Népal / Chine : 180 morts et 579 touristes portés disparus après des crues dévastatrices
Katmandou, 27 août 2026 – Le bilan humain s’est alourdi, ce jeudi 27 août, au lendemain des crues dévastatrices à la frontière entre le Népal et la Chine. Les autorités locales ont recensé 180 morts et indiquent que 579 touristes sont toujours portés disparus, dont 393 ressortissants étrangers. Parmi eux figurent notamment 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens, a détaillé le bureau népalais du tourisme. Quatre Français sont également portés disparus dans le drame. Les secours restent mobilisés malgré des conditions d’accès rendues très difficiles par les intempéries. Samuel Dzama
CPI : La Présidente Tomoko Akane défend son organisation face aux sanctions américaines

La Présidente de la Cour Pénale Internationale (CPI), Tomoko Akane, a rejeté mercredi les accusations formulées par les États-Unis à son encontre, après l’imposition de sanctions américaines visant sa personne et plusieurs hauts responsables de la juridiction. Le Département d’État américain a annoncé mardi des sanctions contre Tomoko Akane, de nationalité japonaise, ainsi que contre le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye, Premier Substitut du Procureur de la CPI. Elles prévoient notamment le gel de leurs avoirs présents aux États-Unis ou transitant par le système financier américain. « Il n’y a tout simplement aucun fondement » aux accusations américaines, a déclaré Tomoko Akane, rejetant notamment l’idée que la CPI serait une organisation politique corrompue ou qu’elle aurait abusé du droit international pour porter atteinte à la souveraineté des États. L’administration du Président américain Donald Trump a désormais imposé des sanctions à neuf des dix-huit juges de la CPI, ainsi qu’à deux procureurs adjoints, à l’ancien Procureur Général de la Cour et à un autre membre du bureau du procureur, selon la juridiction. Washington reproche à la CPI d’outrepasser son mandat en enquêtant sur des responsables politiques et militaires de pays qui ne sont pas membres de la Cour, notamment les États-Unis et Israël. La Présidente de la CPI a toutefois assuré qu’elle n’avait « absolument aucune raison » d’être sanctionnée, estimant que les mesures américaines s’inscrivaient dans une campagne de pression plus large contre la juridiction. Tomoko Akane a appelé le Japon à intervenir auprès de son allié américain afin d’empêcher une nouvelle aggravation des tensions. Elle a également exhorté Tokyo à travailler avec les autres États membres de la CPI pour qu’ils ne cèdent pas aux pressions américaines visant à les pousser à quitter la Cour. La Présidente de la CPI rappelle ainsi l’importance de préserver l’indépendance de la juridiction face aux pressions politiques. Samuel Dzama
Dialogue national divise : Nathan Iya de la FEN recadre Martin Fayulu sur Kabila et Nangaa

Kinshasa, 26 août 2026 – La proposition de l’opposant Martin Fayulu d’inclure l’ex-Président Joseph Kabila et Corneille Nangaa au futur dialogue national fait réagir la jeunesse de la majorité. Le Vice-président de la Jeunesse de l’ASBL Fatshi Émergence Nationale (FEN), Nathan Iya, est monté au créneau pour condamner fermement ces propos. Pour lui, il est inconcevable d’imposer la présence de ces deux personnalités à la table des discussions. « Nous pouvons parler du dialogue sans Kabila et Nangaa. Ils sont au cœur de cette crise. Ce n’est pas à Martin Fayulu de poser des conditions sur qui doit participer au dialogue », a-t-il déclaré. Nathan Iya est catégorique : « Ces personnes citées ont choisi de tuer leurs propres frères et sœurs congolais en complicité avec l’AFC/M23 dirigé par Corneille Nangaa et le Rwanda de Paul Kagame. Pouvons-nous dialoguer ? Oui, mais pas avec ce genre de personnes. » Le Vice-président de la jeunesse de la FEN estime que si l’opposition veut réellement le dialogue, elle doit venir apporter sa pierre à l’édifice pour l’intérêt du pays, et non pour un partage de postes. « Que ce dialogue serve le pays. Pas de venir pour une distribution de postes. Nous avons assez vu ce genre de dialogues dans ce pays, ils n’ont rien apporté. » Dans un message fort adressé à la jeunesse congolaise, Nathan Iya appelle à la vigilance : « La jeunesse ne doit plus être utilisée comme une marchandise. Lors de la dernière marche de l’opposition, plusieurs jeunes ont laissé leur vie. Pourquoi ces opposants n’utilisent-ils pas leurs propres enfants dans les marches ? Leurs enfants sont à l’étranger. Pourquoi sacrifier notre jeunesse ? J’appelle la jeunesse à être vigilante. » Un message qui relance le débat sur le format et les participants du dialogue national tant attendu. Samuel Dzama
L’UCP TRANSFORME met en garde contre les détournements des subventions destinées aux femmes micro‑entrepreneures

