RDC : L’ONU investit 473 millions USD dans des projets sociaux en 2025

Les 473 millions USD annoncés par l’ONU pour la RDC en 2025 s’inscrivent dans le Plan de Réponse Humanitaire coordonné par OCHA. C’est le minimum vital pour répondre à la crise, même si les besoins réels sont estimés à plus de 2,1 milliards USD. Il y a donc un énorme gap de financement et l’ONU est obligée de prioriser les interventions les plus urgentes. L’essentiel de cet argent va servir à la sécurité alimentaire avec pour objectif de nourrir des millions de personnes à travers le PAM et la FAO. Une grande partie est aussi dédiée à la santé avec le déploiement de cliniques mobiles, des campagnes de vaccination et la lutte contre le Mpox, Ebola, le choléra et la malnutrition, sous la coordination de l’OMS et de l’UNICEF. Le volet eau, hygiène et assainissement prévoit des forages et des kits d’hygiène pour les camps de déplacés. La protection occupe une place centrale avec la prise en charge des victimes de violences sexuelles, des enfants affectés par les conflits et la lutte contre les recrutements d’enfants soldats. Il y a aussi le volet abris et biens essentiels pour fournir bâches et kits ménagers. Dans l’éducation, l’ONU finance des écoles temporaires dans les zones de conflit. Enfin, une partie est orientée vers la résilience avec la distribution de semences, des projets agricoles et des programmes cash-for-work pour relancer l’économie locale. Géographiquement, plus de 70% des fonds sont concentrés dans l’Est du pays. Le Nord-Kivu est la priorité absolue avec Goma et ses environs qui accueillent plus d’un million de déplacés. Le Sud-Kivu est aussi fortement touché avec des afflux massifs et des épidémies de choléra. En Ituri, les conflits intercommunautaires provoquent famine et déplacements. Le reste des interventions cible le Kasaï, le Tanganyika et le Haut-Katanga pour la malnutrition et le retour des déplacés. Les défis restent énormes. L’accès humanitaire est bloqué par l’insécurité et les routes coupées. Le financement est insuffisant car les bailleurs ne couvrent jamais la totalité du plan. Les épidémies explosent dans les camps surpeuplés. Avec plus de 7,3 millions de déplacés internes, la RDC détient le record mondial. L’objectif de l’ONU n’est pas seulement l’urgence. À travers les projets de résilience, elle veut relancer l’agriculture pour réduire la dépendance à l’aide, créer des emplois rapides pour les jeunes et raccorder les villages à l’eau potable pour casser la chaîne des épidémies. En résumé, ces 473 millions sont un pansement d’urgence. Sans paix durable à l’Est et sans plus de financement, la situation humanitaire risque de se dégrader encore. Samuel Dzama
La FEC évalue l’opportunité d’une révision du Code minier pour sécuriser les investissements

La Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a ouvert des discussions avec le gouvernement autour d’une possible révision du Code minier. L’objectif n’est pas de tout changer, mais d’adapter le cadre pour rendre la RDC plus attractive et rassurer les investisseurs. La FEC explique qu’il faut agir maintenant parce que les entreprises minières se plaignent de l’instabilité fiscale et réglementaire. Elles demandent de la visibilité sur 10 à 15 ans pour pouvoir lancer des projets de plusieurs milliards. Avec la flambée de la demande mondiale en cuivre, cobalt et lithium pour les batteries, la concurrence entre pays producteurs est rude. Si la RDC ne corrige pas certains points, elle risque de perdre des capitaux au profit d’autres destinations. Les points qui fâchent le plus dans le Code de 2018 sont la hausse des redevances, le régime douanier jugé pénalisant et la taxe sur les « super profits » qui s’applique quand les cours des minerais explosent. La FEC ne réclame pas un démantèlement total du Code. Elle propose plutôt de garantir la stabilité fiscale directement dans les conventions minières pour que les règles ne changent pas en cours de route. Elle demande aussi un allègement de certaines taxes considérées comme trop lourdes pour la compétitivité. Autre point important : mieux encadrer le contenu local et la sous-traitance congolaise, afin que les entreprises locales profitent vraiment du boom minier sans que cela devienne un frein. Enfin, la FEC insiste sur la nécessité d’un dialogue permanent entre l’État et le secteur privé avant toute nouvelle réforme, pour éviter les surprises. Du côté du gouvernement, le message est clair. Il se dit ouvert au dialogue avec la FEC, mais rappelle que l’État doit aussi défendre l’intérêt national et maximiser les retombées pour les Congolais. Toute révision devra donc trouver un équilibre : garder la RDC compétitive pour attirer les capitaux, tout en s’assurant que le pays bénéficie pleinement de ses ressources. Pour avancer, une commission mixte Gouvernement-FEC devrait être mise en place prochainement. Elle aura pour mission d’évaluer le Code article par article et de proposer des ajustements concrets. la FEC veut sécuriser et attirer, l’État veut protéger et rentabiliser. La révision du Code minier va se jouer sur ce compromis. Samuel Dzama
Ouganda : vers la fin de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo

