Le journaliste congolais Claude Pero Luwara, récemment victime d’une violente agression en Flandre, a tenu ce samedi à Bruxelles un point de presse qui a fait grand bruit. Devant plusieurs confrères et observateurs, il a accusé les autorités belges de vouloir le réduire au silence.
■ « La Belgique me demande d’arrêter le journalisme »
« La Belgique me demande d’arrêter le journalisme. Elle me demande d’arrêter de critiquer Félix Tshisekedi et le gouvernement de Kinshasa (…) si c’était un Belge avec une couleur de peau différente de la mienne, la Belgique allait agir ainsi ? C’est une discrimination et une honte pour la Belgique », a déclaré Pero Luwara, visiblement déterminé à poursuivre son combat malgré les menaces.
■ Une affaire aux résonances politiques et diplomatiques.
Ces propos interviennent dans un contexte tendu où la liberté de la presse et la protection des journalistes sont au cœur des débats. Les accusations de discrimination portées par Luwara soulèvent des interrogations sur l’attitude des autorités belges face aux critiques visant le pouvoir congolais.
Des observateurs estiment que cette affaire pourrait avoir des répercussions sur les relations entre Kinshasa et Bruxelles, déjà marquées par des tensions diplomatiques.
■ Un appel à la solidarité journalistique.
Le journaliste a conclu son intervention en appelant ses confrères et les organisations de défense de la presse à se mobiliser pour dénoncer ce qu’il qualifie de « tentative d’intimidation ». Selon lui, céder à cette pression reviendrait à fragiliser davantage la liberté d’expression en Afrique comme en Europe.
Jimmy MUKENDI T.