Le Ministère de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, à travers le Projet TRANSFORME, a publié un communiqué officiel dénonçant les pressions, manœuvres et tentatives d’appropriation des subventions et équipements octroyés aux femmes micro‑entrepreneures.Ce document, signé par le Coordonnateur national Alexis Mamba Ngongo, rappelle que toute aide financière ou matérielle du projet est strictement réservée à l’activité économique de la bénéficiaire et ne peut faire l’objet d’un partage, d’une commission ou d’une cession forcée. ■ Une mise en garde ferme. Le communiqué souligne que certaines bénéficiaires auraient subi des sollicitations indues visant à obtenir une part de leurs fonds ou équipements. Ces pratiques, jugées contraires aux objectifs du programme, fragilisent l’autonomisation économique des femmes et violent les règles de transparence du projet.L’UCP TRANSFORME interdit formellement toute intimidation, menace, rétention d’information ou demande de commission, et prévient que les auteurs s’exposent à des sanctions administratives, disciplinaires et judiciaires. ■ Appel à la vigilance et à la dénonciation. Les bénéficiaires sont invitées à garder le contrôle de leurs fonds et documents, à refuser toute pression ou partage imposé, et à signaler immédiatement toute tentative de détournement.Un canal officiel est mis à disposition pour les plaintes : plaintes@transforme.cd, ainsi que les services administratifs et judiciaires compétents.Le projet garantit la confidentialité et la protection des alertes, interdisant toute forme de représailles contre les personnes qui dénoncent de bonne foi. ■ Responsabilité collective. L’UCP TRANSFORME appelle les structures d’accompagnement et les autorités locales à relayer cette communication et à veiller à la sécurisation des appuis reçus.Le programme réaffirme sa détermination à protéger les femmes micro‑entrepreneures, à prévenir tout conflit d’intérêt et à sanctionner toute tentative de détournement ou d’appropriation abusive. Fait à Kinshasa, le 26 août 2026Alexis Mamba Ngongo, Coordonnateur national de l’UCP TRANSFORME Jimmy MUKENDI T.
Rebo condamnée : 12 mois avec sursis, liberté retrouvée, pas d’amande

Le Tribunal militaire de Kinshasa/Ngaliema a rendu ce jeudi son verdict dans le procès très médiatisé de la chanteuse congolaise Rebo Tchulo. L’artiste a été condamnée à 12 mois de servitude pénale avec sursis, sans amende à payer. ■ Une condamnation clémente. Cette décision judiciaire permet à Rebo Tchulo de recouvrer immédiatement sa liberté de mouvement. Elle peut désormais reprendre ses activités artistiques et professionnelles, après plusieurs mois de procédure marqués par des audiences tendues et des reports successifs. ■ Une carrière sous pression. L’affaire avait suscité un vif débat dans l’opinion publique, entre défense de la liberté d’expression et rappel strict de la discipline militaire. La condamnation avec sursis apparaît comme un compromis : une sanction inscrite au casier judiciaire, mais sans privation de liberté effective. ■ Les enjeux médiatiques et sociaux. Jimmy MUKENDI T.
Reno Tshulo et Platini Sadisa absents lors du verdict au tribunal militaire

Kinshasa, 27 août 2026 – Le tribunal militaire de Ngaliema, dans l’ouest de la capitale congolaise, a entamé ce jeudi la lecture du jugement de 43 pages dans l’affaire opposant le parquet militaire à la chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka, plus connue sous son nom de scène Rebo Tchulo. ■ Un verdict attendu. Selon l’Agence Congolaise de Presse (ACP), la chanteuse ainsi que la partie civile, représentée par Platini Sadisa, étaient absentes de l’audience. Les deux protagonistes ont choisi de se faire représenter par leurs avocats respectifs, laissant aux conseils la responsabilité de défendre leurs positions devant les juges militaires. ■ Un procès sous tension. L’affaire, qui a suscité une forte médiatisation, met en lumière les rapports complexes entre le monde artistique et les institutions judiciaires en RDC. La lecture du jugement, particulièrement volumineux, témoigne de la gravité des accusations et de la volonté du tribunal de détailler chaque élément du dossier. ■ Une suite à surveiller L’absence des principaux concernés lors de ce moment décisif soulève des interrogations sur la portée symbolique de ce procès. Les observateurs attendent de voir si ce verdict marquera un tournant dans la manière dont les litiges impliquant des personnalités publiques sont traités par la justice militaire congolaise. Jimmy MUKENDI T.
Innovation étouffée par la taxe numérique : le diagnostic sévère du Professeur Kodjo Ndukuma

