’opération particulièrement difficile. La baleine a finalement succombé, laissant place à une gestion délicate de sa carcasse.

À la suite du décès, des experts de l’Office congolais de contrôle (OCC) ont été dépêchés sur le littoral. Leur mission : réaliser une évaluation technique de la carcasse, étape obligatoire avant toute décision sur le traitement des restes. Sur base de ce rapport, l’ICCN prévoit une inhumation dans le respect des normes sanitaires et environnementales, afin de prévenir tout risque pour la population et l’écosystème côtier.

Sur place, certains habitants expriment leur souhait de récupérer la nourriture de l’animal ou d’exploiter certaines parties prisées sur le marché, telles que l’huile et l’estomac. « On veut jeter la nourriture hoo », témoigne un riverain, tandis qu’un autre réagit : « Chez nous, on préfère l’enterrer… Hé ! ».

L’ICCN rappelle que la baleine est une espèce protégée. Sa gestion relève exclusivement de l’État et de ses services techniques. Toute récupération ou commercialisation non autorisée expose à des sanctions. Pour l’heure, l’inhumation reste la seule option retenue par les autorités compétentes.
Jimmy MUKENDI T.







