La succession d’Antonio Guterres, dont le mandat de secrétaire général de l’ONU s’achève le 31 décembre 2026, s’annonce comme l’une des batailles diplomatiques les plus décisives de ces dernières années. Quatre candidats ont été auditionnés par les 193 États membres et diverses ONG : Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall.

Alors que l’organisation fait face à une instabilité mondiale sans précédent – guerres multiples, crise financière sévère – le choix du futur leader est crucial. Le refus persistant des États‑Unis de s’acquitter de leurs contributions accentue la crise budgétaire, laissant l’ONU au bord de l’asphyxie.

Ancienne présidente du Chili et défenseure des droits humains, Michelle Bachelet se positionne comme la candidate la plus audacieuse. « Être rejetée pour mon engagement envers la démocratie, le multilatéralisme et les droits humains serait un honneur », affirme‑t‑elle, assumant ses différends avec Washington.

Rebeca Grynspan, l’experte économique
Ex‑vice‑présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan met en avant son pragmatisme et son expertise financière : « Je connais les rouages financiers et je suis prête à sortir l’ONU de sa crise ». Son expérience dans la gestion de la dette nationale renforce son dossier.

Macky Sall, l’alternative africaine
À 64 ans, l’ancien président sénégalais Macky Sall plaide pour un leadership reliant paix et développement durable. Unique candidat hors Amérique latine, il pourrait incarner une alternative notable dans une course où la tradition favorise les profils latino‑américains.

Maria Fernanda Espinosa, la voix de l’expérience
Ancienne ministre équatorienne des Affaires étrangères, Maria Fernanda Espinosa revendique ses 30 ans d’expérience onusienne : « Je sais ce qui fonctionne au sein de l’ONU et ce qui doit changer ». Elle promet une réforme ambitieuse et pragmatique.
Au‑delà des auditions, c’est le veto des cinq membres permanents du Conseil de sécurité – États‑Unis, Russie, Chine, France et Royaume‑Uni – qui tranchera. Le futur secrétaire général devra naviguer entre ambitions géopolitiques contradictoires et désamorcer l’impasse budgétaire orchestrée par Washington.
Le défi est immense : reconstruire la confiance et remettre l’ONU sur pied dans un contexte de crise structurelle alarmante.
Samuel DZAMA







