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Constant Mutamba face à la Cour constitutionnelle : un réquisitoire enflammé contre l’arbitraire

L’ancien ministre de la Justice et figure politique Constant Mutamba s’est présenté ce lundi devant la Cour constitutionnelle, dans une atmosphère tendue marquée par ses déclarations virulentes et son refus de se soumettre à ce qu’il qualifie de « justice arbitraire ». Dès l’ouverture de l’audience, Mutamba a lancé une phrase choc :« Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë comme Socrate. Et je mourrai pour la justice et la vérité. » Très en colère, il a quitté la salle en dénonçant « des systèmes mafieux » qui l’auraient condamné injustement et arrêté illégalement. Un discours de défiance. Points saillants de ses déclarations : Cette comparution illustre une confrontation directe entre Mutamba et les institutions judiciaires, qu’il accuse de servir des intérêts partisans. Ses propos, empreints de défi et de symbolisme, résonnent comme un appel à la résistance contre ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice. La suite de cette affaire sera scrutée de près, tant par les observateurs politiques que par l’opinion publique, dans un contexte où la question de l’indépendance de la justice reste au cœur des débats en République Démocratique du Congo. Jimmy MUKENDI T.

Le Gouvernement annonce la candidature du Prof. Ézéchiel Amani Cirimwami aux fonctions de juge à la CPI

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement désigné le Professeur Ézéchiel Amani Cirimwami en qualité de candidat au poste de juge à la Cour Pénale Internationale. Selon l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome, la candidature de la RDC a été enregistrée pour l’élection des six juges prévue lors de la vingt-cinquième session qui se tiendra du 7 au 17 décembre 2026 au siège des Nations Unies à New York. Le Professeur Ézéchiel Amani Cirimwami est de nationalité congolaise. Il est présenté pour la Liste B, groupe régional États d’Afrique. Titulaire de deux doctorats en droit obtenus à l’Université catholique de Louvain et à la Vrije Universiteit Brussel, il est également ancien étudiant de l’Université Catholique de Bukavu où il a obtenu un master en droit international humanitaire et droits de l’homme. Il intervient comme professeur visiteur à l’UCB et enseigne la procédure devant la Cour internationale de Justice et la Cour pénale internationale. L’Université Catholique de Bukavu et le Centre de recherche en droit international humanitaire et des droits de l’homme, CERDHO/UCB, ont salué cette désignation et exprimé leur reconnaissance au Gouvernement congolais. La période de présentation des candidatures s’est clôturée le 29 mars 2026. Une procédure de diligence raisonnable est en cours jusqu’au 31 mai 2026. Source : Assemblée des États Parties – CPI, UCB Bukavu Samuel Dzama

Pasteur Moïse Mbiye : Pourquoi certains chants chrétiens sont interdits dans son Église

Le pasteur Moïse Mbiye a réaffirmé l’importance de garder une ligne directrice claire dans son ministère. Lors d’une récente prise de parole, il a expliqué les raisons pour lesquelles certains chants ne sont pas autorisés à la Cité Béthel : « Il existe des chansons chrétiennes que nous ne chantons pas dans mon Église. Si un chantre les interprète, il est suspendu. D’ailleurs, je suis même le roi des suspensions ! Pourquoi? Parce que, même lorsqu’un chant est beau, il doit être en accord avec le message que Dieu m’a confié. » Le serviteur de Dieu a salué la rigueur des Églises traditionnelles, qu’il juge plus structurées sur l’identité et la doctrine : « Lorsqu’on y entre, on remarque immédiatement une manière de s’habiller, un répertoire de chants, une identité clairement définie. Elles savent préserver leur vision. » Il a ensuite mis en garde les jeunes ministres contre l’influence des réseaux sociaux : « Aujourd’hui, dans les Églises de réveil, nous sommes parfois trop influençables. Certains se choisissent des pères spirituels qu’ils n’ont jamais rencontrés, simplement parce qu’ils les suivent sur TikTok. Il suffit de regarder quelques vidéos pour vouloir transformer son ministère, au risque de perdre toute ligne directrice. » Et de conclure sur le discernement : « J’ai envie de te suivre, mais en te suivant, je dois savoir ce que ton ministère pourra m’apporter demain. » À travers cette sortie, le pasteur Moïse Mbiye appelle les Églises de réveil à retrouver de la rigueur et de la cohérence. Pour lui, préserver l’identité d’un ministère, c’est refuser de suivre toutes les tendances et de chanter tout ce qui « sonne bien ». L’enjeu est clair : rester fidèle au message reçu de Dieu, même si cela implique des choix impopulaires. Samuel Dzama