L’Arrêté interministériel signé le 20 juillet 2026 par les ministères du Numérique et des Finances s’attire les foudres des experts sectoriels. Présenté comme le texte d’application clé du Code du numérique en République Démocratique du Congo, ce document est aujourd’hui accusé de privilégier une logique de captage de rente fiscale au détriment de l’innovation, de la protection des usagers et de la sécurité juridique des entreprises.Dans une note critique fouillée dont KNB NEWS a pris connaissance, de l’analyse juridique et économique du Profeseur Kodjo Djukuma, texte qui révèle des failles systémiques majeures qui pourraient freiner brutalement l’élan de l’écosystème tech congolais. SYNTHÈSE – NOTE CRITIQUE DE L’ARRÊTÉ INTERMINISTÉRIEL n°015/CAB/MIN/EN/AKIM/MLNS/EME/ALM/2006 et n°CAB/MIN/FINANCES/2026/096 du 20 juillet 2026 SYNTHÈSE – NOTE CRITIQUE DE L’ARRÊTÉ INTERMINISTÉRIEL n°015/CAB/MIN/EN/AKIM/MLNS/EME/ALM/2006 et n°CAB/MIN/FINANCES/2026/096 du 20 juillet 2026 Notre Note critique considère que l’Arrêté interministériel, présenté comme texte d’application du Code du numérique, privilégie une logique essentiellement fiscale au détriment de la régulation, de l’organisation du secteur et de la protection des usagers. Son visa se concentre sur les dispositions fiscales des articles 383 à 385 de l’ordonnance-loi n°23/010, sans mettre au premier plan les articles 15 à 18 dudit Code, relatifs aux régimes d’autorisation et de déclaration. Il y a manifestement visée des « royalties », de captage de rente, ne tenant pas compte d’une réglementation en osmose avec les bases du numérique : ● modèle économique basé sur la gratuité d’accès aux produits numériques ● effet de réseau et la longue traine autour d’essentialité de la masse des internautes dont le consensus distribué fait le top ou le flop d’un produit sur Internet ; ● marché biface ou à deux versants faisant que ceux qui consomment les produits numériques ne sont pas ceux qui les financent ; ● incitatifs à l’innovation en la débridant de toutes charges fiscales pour des objectifs supérieurs d’inclusion numérique, d’inclusion financière, de lutter contre l’illectronisme, d’informatisation des services publics ; ● encouragement et encadrement de l’éclosion d’un écosystème numérique congolais et de sa chaîne de valeur en harmonie avec l’industrie globale planétaire ; ● agir local en pensant global comme État-stratège, sans verser dans le protectionnisme spécieux, ni dans opportunisme rentier d’une certaine « souveraineté numérique » ; ● promotion de l’entrepreunariat à travers la labélisation et la défiscalisation des startups dans tous les domaines (Agritech, Biotech, Cleantech, Fintech, Legaltech, Medtech…), au sens de l’ordonnance-loi n°22/030 relative à la promotion de l’entrepreneuriat et des startups, sans singulariser de manière discriminatoire les « startups du numérique » en les surchargeant fiscalement contre toute logique de la norme. L’article 2 de l’Arrêté interministériel emploie les termes « exerçant » et « évoluant » de façon ambiguë, au point de ne pas déterminer clairement si la taxation vise les personnes exerçant des activités numériques ou toute activité utilisant le numérique. Par exemple, cette rédaction a fait entrer dans le champ fiscal des secteurs dont l’activité principale relève déjà d’autres ministères : e-learning, e-santé, e-transport, énergie et eau L’Annexe à l’Arrêté interministériel évoque ce qui suit en son « Point 1.4. Taxe sur l’autorisation de fourniture des services essentiels : ● E-learning,● E-santé,● E-transport,● Énergie,● Eau ». Telle perception crée ainsi une situation de double taxation pour les universités, structures de santé, transporteurs, REGIDESO, SNEL, etc., tant autour des taxes de leurs propres secteurs et les nouvelles taxes du Numérique, dès lors qu’ils utilisent Internet ou des outils numériques. L’Arrêté interministériel crée une schizogamie : l’unicité de régime de leurs activités est fragmentée pour la réalisation du même objet social. Ainsi, la part activité d’enseignement, de santé, de transport, de l’énergie et de l’eau, dont la prestation intervient sans numérique reste dans le droit sectoriel envisagé, tandis que l’autre part d’activité utilisant le numérique (sans en voir la portée accessoire) tombe sous deux régimes sectoriels. Il y aura nécessairement double autorisation, double déclaration à faire pour les deux parts d’activité en présentiel et en distanciel. Il y a donc double taxation pour la même prestation. Peut-on parler d’une incoordination de l’État unitaire à visages multisectoriels ? L’Arrêté interministériel frappe l’universalité de l’activité planétaire, à cause de la formule qu’il emploie pour taxer toutes « les acticités et services numériques […] à partir ou à destination de la République Démocratique du Congo » (article 2). La portée du texte est trop large pour Internet. Indifférenciée des frontières, tout le numérique mondial est fiscalement taxable en RD Congo. Au sens de l’Arrêté interministériel, la simple accessibilité d’un service depuis la RDC, même par un seul congolais, suffit alors à établir un rattachement territorial à la fiscalité congolaise. L’extension de juridiction fiscale est arbitraire et sans limite. C’est bien là le seuil franchi de la taxation du numérique planétaire, par méthode empirique d’essai et erreur. Le regard de droit comparé recommande de préférer les critères plus précis d’« activité dirigée » vers le marché congolais. La notion d’activité dirigée, telle que forgée par la jurisprudence, appelle le recours à des faisceaux d’indices affinés en vue d’accrocher la compétence réglementaire d’un État à une activité déterritorialisée de l’Internet, notamment : l’usage de la langue du site web, l’unité monétaire, le nom de domaine « .cd ». (CJUE, Arrêt Pammer et Hotel Alpenhof, C-585/08 et C-144/09, 7 décembre 2010). En droit international privé, la notion d’ « activité dirigée » résulte de l’article 6 b) du Règlement n°593/2008 du 17 juin 2008 (Rome I). À défaut, l’Arrêté interministériel prétend soumettre des plateformes étrangères du monde entier, au seul motif qu’elles sont accessibles depuis la RDC. Ce qui porte à son paroxysme les risques de conflit de lois, de double taxation et de difficultés matérielles de recouvrement des taxes de portée planétaire. L’article 3 de l’Arrêté interministériel sanctionne l’absence, la fausse ou la tardive déclaration du chiffre d’affaires. Et pourtant, l’essentiel des taxes que ledit Arrêté prévues sont des montants fixes ou des pourcentages calculés sur le coût du titre d’autorisation ou d’agrément, mais jamais et aucune fois sur le chiffre d’affaires. L’obligation déclarative de chiffres d’affaires apparaît donc décorrélée de
Procès militaire Rebo : zones d’ombre, reports suspects et verdict attendu sous haute surveillance