Les autorités sanitaires ougandaises s’apprêtent à autoriser la sortie de l’hôpital du dernier patient encore pris en charge pour Ebola. C’est une étape décisive dans la lutte contre le virus et un signal fort que le pays est sur le point de tourner la page. La guérison de ce dernier malade va déclencher le début de la période de surveillance de 42 jours imposée par l’Organisation mondiale de la Santé. C’est le délai standard pour s’assurer qu’il n’y a plus de cas et pour pouvoir déclarer officiellement le pays exempt du virus. Selon le ministère ougandais de la Santé, cette épidémie a été relativement limitée. Le bilan fait état de deux décès et de 17 personnes guéries. Au total 20 cas ont été recensés, avec cinq transmissions locales et quinze cas importés. Tous les cas sont liés à la souche rare de Bundibugyo, moins fréquente que les autres variantes d’Ebola. Pendant ce temps, la situation reste beaucoup plus préoccupante en République démocratique du Congo voisine. Le pays fait face à une épidémie de grande ampleur avec plus de 2 000 cas confirmés et plus de 750 décès enregistrés. Les autorités ougandaises gardent espoir qu’aucune nouvelle infection ne sera signalée pendant la période de surveillance. Si c’est le cas, l’Ouganda pourra déclarer officiellement la fin de l’épidémie et se concentrer sur la prévention pour éviter toute résurgence. un dernier patient à guérir, 42 jours de vigilance, et l’Ouganda espère clôturer rapidement ce foyer d’Ebola Bundibugyo. Samuel Dzama
Mondial 2026 | Argentine 2 – 1 Angleterre : Explosion dans le temps additionnel, l’Albiceleste en finale

Atlanta, Mercedes-Benz Stadium – L’Argentine a écrit une nouvelle page de son histoire. Dans un match longtemps verrouillé, l’Albiceleste a renversé l’Angleterre 2-1 grâce à un Lionel Messi impérial, offrant à son pays une place en finale de la Coupe du Monde 2026. Pendant plus de 80 minutes, les deux sélections se sont neutralisées. Intensité physique, rigueur tactique, peu d’occasions franches. L’Angleterre, réaliste, ouvre le score à la 59e minute par Anthony Gordon et croit tenir son billet pour la finale. Mais l’Argentine refuse de céder. Les buts décisifs Le facteur MessiÀ 38 ans, Lionel Messi a encore prouvé qu’il est le maître des grands rendez-vous. Deux passes décisives en sept minutes, une influence totale sur le jeu, et une capacité à transcender ses coéquipiers. Patron, leader, décisif. La finale attendue Dimanche 19 juillet 2026 – MetLife Stadium, New Jersey Score final : Angleterre 1 – 2 ArgentineButeurs : Gordon (59’) ; Fernandez (85’), Martinez (90+2’)Passeurs : Messi (x2) L’histoire s’écrira dimanche, dans une finale qui promet d’entrer dans la légende. Samuel Dzama
Tshisekedi trace la voie hydrique à N’Djamena

