Les récents développements au sein de l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23) semblent renforcer la position défendue depuis plusieurs mois par le président Félix Tshisekedi, selon laquelle l’ancien chef de l’État Joseph Kabila serait désormais au centre de cette plateforme politico-militaire active dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon des informations circulant dans les milieux proches de l’AFC-M23, une nouvelle architecture dirigeante aurait été mise en place, plaçant Joseph Kabila à la tête de la rébellion. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements et des tensions politiques autour de la crise sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa promus vice-présidents
Dans cette nouvelle configuration, Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC, ainsi que Bertrand Bisimwa, figure politique du M23, sont présentés comme vice-présidents de la structure.
Cette réorganisation est perçue par plusieurs observateurs comme une volonté de consolider les différentes composantes de l’alliance en leur donnant une représentation politique et militaire plus affirmée.
Sultani Makenga au cœur du dispositif militaire
Sur le plan opérationnel, Sultani Makenga, chef militaire historique du M23, conserverait la direction de l’état-major général. Il occuperait également les fonctions de vice-président au sein de l’organisation, confirmant ainsi son influence dans les décisions stratégiques et militaires de la rébellion.
Cette double responsabilité traduit le poids considérable du commandement militaire dans la conduite de l’AFC-M23.
Une administration interne mise en place
La nouvelle équipe dirigeante comprend également Freddy Kaniki, annoncé au poste de secrétaire général. Il sera assisté par Benjamin Bonimpa, nommé secrétaire général adjoint.
Ces nominations témoignent de la volonté de l’organisation de se doter d’une administration politique structurée, en parallèle de son dispositif militaire.
Un argument renforcé pour le pouvoir de Kinshasa
Depuis plusieurs mois, le président Félix Tshisekedi affirme publiquement que Joseph Kabila entretient des liens étroits avec l’AFC-M23. Les nouvelles informations relatives à l’organisation de la rébellion viennent alimenter ce discours et pourraient être interprétées par le pouvoir de Kinshasa comme une confirmation de ses accusations.
Si ces changements de leadership se confirment, ils pourraient marquer un tournant majeur dans la crise sécuritaire et politique qui secoue l’Est de la RDC, avec des répercussions importantes sur les efforts de paix, les relations régionales et le débat politique national.
KNB NEWS suivra de près l’évolution de cette situation aux implications majeures pour l’avenir de la République démocratique du Congo.
Jimmy MUKENDI T.







