Signature du Protocole de démilitarisation des FDLR : un tournant stratégique pour la RDC et son partenariat avec les États-Unis

Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, a annoncé ce mardi, lors d’un Spécial Briefing Presse co-animé avec le porte-parole du Gouvernement Patrick Muyaya, la signature d’un Protocole de démilitarisation, démobilisation et cantonnement des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). Qualifiant cette étape de « tournant », le ministre Anzuluni a souligné que ce processus constitue une avancée majeure pour vider les alibis de l’agression rwandaise, mais surtout pour mettre en œuvre le partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis, scellé le 4 décembre 2025 à Washington par les présidents Félix Tshisekedi et Donald Trump. Ce partenariat prévoit notamment d’importants investissements américains en RDC. ■ Un engagement historique des FDLR. Selon le ministre, les FDLR se sont engagés à dissoudre définitivement leur mouvement rebelle, avec un retour volontaire au Rwanda pour certains, ou vers un pays tiers pour d’autres. La sécurisation du rapatriement sera assurée par la communauté internationale, afin de répondre aux inquiétudes des combattants vis-à-vis de Kigali. Un Comité de mise en œuvre sera constitué avec l’appui des partenaires régionaux et internationaux, ainsi que des organisations spécialisées dans la gestion des réfugiés rwandais en RDC. ■ Les zones de présence des FDLR. Floribert Anzuluni a précisé que les FDLR sont localisés dans six zones : cinq au Nord-Kivu et une au Sud-Kivu. Sur ces six zones, cinq sont sous contrôle du Rwanda/AFC-M23, hors de l’autorité de l’armée congolaise. Les FDLR ont exigé que leur cantonnement se fasse dans des zones sécurisées et éloignées de la ligne de front, afin d’éviter toute attaque. ■ Neutralisation et garde-fous. Dans le cadre du CONOPS (concept opérationnel issu des accords de Washington), le Rwanda s’est engagé à retirer ses troupes de la RDC, tandis que Kinshasa s’est engagé à neutraliser les FDLR. Le ministre a insisté sur la mise en place de procédures sérieuses, avec le soutien du PDDRCS et des partenaires internationaux, pour garantir un processus de démobilisation crédible et irréversible. ■ Appel à l’appropriation nationale. En conclusion, Floribert Anzuluni a lancé un appel au peuple congolais à s’approprier ce processus, le considérant comme une étape cruciale pour la souveraineté nationale, le retrait des troupes rwandaises, et l’ouverture vers une nouvelle ère de coopération économique avec les États-Unis. ■ Contexte historique : Les FDLR, groupe armé hutu rwandais, sont issus pour partie des anciens militaires ex-FAR et des miliciens Interahamwe ayant fui au Zaïre (actuelle RDC) après le génocide de 1994 au Rwanda. Certains membres sont impliqués dans ce génocide, tandis que d’autres sont nés ou ont grandi en exil. Jimmy MUKENDI T.
Félix Tshisekedi lance la première édition du Programme national de bourses universitaires “Excellentia RDC”

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagné de la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, a présidé ce mardi au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCPAC) la cérémonie inaugurale du Programme national de bourses universitaires “Excellentia RDC”. Au total, 185 lauréats de l’Examen d’État 2026, issus des 26 provinces de la RDC, ont bénéficié de cette bourse prestigieuse, symbole d’un engagement fort de l’État congolais en faveur de l’éducation et de l’excellence académique. Une jeunesse mise à l’honneurPrenant la parole au nom des boursiers, Mlle Ntela Nsamba Gemima a exprimé sa gratitude envers la Première dame et la Fondation Lona, ainsi qu’au Gouvernement pour l’institutionnalisation du programme : La mise en œuvre du Programme Excellentia RDC repose sur une coopération étroite entre la Fondation Lona et le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (ESURSI). Ensemble, ils organisent le test national, désignent les examinateurs, supervisent les épreuves et assurent le suivi administratif des candidats. Objectifs et visionSelon la ministre Marie-Thérèse Somba, ce programme poursuit plusieurs objectifs : Le Programme Excellentia RDC s’inscrit dans la stratégie nationale visant à investir dans le capital humain et à bâtir une génération de cadres compétents, capables de relever les défis du développement et de porter haut les ambitions de la République démocratique du Congo. Jimmy MUKENDI T.
Elon Musk lance “X Money”, la banque de son réseau social X

San Francisco, 28 juillet 2026 — Le milliardaire américain Elon Musk a annoncé ce mardi le lancement de “X Money”, une nouvelle plateforme bancaire intégrée à son réseau social X. Cette initiative marque une étape décisive dans la stratégie de Musk visant à transformer X en un écosystème numérique complet, combinant communication, divertissement et désormais services financiers. Selon les premières informations, X Money permettra aux utilisateurs d’ouvrir des comptes, d’effectuer des paiements, de transférer de l’argent et de gérer leurs finances directement depuis l’application X. Musk présente ce projet comme une révolution dans la bancarisation numérique, avec l’ambition de concurrencer les géants du secteur fintech et bancaire. Les analystes estiment que cette innovation pourrait bouleverser le marché mondial, en particulier dans les pays où l’accès aux services bancaires reste limité. Toutefois, des interrogations persistent sur la régulation, la sécurité des données et la confiance des utilisateurs face à une telle intégration. Avec X Money, Elon Musk poursuit son objectif de faire de X bien plus qu’un réseau social : une super‑application universelle, à la croisée des médias, de la technologie et de la finance. Jimmy MUKENDI T.
Ouganda déclare officiellement la fin de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo

