Un peu plus d’un mois après sa déclaration, l’épidémie d’Ebola due à la souche Bundibugyo a déjà fait plus de 200 morts en République démocratique du Congo. C’est le dernier bilan communiqué par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies.
Au total, 875 cas confirmés ont été enregistrés sur le terrain. Le taux de mortalité s’élève à 23%, un chiffre lourd qui confirme la dangerosité de cette souche.
Pour les autorités sanitaires, la plus grande difficulté reste l’identification et le suivi des personnes ayant été en contact avec les malades. Les conflits armés et l’insécurité dans l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu compliquent fortement le travail des équipes de l’Africa CDC, de l’OMS et de leurs partenaires. Sans accès sécurisé, casser la chaîne de transmission devient
presque impossible.
La Croix-Rouge tire la sonnette d’alarme : l’épidémie déclarée le 15 mai 2026 n’a pas encore atteint son pic. Selon leurs projections, il faudra jusqu’à un an pour la maîtriser si la situation sécuritaire ne s’améliore pas. Chaque semaine sans contrôle augmente le risque d’extension.
Autre frein majeur : aucun vaccin ni traitement homologué n’existe contre la souche Bundibugyo. Les soignants ne peuvent appliquer que des soins de soutien et des mesures barrières strictes. La recherche d’un vaccin ciblé devient urgente.
L’épidémie frappe les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Elle a déjà franchi la frontière : l’Ouganda voisin recense 19 cas dont 2 décès. L’Africa CDC appelle à une mobilisation régionale immédiate.
Chiffres clés
- Décès : Plus de 200
- Cas confirmés : 875
- Létalité : 23%
- Zones : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu + Ouganda
L’urgence est sanitaire, mais aussi sécuritaire. Sans paix sur le terrain, l’épidémie risque de durer.
Samuel Dzama







