Le procès de la chanteuse congolaise Déborah Mulanga, alias Rebo Tchulo, se poursuit devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Ce jeudi, de nouveaux témoignages ont jeté une lumière crue sur l’affaire qui passionne l’opinion publique.
Un questions des avocats de la partie civile, le lieutenant Zababu Musafiri, prévenu et chef de la patrouille impliquée dans la torture de Platini Sadisa, a affirmé avoir conduit la victime au domicile de Rebo Tchulo à la demande de la chanteuse.
« Pourquoi l’avoir amené ? Parce qu’il devait dire combien d’objets il avait soutirés du sac de madame Rebo », a‑t‑il déclaré devant la cour.
Interrogé sur la présence de l’artiste lors des sévices infligés à Platini Sadisa, le lieutenant Musafiri a répondu sans détour : « Oui ». Cette affirmation renforce les charges pesant contre Rebo Tchulo, poursuivie pour incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline.
- Témoignage accablant : le lieutenant Musafiri met en cause directement la chanteuse.
- Responsabilité de Rebo : sa présence lors des tortures pourrait peser lourd dans le verdict.
- Opinion publique : l’affaire continue de susciter débats et indignation à Kinshasa et au‑delà.







