Le pasteur Godet Mpoyi au cours d’un échange avec les journalistes, une déclaration au ton tranchant sur les négociations de Doha et les discours de l’opposition. Selon lui, certains acteurs politiques et rebelles congolais adoptent un lexique importé du Rwanda, notamment l’expression de « causes profondes », qu’il qualifie de concept étranger à la réalité congolaise.
■ Doha et la question du Kivu.
Mpoyi affirme que les pourparlers de Doha traînent en longueur parce que les rebelles exigent une concession territoriale sur le Kivu. Il établit un parallèle direct entre les revendications actuelles du M23 et celles du CNDP, rappelant que ces points figuraient déjà dans l’accord de Lemera.
■ Constitution et influence étrangère.
Citant le sénateur She Okitundu, ancien directeur de cabinet du chef de l’État et ex‑ministre des Affaires étrangères, Mpoyi souligne que la Constitution congolaise aurait transité par Kigali avant d’être adoptée à Kinshasa. Selon lui, cette étape aurait laissé planer des zones d’ombre, notamment sur la confirmation de la superficie exacte de la RDC.
■ Un discours qui interpelle.
Ces propos, mêlant dénonciation politique et rappel historique, relancent le débat sur l’influence régionale dans la gouvernance congolaise et sur la légitimité des revendications rebelles. Ils posent une question centrale : la souveraineté nationale peut‑elle être négociée au prix de concessions territoriales ?
Jimmy MUKENDI T.







