L’ancien président revendique l’héritage d’un Congo stabilisé, réconcilié et économiquement résilient
KINSHASA – L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a réaffirmé sa conviction d’avoir transmis à son successeur, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, un pays dans une situation nettement meilleure que celle qu’il avait trouvée lors de son accession au pouvoir en janvier 2001. À travers une prise de parole axée sur son bilan politique, institutionnel et économique, l’ancien chef de l’État défend l’héritage de ses dix-huit années à la tête du pays et rejette les critiques visant sa gouvernance.
Un pays « mieux que celui hérité en 2001 »
Revenant sur sa première déclaration publique après la fin de son mandat, Joseph Kabila a rappelé qu’il avait déjà établi une comparaison entre la RDC qu’il avait trouvée au début de son pouvoir et celle qu’il a remise lors de l’alternance politique du 24 janvier 2019.
Selon lui, l’héritage laissé à son successeur est « bien meilleur » que celui dont il avait lui-même hérité à l’époque. Une affirmation qu’il fonde sur plusieurs acquis qu’il estime déterminants pour l’avenir du pays.
« J’ai laissé un pays réunifié, pacifié et réconcilié », soutient en substance l’ancien président, convaincu que les efforts engagés durant ses mandats ont permis de restaurer l’unité nationale après des années marquées par les conflits armés et les divisions politiques.
La réunification et la cohésion nationale mises en avant
Joseph Kabila insiste particulièrement sur ce qu’il considère comme l’une de ses principales réalisations : la réunification du territoire national. Arrivé au pouvoir dans un contexte de guerre et de fragmentation de l’espace national, il estime avoir contribué à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et à consolider la cohésion entre les différentes composantes de la nation.
L’ancien chef de l’État décrit également une RDC « reconstituée » et « réconciliée avec elle-même », mettant en avant une population qu’il considère fière de sa diversité culturelle et de son unité nationale retrouvée.
Un héritage institutionnel revendiqué
Sur le plan institutionnel, Joseph Kabila défend la solidité des fondations léguées à la République. Il cite notamment l’adoption d’une Constitution qu’il qualifie de progressiste ainsi que l’existence d’institutions qu’il affirme avoir contribué à renforcer afin de garantir le fonctionnement démocratique de l’État.
À ses yeux, les mécanismes institutionnels mis en place durant son mandat devaient permettre une gouvernance harmonieuse fondée sur la séparation des pouvoirs et le respect des règles constitutionnelles.
La défense d’un bilan économique
Au-delà des questions sécuritaires et politiques, l’ancien président met également en avant les performances économiques enregistrées sous sa gouvernance. Joseph Kabila évoque une économie qu’il décrit comme dynamique et résiliente, capable d’affronter des contextes internationaux difficiles tout en maintenant une trajectoire de croissance.
Il souligne également les efforts consentis pour réduire le poids de la dette publique héritée des régimes précédents, estimant que cet assainissement a permis à la RDC de disposer de davantage de marges de manœuvre pour financer son développement.
Un débat toujours ouvert sur l’héritage de l’ancien régime
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où l’évaluation du bilan des différents régimes demeure un sujet de débat au sein de la classe politique et de l’opinion publique congolaises. Si les partisans de Joseph Kabila saluent la stabilité institutionnelle et les progrès réalisés durant ses dix-huit années au pouvoir, ses détracteurs continuent de pointer des défis persistants liés à la gouvernance, à la sécurité et au développement socio-économique.
En réaffirmant avoir transmis un pays réunifié, pacifié et doté d’institutions fonctionnelles, l’ancien président entend manifestement défendre son héritage politique et rappeler sa lecture de l’histoire récente de la République démocratique du Congo.
KNB NEWS.







