Le débat sur la révision de la Constitution prend une tournure plus tendue après la sortie médiatique de la CENCO. L’UDPS/ Tshisekedi, par la voix de son secrétaire général Augustin Kabuya, a réagi avec fermeté lors d’un face‑à‑face au siège du parti à Limete.
Kabuya a déclaré que la CENCO n’est pas une institution, mais une ONG qui ne peut imposer sa manière de penser. Il a ajouté :
« Je pensais à l’époque que Nshole était sérieux. La CENCO a le droit de donner son point de vue. Nous aussi, nous en avons le droit. Nous allons changer la Constitution. Oui, qu’ils le veuillent ou pas, nous allons changer cette Constitution. »
Ces propos traduisent une radicalisation du discours de l’UDPS sur le changement de la Loi fondamentale. En s’opposant frontalement à la CENCO, le parti présidentiel affirme sa volonté de mener à terme la réforme constitutionnelle, malgré les réserves exprimées par l’Église catholique.
Cette confrontation illustre la polarisation croissante entre acteurs politiques et religieux autour de la réforme. Elle relance le débat sur la place des institutions religieuses dans la vie publique et sur la légitimité des partis à imposer leur vision dans un contexte de forte agitation politique.
Jimmy MUKENDI T.