Nord-Kivu | Ebola à Butembo : les structures sanitaires privées appelées au respect strict des normes

Face à la menace de résurgence du virus Ebola, les autorités sanitaires de Butembo tirent la sonnette d’alarme et rappellent à l’ordre les structures sanitaires privées de la ville. Au cours d’une réunion d’urgence tenue ce week-end avec les responsables des cliniques et centres de santé privés, la Division Provinciale de la Santé a insisté sur l’application stricte des mesures de prévention : triage systématique des patients, isolement des cas suspects, port des équipements de protection, et notification immédiate aux équipes de riposte. « Toute structure qui ne respecte pas le protocole sera fermée. Nous ne pouvons pas nous permettre un relâchement au moment où la vigilance doit être maximale », a déclaré un responsable de la DPS. Les autorités rappellent que plusieurs épidémies d’Ebola ont démarré dans des formations sanitaires à cause du non-respect des mesures d’hygiène et de la prise en charge inadaptée des premiers cas. La ville de Butembo, épicentre de l’épidémie de 2018-2020, reste une zone à haut risque. La population est appelée à signaler tout cas de fièvre hémorragique et à éviter l’automédication. Avec cet appel, les autorités veulent éviter toute surprise. Le respect des normes dans le secteur privé est jugé crucial pour couper la chaîne de transmission. La riposte repose désormais sur la discipline de chaque structure de santé, publique comme privée. Samuel Dzama

Vodacash et Bisou Bisou Microfinance s’allient pour renforcer l’inclusion financière en RDC

Dans une démarche stratégique visant à élargir l’accès aux services financiers, Vodacash, filiale fintech de Vodacom Congo et opérateur du service M-Pesa, a annoncé un partenariat avec Bisou Bisou Microfinance pour le lancement de la nouvelle version de Lona Pe Defa, une solution digitale d’épargne et de crédit. Cette initiative, présentée lors d’une conférence de presse à l’Hôtel Pullman Kinshasa, illustre la volonté des deux institutions de mettre la technologie au service des particuliers, des entrepreneurs et des petites entreprises, notamment dans le secteur informel. ■ Une solution innovante. Accessible directement depuis un compte M-Pesa, cette offre permet aux utilisateurs de : ■ Déclarations des dirigeants. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie nationale d’inclusion financière portée par la Banque Centrale du Congo, et vise à rapprocher davantage les services financiers des populations encore insuffisamment desservies. En combinant la puissance du réseau M-Pesa et l’expertise de Bisou Bisou Microfinance, cette collaboration marque une étape importante dans la transformation digitale du secteur financier congolais. Jimmy MUKENDI T.

Donald Trump officiellement candidat à la présidentielle américaine de 2028

Le Président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle de 2028, confirmant ainsi son intention de briguer un nouveau mandat à la tête du pays. Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par de nombreux débats sur l’avenir des États-Unis et sur la place de Trump dans le paysage institutionnel américain. Son annonce relance les discussions au sein des partis politiques, des médias et de l’opinion publique, tant sur le plan national qu’international. Les enjeux de cette candidature. Donald Trump, actuel Président des États-Unis, avait déjà marqué l’histoire politique américaine par son retour au pouvoir en 2024. Sa candidature pour 2028 confirme sa volonté de rester un acteur central du jeu politique américain. Jimmy MUKENDI T.

La RDC et Win Win International finalisent un partenariat stratégique pour un centre de référence multidisciplinaire

Le Ministre d’État, Ministre de la Formation Professionnelle, Me Marc EKILA, a reçu dans son cabinet de travail, au 6ᵉ niveau de l’immeuble Kasaï, une importante délégation de Win Win International, en présence des délégués du cabinet du Président de la République. Cette rencontre intervient quelques jours seulement après la mission officielle du Ministre en Afrique du Sud et marque une étape décisive dans la mise en œuvre du partenariat entre la RDC et cette entreprise spécialisée dans la formation professionnelle. Conduite par le Dr Albert ISANZA MPASE, le Dr Billy SELEKANE et Stewart WOOLMINGTON, la délégation est venue réceptionner officiellement le protocole d’accord, désormais scellé par le Ministère. Le partenariat prévoit la construction d’un centre moderne de référence multidisciplinaire en RDC, avec une priorité accordée aux provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, notamment dans le domaine des métiers des Mines. Basée en Afrique du Sud, Win Win International intervient dans plus de 30 pays en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe. Elle développe des programmes sur mesure pour accélérer l’apprentissage et améliorer la rétention des compétences, notamment dans les secteurs des Mines et du Numérique. Du 21 au 24 juin 2026, Me Marc EKILA avait conduit une mission en Afrique du Sud, sur invitation de Win Win Group International. Il y avait visité plusieurs centres de formation de pointe, dont SolTech, l’Université de Johannesburg et l’Académie Cementation. À l’issue de cette mission, Win Win International avait exprimé sa volonté de s’installer en RDC pour y construire une académie de formation de haut niveau. Jimmy MUKENDI T.

