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 RDC : bras de fer sur la Constitution, le pays sous tension 

Plusieurs Congolais affichent leur mécontentement face au projet de changement de la constitution. Pour certains, une révision est acceptable. Pour l’opposition, changer la constitution c’est « balkaniser » le pays. Elle pose la question : quels articles empêchent le gouvernement de créer de l’emploi pour les jeunes, donner l’électricité, l’eau, le social et construire des infrastructures dignes ? Pour elle, le problème n’est pas le texte mais son application.

L’opposition a créé la coalition C64 pour bloquer le projet. Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo sont en première ligne. Pour eux, cette constitution « ne peut pas être touchée ni changée ». Leur bouclier : l’article 220 qui verrouille certaines matières. Tout changement est vu comme une menace directe à la stabilité.

Du côté du pouvoir, on défend l’idée d’une nouvelle constitution. Ezéchiel Kabulongo, président de l’ONG/ASBL FEN et membre de l’Union Sacrée, estime que le pays a besoin d’un texte adapté au système géopolitique actuel. Il cite l’article 217 comme exemple d’article « inclus pour nuire à l’État ». Selon lui : « Le président Félix Tshisekedi passera, la constitution restera. Le changement sera profitable au peuple et aux présidents qui viendront après lui. Nous changeons pas cette constitution pour le président Félix tshisekedi nous le changeons pour le peuples. La constitution est une œuvre humaine imparfaite, nous allons la modifier ».

L’ex-président Joseph Kabila a brisé son silence. Il rappelle l’article 64 alinéa 1 : « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui exerce le pouvoir en violation de la Constitution. Il ne s’agit pas seulement d’un droit. Il s’agit d’un devoir patriotique ». Il marque son opposition ferme et appelle à un sursaut national. Le pouvoir réplique : Kabila défend une constitution « taillée sur mesure par lui ». Le référendum se profile comme l’arène finale.

Samuel DZAMA

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