Le gouvernement ougandais a annoncé ce mardi la fin de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo, après 42 jours de surveillance sans nouveau cas depuis la sortie du dernier patient le 16 juin. Selon le ministère de la Santé, la flambée, déclarée le 15 mai à la suite de cas importés de la République démocratique du Congo, a totalisé 20 cas confirmés : 15 importés et 5 parmi des agents de santé locaux. Le bilan fait état de 18 guérisons et 2 décès. Les autorités saluent l’efficacité de la riposte nationale, tout en appelant à maintenir une vigilance accrue aux frontières. En effet, l’épidémie se poursuit en RDC, où l’Ouganda a déployé deux laboratoires mobiles et deux unités de traitement à Aru et Kasenyi, dans le cadre d’une coopération transfrontalière renforcée. Cette annonce marque une étape importante dans la lutte contre Ebola, mais rappelle également la nécessité d’une coordination régionale pour contenir durablement la menace. Jimmy MUKENDI T.
Nord-Kivu : crash d’un aéronef à Walikale, 2 rescapés et 1 mort

Walikale, 26 juillet 2026 — Un aéronef de la compagnie Tracep Congo Aviation s’est écrasé vendredi 24 juillet dans la zone forestière de Kamaninge, près du village Buruko, en territoire de Walikale, province du Nord-Kivu. Selon les autorités locales, le bilan provisoire fait état d’un mort, le commandant de bord, et de deux rescapés, dont le copilote, évacués vers Bukoro pour une prise en charge médicale. L’appareil, un LET L-410, avait décollé de l’aéroport de Mavivi (Beni) à 12h36 à destination de Shabunda, transportant deux tonnes de marchandises. Quelques minutes après le décollage, l’équipage avait signalé une panne moteur à la tour de contrôle. La tentative de retour sur la piste n’a pas abouti : l’avion s’est disloqué en deux parties après avoir heurté un arbre, sans prendre feu. L’épave a été retrouvée dimanche 26 juillet. Les causes exactes de l’accident ne sont pas encore établies. Une enquête de l’aviation civile est attendue pour déterminer les circonstances et rassurer l’opinion publique ainsi que les familles des victimes. Jimmy MUKENDI T.
Marche signalée à la frontière de Goma : La MONUSCO visée par un mémorandum, attente de confirmation officielle

Des informations circulent depuis ce matin sur les réseaux sociaux faisant état d’une marche organisée par le M23/RDF avec la participation de jeunes venus de Gisenyi. Objectif annoncé : déposer un mémorandum au siège de la MONUSCO à Goma au sujet de la situation dans l’Est de la RDC. Selon les messages relayés, des groupes de jeunes auraient traversé la frontière entre Gisenyi et Goma pour prendre part à cette mobilisation. Les calicots brandis feraient référence à la question de la gouvernance et de l’intégrité territoriale.À l’heure actuelle, aucune confirmation officielle n’a été communiquée par la MONUSCO, les autorités provinciales du Nord-Kivu, ni par le Gouvernement congolais. Cette information intervient dans un contexte de fortes tensions dans l’Est. Le 27 juillet, l’opposant Martin Fayulu a réaffirmé ses « 3 lignes rouges » dont le « Non à la balkanisation de la RDC ».Il rappelle aussi les accords signés entre la RDC et le Rwanda à Washington, et entre la RDC et l’AFC/M23 à Doha en novembre 2025. Face à la circulation rapide de ces informations sur WhatsApp, les autorités appellent à la prudence : À ce stade, il s’agit d’une *information signalée mais non confirmée La rédaction suit l’évolution de la situation et publiera une mise à jour dès réception d’un communiqué officiel. Samuel Dzama
Éclipse solaire du 12 août 2026, la RDC se prépare à une éclipse partielle