Le procès de la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, ouvert le 28 mai 2026 devant le Tribunal militaire de Kinshasa‑Ngaliema, s’est progressivement transformé en un théâtre judiciaire où la vérité semble étouffée par les interférences et les pressions. Entre reports d’audiences, contradictions dans les réquisitions et tension palpable entre juges, avocats et prévenue, ce dossier emblématique illustre les fragilités de la justice congolaise lorsqu’elle se retrouve sous les projecteurs médiatiques. À la veille du verdict attendu le 27 août 2026, l’opinion publique s’interroge : la justice militaire dira‑t‑elle le droit, ou cédera‑t‑elle aux influences qui ont jalonné ce procès hors norme ? Beaucoup d’observateurs et une partie de l’opinion publique estiment que le procès Rebo Tchulo est entouré de zones d’ombre et de possibles interférences. ■ Les points qui alimentent le soupçon de manipulation. ■ Ce que cela révèleLe procès illustre les tensions entre : ■ Chronologie complète du procès Rebo Tchulo ■ 17–18 avril 2026 : les faits à l’origine. ■ 28 mai 2026 : ouverture du procès. ■ 4 juin 2026 : première comparution. ■ 11 juin 2026 : témoignages. ■ 25 juin 2026 : interrogatoire et expertise téléphonique. ■ 23 juillet 2026 : reprise des débats. ■ 7 août 2026 : réquisitions du ministère public. ■ 10 août 2026 : clôture des débats. ■ Enjeux du verdict attendu Jimmy MUKENDI T.
Lourenço et Tshisekedi scellent un investissement stratégique de 1,258 milliard USD pour le corridor de Lobito