Intervenant à l’ouverture du Forum africain de l’eau, le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a livré une vision stratégique articulée autour de cinq orientations majeures pour relever les défis de la gestion des ressources hydriques sur le continent. Le Chef de l’État a proposé : Appelant à une mobilisation des ressources publiques, privées et internationales, Tshisekedi a plaidé pour que l’eau devienne un vecteur d’industrialisation :« Nous devons développer sur notre continent la production de tuyaux, de pompes, de compteurs, d’équipements de traitement, de systèmes d’irrigation et de solutions numériques », a-t-il martelé. Présentant l’immense potentiel hydrique de la RDC, le Président a fixé des objectifs clairs : Le Président hôte, Maréchal Idriss Déby Itno, a lancé les assises en appelant à bâtir « une Afrique qui reprend en main la maîtrise de son destin hydrique, transforme ses contraintes en opportunités et construit un avenir de résilience et de prospérité partagée ». Jimmy MUKENDI T.
N’Djamena : Tshisekedi au Forum africain de l’eau

À l’invitation de son homologue tchadien, le Président Mahamat Idriss Déby Itno, le Chef de l’État congolais Félix-Antoine Tshisekedi est arrivé ce mercredi à N’Djamena pour prendre part au Forum africain de l’eau, prévu du 15 au 16 juillet. Cette rencontre continentale est consacrée à la mobilisation d’actions concrètes visant à développer les infrastructures hydrauliques et améliorer l’accès à l’eau potable pour les populations africaines. La RDC, dotée d’un immense potentiel hydrique, y portera une voix forte dans la recherche de solutions durables face aux défis du changement climatique et de la sécurité hydrique. Au-delà du Forum, ce déplacement traduit la volonté de Kinshasa et de N’Djamena de consolider leur coopération bilatérale. Un tête-à-tête présidentiel est prévu entre Félix Tshisekedi et Mahamat Déby après l’ouverture des travaux, pour approfondir les relations entre les deux pays. Le Chef de l’État est accompagné du ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi, ainsi que du Directeur général de la Regideso, témoignant de l’importance stratégique de cette rencontre pour la RDC. Jimmy MUKENDI T.
Ultimatum expiré : Kigali défie Washington et compromet la paix dans l’Est de la RDC

L’ultimatum fixé par le président américain Donald Trump au Rwanda est arrivé à échéance ce mercredi. Malgré les injonctions de Washington, Kigali et ses supplétifs du M23 refusent de retirer leurs troupes de l’Est de la République démocratique du Congo, mettant en péril les engagements pris dans le cadre des accords de Washington. En maintenant ses forces sur le territoire congolais, le Rwanda défie non seulement les États-Unis mais aussi la communauté internationale. Les sanctions déjà imposées n’ont pas suffi à infléchir la position de Kigali. L’heure est désormais à la clarification : qui respecte les engagements de paix et qui choisit de les ignorer. Le président Trump avait ouvert une voie crédible vers la désescalade, en offrant une opportunité de retrait ordonné des troupes rwandaises. Le refus de Kigali montre clairement qui privilégie la prolongation de la crise plutôt que la consolidation de la paix. La communauté internationale est désormais appelée à tirer toutes les conséquences de ce refus. Les observateurs estiment que le maintien des forces rwandaises et de leurs supplétifs constitue une violation flagrante des engagements pris, et identifie sans ambiguïté les acteurs qui entravent la paix dans la région. Jimmy MUKENDI T.
États-Unis frappent l’Iran et prennent le contrôle du détroit d’Ormuz