Un ancien ministre dénonce un déni de justice et réclame la publicité de ses audiences

Dans une correspondance manuscrite adressée aux responsables politico-judiciaires congolais, un ancien Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, interpelle les autorités sur ce qu’il qualifie de déni de justice et d’acharnement politico-judiciaire à son encontre. Il sollicite la retransmission en direct par la RTNC et d’autres médias de son troisième procès devant la Cour de cassation, afin de permettre au peuple congolais « au nom de qui la justice est rendue » de suivre le déroulement des audiences et de s’assurer de leur bonne administration. L’ancien ministre, accusé de détournement de fonds américains FRIVAO, demande également le libre accès du public aux salles d’audience, conformément à l’article 20 de la Constitution qui stipule que « les audiences des cours et tribunaux sont publiques ». Il dénonce par ailleurs un acharnement politico-judiciaire qu’il attribue à un réseau mafieux qu’il affirme avoir combattu par le passé. Dans le même document, il met en cause le Tribunal de grande instance de Gombe, accusant son greffe pénal d’avoir reçu des instructions pour ne pas enrôler sa citation directe contre un greffier de la Cour de cassation, qu’il accuse de faux en écriture et de fausses déclarations. Selon lui, cet acte aurait porté atteinte à son droit à la défense garanti par l’article 19 de la Constitution, compromettant ainsi le droit à un procès équitable dont tout citoyen devrait bénéficier. Cette lettre, empreinte de gravité et de détermination, s’inscrit dans une démarche de transparence judiciaire et de revendication constitutionnelle. Elle relance le débat sur la publicité des audiences et la confiance du peuple congolais envers ses institutions judiciaires. Jimmy MUKENDI T.

Le procureur général de la CPI, Karim Khan, démis de ses fonctions après des accusations de harcèlement sexuel

La Haye– Le procureur général de la Cour pénale internationale, Karim Khan, a été démis de ses fonctions vendredi 24 juillet 2026, au terme d’un vote des États membres de la CPI. Selon des sources diplomatiques citées par Reuters, 82 États sur 125 ont voté en faveur de sa destitution. Le magistrat britannique de 55 ans était visé par des accusations de harcèlement sexuel et d’« usage abusif de pouvoir ou d’autorité » sur une assistante. La plaignante, qui s’exprimait sous le pseudonyme « Sarah », s’était exprimée publiquement le 17 juillet sur CNN.Karim Khan a toujours démenti les faits. Suspendu depuis le 8 juin 2026 par le Bureau de l’Assemblée des États parties pour « faute grave », il avait déjà quitté temporairement ses fonctions en mai 2025 pour se défendre. En poste depuis juin 2021, Karim Khan s’était illustré en 2024 en obtenant des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et son ex-ministre de la Défense, dans le dossier de la guerre à Gaza. Une décision qui avait valu des sanctions américaines contre la CPI. Avec cette destitution, la CPI entre dans une nouvelle crise institutionnelle. L’Assemblée des 125 États membres devra désormais convoquer une session pour élire un nouveau procureur. Samuel Dzama

Le mariage civil d’Omar Denis Junior Bongo Ondimba réunit plusieurs chefs d’État africains

Libreville, vendredi 24 juillet 2026 – Le mariage civil d’Omar Denis Junior Bongo Ondimba et Julia Otto Mbongo a été célébré ce vendredi à Libreville. La cérémonie a réuni plusieurs chefs d’État africains et de nombreuses personnalités de premier plan. Les festivités se poursuivent dans la soirée dans la capitale gabonaise. Parmi les dirigeants ayant pris part à l’événement figuraient notamment : Cette forte mobilisation de dirigeants de la sous-région témoigne de l’importance accordée à cette union. Omar Denis Junior Bongo Ondimba, fils des regrettés Omar Bongo et Édith Bongo, est aussi le petit-fils de Denis Sassou Nguesso. Ce mariage scelle l’alliance de deux lignées influentes d’Afrique centrale. Après un mariage coutumier célébré à Oyo en août 2025, cette étape civile à Libreville marque un nouveau chapitre pour le couple. Samuel Dzama