Le mercredi 12 août 2026, une éclipse solaire totale traversera l’Atlantique Nord, l’Islande, le Groenland et le nord de l’Espagne. En République démocratique du Congo, le phénomène sera visible sous forme d’éclipse partielle en fin de journée. Contrairement à l’Europe, la RDC ne se trouve pas dans la bande de totalité. Le Soleil sera déjà bas sur l’horizon au moment du pic. En Afrique, le Sénégal observera environ 47,4% d’occultation. Pour la RDC, le pourcentage sera plus faible et variera d’une province à l’autre. À ce jour, aucun communiqué officiel du Gouvernement congolais n’a été publié. Toutefois, les experts recommandent plusieurs mesures de prévention : Le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Enseignement devront alerter sur les risques. Regarder le Soleil à l’œil nu, même pendant une éclipse, peut causer des brûlures rétiniennes irréversibles. Seules les lunettes de protection homologuées norme ISO 12312-2-2015 sont autorisées. Les universités, l’Observatoire de Kinshasa et les clubs d’astronomie pourraient organiser des séances d’observation sécurisée, diffuser des messages dans les médias et proposer des méthodes d’observation indirecte comme la boîte à éclipse. Bien que la RDC ne vive pas la totalité, la Police de circulation devra rester vigilante en fin de journée, car de nombreuses personnes pourraient vouloir observer le phénomène au coucher du Soleil. Les 4 règles d’or pour observer sans danger L’éclipse du 12 août 2026 est un rendez-vous scientifique rare. Même sans totalité, la RDC a l’occasion de vulgariser l’astronomie et de protéger la population. L’information et la prévention restent les meilleures armes pour éviter tout accident. Samuel Dzama
Fally Ipupa au Stade de France : poste retiré, fréquentation rectifiée de 104 000 à 160 000 spectateurs

Le Stade de France a officiellement corrigé les chiffres de fréquentation des concerts de la star congolaise Fally Ipupa. Initialement annoncée à 104 000 spectateurs, l’affluence réelle s’élève désormais à 160 000 spectateurs, confirmant l’ampleur historique de l’événement. Cette rectification place les prestations de Fally Ipupa parmi les plus marquantes jamais enregistrées dans l’enceinte mythique de Saint-Denis. L’artiste, déjà considéré comme l’un des ambassadeurs majeurs de la musique congolaise et africaine, voit ainsi son succès renforcé par des chiffres qui traduisent l’enthousiasme massif du public. Avec cette fréquentation record, Fally Ipupa consolide sa stature de figure incontournable de la scène musicale mondiale. Ses concerts au Stade de France deviennent un symbole de la vitalité culturelle africaine et de son rayonnement au-delà des frontières. Jimmy MUKENDI T.
Bob Kabamba : “Il n’y aura pas d’élections en 2028”

Le politologue et professeur Bob Kabamba a livré une interview exclusive avec le journaliste Pero Luwara. Sa déclaration choc « Il n’y aura pas d’élections en 2028 » résonne comme un avertissement sur l’avenir institutionnel du pays. Kabamba estime que le dialogue initié par le chef de l’État n’est pas un véritable processus démocratique, mais plutôt un instrument de contrôle :« C’est un moyen pour Kinshasa d’arrêter les personnes qu’il ne veut pas voir. » ■ Fin de mandat. Tshisekedi et absence de consolidation du régimeInterrogé sur les motivations derrière la volonté du président Félix Tshisekedi de modifier la Constitution, Bob Kabamba avance une lecture centrée sur la consolidation du régime. Selon lui, le problème fondamental réside dans le fait que le pouvoir actuel n’a pas préparé sa propre continuité politique :« Il n’a pas consolidé son régime. Quand on consolide un régime, c’est pour que, si je ne suis plus président, quelqu’un d’autre puisse continuer à l’être à ma place. Ce n’est pas dans la logique du régime actuel. » ■ Une réforme perçue comme un symptôme. Pour Kabamba, la volonté de modifier la Constitution traduit moins un besoin de réforme institutionnelle qu’une incapacité du régime à organiser une succession politique interne.Ainsi, la réforme apparaît comme le signe d’un pouvoir qui peine à envisager une continuité sans son leader actuel. Si les partisans de cette réforme invoquent la nécessité d’adapter la Constitution aux réalités du pays, des analystes comme Kabamba y voient surtout le symptôme d’un régime fragile, incapable de se projeter au-delà du mandat de son président. Jimmy MUKENDI T.
La première promotion de l’Unité spéciale des FARDC clôture sa formation intensive

Les Forces armées de la République démocratique du Congo poursuivent le renforcement de leurs capacités opérationnelles. Plusieurs unités spéciales et d’élite des FARDC ont terminé ces derniers mois des cycles de formation intensive. A Kindu, la formation militaire des commandos de l’Unité de Réaction Rapide, URR, dispensée par des instructeurs belges, est arrivée à son terme. Elle a porté sur 3 bataillons de commandos, 2 compagnies et un état-major. En Ituri, 180 militaires des unités TIGRE et du Bataillon RECONNAISSANCE ont clôturé le 18 décembre une formation de 4 semaines au combat en milieu de jungle, assurée par des instructeurs brésiliens de la MONUSCO. Plus de 200 autres militaires TIGRE ont également achevé le 5 novembre une formation sur les tactiques de combat et le droit international humanitaire au centre de Diango. Depuis janvier 2025, plus de 1000 militaires FARDC ont bénéficié de formations spécialisées de la MONUSCO. La France et la Belgique appuient également cette montée en puissance. La France forme plus de 700 militaires au combat de jungle à Kisangani. La Belgique encadre depuis 10 ans la 31ème Brigade de réaction rapide des FARDC. Objectif : doter l’armée congolaise d’unités mieux formées pour intervenir dans les zones difficiles d’accès et lutter efficacement contre les groupes armés. Sources : MONUSCO, coopération militaire belgo-congolaise