Moyen-Orient – La tension explose à nouveau entre Téhéran et Washington. La trêve n’aura été que de courte durée. Les attaques ont repris des deux côtés. Côté Iran :Téhéran a visé des pays du Golfe alliés des États-Unis. Le Koweït et la Jordanie disent avoir intercepté des drones et des missiles en provenance d’Iran. Les Gardiens de la révolution affirment que le détroit d’Ormuz restera fermé « jusqu’à ce que les États-Unis mettent fin à leur agression ». Ils menacent aussi d’autres voies d’exportation de pétrole sans préciser lesquelles. Côté États-Unis :Le Centcom a mené une nouvelle vague de frappes contre des dizaines de cibles militaires en Iran. Objectif : affaiblir la capacité de Téhéran à menacer la navigation et les équipages civils dans le détroit d’Ormuz. Donald Trumpprévient qu’il étendra les frappes la semaine prochaine contre les centrales électriques et les ponts si l’Iran ne signe pas d’accord. Un nouveau blocus américain des ports iraniens est entré en vigueur mardi à 20h00 GMT. Aucun navire ne peut plus transiter vers et depuis les côtes iraniennes. Côté Israël:Impliqué depuis le début, Benjamin Netanyahu promet de riposter avec force si l’Iran lance une nouvelle attaque contre Israël.L’Iran frappe les alliés US dans le Golfe et ferme Ormuz. Les USA répliquent et bloquent les ports iraniens.Israël menace.Le risque : un embrasement régional et un choc sur le pétrole. Samuel Dzama
Riposte en danger : Grève menacée et épidémie sous-estimée

Ituri, Nord-Kivu – Alerte sur deux fronts : sanitaire et social. Les professionnels de santé qui luttent contre Ebola en RDC menacent de faire grève à cause de salaires impayés depuis le 15 mai. En même temps, l’OMS a averti mardi que l’ampleur réelle de l’épidémie pourrait être 2 à 4 fois supérieure aux chiffres officiels. Selon le dernier bilan officiel : Mais pour l’OMS, dirigée par Chikwe Ihekweazu, les modélisations montrent que le nombre de cas pourrait être beaucoup plus élevé. L’épidémie aurait même débuté plusieurs mois avant d’être détectée. La souche en cause : « Bundibugyo ». Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique pour le moment. Un essai clinique sur 2 traitements est en cours. L’épidémie s’est propagée dans 5 provinces de l’est : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo et Haut-Uele. L’Ituri est frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda où 20 cas et 2 décès ont été signalés. Au 12 juillet, 727 patients étaient pris en charge dans les centres de traitement. Au centre de traitement de Rwampara en Ituri, zone la plus touchée, les agents ont brûlé des pneus et bloqué l’accès lundi. « Nous soignons des patients atteints d’Ebola sans être payés depuis le 15 mai. Nous continuons parce que c’est notre serment, mais nous travaillons dans des conditions très difficiles », a déclaré le Dr Pascal Bahoya à l’AFP. Ultimatum lancé : 48h pour payer salaires et primes, sinon grève générale sans service minimum. Le ministre de la Santé Samuel Roger Kamba, en visite jeudi en Ituri, a reconnu des « retards de paiement » et promis de régler le « problème d’organisation ». L’est de la RDC est en conflit depuis 30 ans. Des déplacés vivent dans des camps sans eau potable ni installations sanitaires. Terrain idéal pour la propagation d’Ebola. La communauté internationale a débloqué 1,5 milliard de dollars pour la riposte, mais le système de santé congolais souffre d’un sous-financement chronique. Des soignants impayés prêts à arrêter.Une épidémie probablement 4 fois plus grande que les chiffres.Un virus sans vaccin qui se propage dans une zone en guerre. Si la grève part, la riposte risque de s’effondrer. Samuel Dzama
Le Questeur du Sénat honore Doudou Mukuna

Le Questeur du Sénat, l’Honorable Taupin Kabongo Mukengeshayi, a reçu en audience le combattant Doudou Mukuna, membre fidèle de l’UDPS/Tshisekedi. Au cours de cette rencontre, Doudou Mukuna a été honoré pour sa constance, sa fidélité et son engagement indéfectible en faveur du parti présidentiel ainsi que de la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Touché par l’état de santé du combattant, le Questeur du Sénat s’est engagé à assurer sa prise en charge médicale dès ce mercredi 15 juillet 2026 à l’Hôpital HJ. Cet acte de solidarité traduit la volonté des institutions de reconnaître et d’accompagner les militants qui, par leur engagement, contribuent à la consolidation de la vision présidentielle et à la vitalité du parti. Jimmy MUKENDI T.