■ Un contrat de concession historique. En visite officielle à Kinshasa ce mercredi, le Président angolais João Lourenço et son homologue congolais Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo ont annoncé la signature d’un contrat de concession pour la ligne ferroviaire Dilolo–Sakania, axe majeur du tronçon congolais du corridor de Lobito. Longue de près de 1 445 km, cette ligne relie des pôles stratégiques tels que Kolwezi, Tenke et Lubumbashi, cœur de l’activité minière et industrielle du Katanga. ■ Un investissement de 1,258 milliard USD. Le projet, évalué à 1,258 milliard de dollars, couvre les études techniques, la réhabilitation, la modernisation et l’exploitation de l’infrastructure ferroviaire.Cet engagement financier traduit la volonté des deux États de renforcer le transport ferroviaire et de stimuler les échanges commerciaux dans la région. ■ Intégration économique régionale. Au‑delà de l’aspect logistique, ce corridor est présenté comme un levier d’intégration économique entre la RDC, l’Angola et les pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).Il permettra de : ■ Un symbole de coopération bilatérale. La visite du Président Lourenço à Kinshasa illustre une coopération stratégique entre les deux pays voisins.Pour Félix Tshisekedi, ce projet s’inscrit dans la matérialisation de ses engagements visant à moderniser les infrastructures, améliorer la mobilité et soutenir la croissance économique nationale. Jimmy MUKENDI T.
Marc Ekila Likombo : un an de redevabilité au ministère de la Formation professionnelle

■ Repeupler le capital humain, une urgence nationaleFace aux micros de la RTNC, le ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, a dressé le bilan de son action dans le cadre de l’an 1 du Gouvernement Suminwa II. Son constat est clair : l’inadéquation entre emploi et formation demeure un frein majeur. « La main‑d’œuvre congolaise n’est pas qualifiée », a‑t‑il déploré, appelant à une refondation du capital humain. ■ Un document stratégique : “145 territoires de la formation professionnelle” Pour la première fois, un document de politique nationale sur dix ans a été élaboré. Il recense les métiers à développer dans les 145 territoires, avec pour objectif de retenir les jeunes dans leurs communautés et de bâtir des centres publics de formation à travers la République. ■ Le défi des mines et la main‑d’œuvre étrangère. Le secteur minier reste dominé par des travailleurs venus d’Afrique australe et de la Corne de l’Afrique. Pour inverser la tendance, le ministère a inauguré, en partenariat avec la commune de Dilala (Lualaba) et HP, le premier centre public moderne. Des centres privés et ceux des sociétés minières sont désormais agréés et suivis par l’administration. ■ Former les familles des militaires et policiers. Plus de 7 000 dépendants de militaires et policiers ont été formés. Une priorité dictée par le Chef de l’État afin de soutenir ceux qui défendent l’intégrité territoriale. ■ Entrepreneuriat et insertion des jeunes. Le centre de Mombele, déjà opérationnel, a permis de former et accompagner près de 800 jeunes dans l’entrepreneuriat. Une nouvelle approche qui combine formation et accompagnement pour favoriser l’insertion professionnelle. ■ Certification et valorisation des acquis de l’expérience. Le ministère a instauré un système de certification des compétences et de valorisation des acquis. Plus de 22 000 personnes se sont inscrites pour faire reconnaître leurs savoir‑faire auprès de jurys présidés par les employeurs (FEC, ANEP). ■ Académie des métiers portuaires et nouvelles filières. Au‑delà des centres, des académies et écoles technologiques ont été créées pour intégrer le numérique, l’IA, l’ingénierie, la transition écologique et les métiers verts. À Matadi, une première cohorte de 40 jeunes suit une formation sur les métiers portuaires en partenariat avec MGT. ■ Un ministère en quête de crédibilité. En un an, Marc Ekila Likombo a posé les bases d’une politique nationale ambitieuse : professionnaliser les métiers, certifier les compétences et bâtir une main‑d’œuvre congolaise capable de répondre aux défis économiques et sociaux. Jimmy MUKENDI T.