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Polémique autour des propos du Pasteur Jules Mulindwa

Une déclaration du Pasteur Jules Mulindwa fait grand bruit dans les milieux politiques et religieux. Selon lui, si le Président Félix Tshisekedi (Fatshi Béton) décidait de réprimer ou neutraliser des opposants pour préserver l’autorité de l’État, cela ne constituerait pas un péché devant Dieu.

Une interprétation biblique controversée
Pour appuyer ses propos, le pasteur cite Romains 13:4 :
« Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la justice et punir celui qui fait le mal. »

Cette lecture des Écritures, appliquée au contexte politique congolais, suscite de vives réactions.

La déclaration ne laisse personne indifférent. Certains y voient une justification spirituelle de la répression politique, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation de la Bible pour légitimer des pratiques contraires aux principes démocratiques.

Des voix s’élèvent déjà pour rappeler que la mission des leaders religieux est de promouvoir la paix et la réconciliation, et non d’encourager la violence ou l’exclusion.

Cette polémique relance le débat sur la place des interprétations religieuses dans le discours politique en RDC. Elle met en lumière les tensions entre foi, pouvoir et démocratie, dans un pays où les leaders spirituels exercent une influence considérable sur l’opinion publique.

Jimmy MUKENDI T.

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