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Merveille Kanjinga lie son destin au PSG jusqu’en 2030

Paris, France Le PSG Féminines verrouille sa pépite. Merveille Kanjinga, internationale congolaise, prolonge jusqu’en 2030. Contrat long, confiance totale. 47 matchs toutes compétitions confondues. Bilan : 17 buts + 14 passes décisives.Résultat : meilleure passeuse de l’Arkema Première Ligue + équipe type de la saison. Elle ne dribble pas, elle régale. À seulement 20 ans, Kanjinga devient pièce maîtresse du projet parisien. Le PSG mise sur la durée. Message clair : elle est l’avenir de l’attaque parisienne. 52 ans après le Mondial 1974, la RDC enchaîne les bonnes nouvelles. Après les Léopards masculins au Mondial 2026, voici Merveille qui marque l’Europe. Une génération dorée se lève. La Léoparde ne fait que commencer. Objectif 2030 : Ballon d’Or féminin . Samuel Dzama

Matières rares : La RDC nourrit la planète mais reste en marge

La République Démocratique du Congo détient l’essentiel des matières stratégiques du 21e siècle. Cobalt : 70% des réserves mondiales. Coltan : 60 à 80% des réserves. Ajoutez le lithium de Manono, le germanium du Katanga, le graphite du Bas-Congo et les terres rares du Kivu. La Chine raffine, l’Europe planifie sa « transition verte », les USA classent ces métaux « critiques pour la sécurité nationale ». La RDC, elle, exporte le minerai brut. Le pays possède la richesse. La valeur ajoutée échappe. Le coltan du Kivu devient le tantale qui équipe les puces des smartphones Apple et Samsung. Le cobalt du Katanga entre dans les batteries lithium-ion des téléphones Motorola et Techno, des voitures électriques BYD et Tesla. Le germanium congolais sert aux fibres optiques qui font transiter Internet. Chaque appareil électronique contient une trace de la RDC. Le minerai est vendu à l’état brut pour quelques centaines de dollars la tonne. Le produit fini revient à plusieurs milliers de dollars. L’écart de valeur profite aux pays transformateurs, pas au pays producteur. Le sous-sol congolais ne se limite pas aux minerais. En mer, la RDC partage un gisement avec l’Angola. Le 2 octobre 2024, Kinshasa et Luanda ont signé l’accord sur le bloc 14/23 dans la Zone d’Intérêt Commun ZIC, entre Bas-Congo et Cabinda. Répartition : 30% pour la RDC, 30% pour l’Angola, 40% pour Chevron. Capacité : 9.000 barils par jour, 3,29 millions de barils par an. Recettes fiscales projetées : 5,56 milliards de dollars à partager. Vingt ans de négociations pour aboutir à un partage équitable, mais l’impact direct sur les infrastructures congolaises reste à démontrer. La RDC a classé le coltan, le germanium et la colombo-tantalite « substances minérales stratégiques » par décret en 2018. Pourtant, aucune raffinerie d’or certifiée LBMA ni aucune usine de raffinage de tantale de niveau mondial n’existe sur le territoire. Le coltan brut est acheminé vers le Rwanda, la Chine ou la Belgique pour transformation. L’or artisanal quitte le pays pour Dubaï. Le pays exporte la matière première et importe le métal raffiné. La chaîne de valeur s’arrête à la frontière. Aucune formation d’ingénieurs congolais au raffinage n’accompagne ce modèle. La RDC pourrait influencer le marché mondial du cobalt. Elle pourrait peser sur la production de tantale. Elle pourrait financer son budget avec son pétrole. Dans les faits, Kinshasa subit le délestage, les routes restent impraticables, les écoles manquent de bancs. La richesse est visible dans le sous-sol. Elle est invisible dans le quotidien des citoyens. Un pays assis sur un trésor mondial ne devrait pas connaître une telle pauvreté. L’équation ne tient pas. Tant que la RDC se limite à l’exportation du minerai brut, elle restera fournisseur de matières premières pour les économies industrialisées. La Chine construit des usines avec le cobalt congolais. L’Europe impose des normes environnementales en utilisant le coltan congolais. Les USA sécurisent leurs stocks stratégiques grâce aux minerais congolais. La seule issue est l’obligation de transformation locale. Raffineries, usines de batteries, formation technique, marques « Made in Congo ». Sans cette rupture, la RDC restera dans 50 ans le pays qui avait tout, sauf l’industrie pour en profiter. Samuel Dzama

Coupe du Monde 2026 : 1,6 million $ pour 3.450 billets des Léopards, annonce Didier Budimbu depuis Houston

Houston, USA Le ministre des Sports Didier Budimbu a fait le point sur la prise en charge des supporters congolais. Il s’est exprimé depuis Houston chez le confrère de Top Congo FM. « Nous avons acheté 1.150 billets par match pour nos compatriotes pour les trois matches du premier tour », a déclaré le ministre.Total : 3.450 billets pour les Léopards. Facture pour le gouvernement : 1.600.000 $ USD. La diaspora congolaise aux Etats-Unis est mobilisée. La demande atteint 30.000 billets pour suivre la RDC à sa première Coupe du Monde depuis 1974. Mais Didier Budimbu nuance : « Nous ne pouvons pas faire plus pour le moment car les billets des matchs coûtent extrêmement chers ». Les tarifs du Mondial 2026 USA-Mexique-Canada explosent. Objectif : pousser les Léopards dès le coup d’envoiAvec ce décaissement, Kinshasa veut garantir des tribunes acquises à la RDC et éviter un « effet stade neutre ». Après 52 ans d’attente, l’Etat mise sur l’ambiance pour lancer les Léopards. Samuel Dzama

La CENCO ferme la porte à toute révision constitutionnelle

L’Église catholique en République démocratique du Congo a réaffirmé avec force son opposition à toute initiative de modification de la Constitution. Pour l’épiscopat congolais, il n’existe actuellement ni nécessité, ni opportunité, ni urgence de toucher à la Loi fondamentale. Lors d’une conférence de presse tenue ce samedi à Kinshasa, le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole, a rappelé que le président Félix Tshisekedi doit respecter le serment prêté devant la Nation et devant Dieu lors de son investiture. Toute initiative contraire, a‑t‑il averti, engagerait sa responsabilité personnelle et historique. Le prélat a exhorté la communauté internationale à veiller au respect de la Constitution en RDC, soulignant que la stabilité institutionnelle est une condition essentielle pour la paix et la crédibilité du pays sur la scène mondiale. La CENCO invite par ailleurs les responsables religieux à intensifier la sensibilisation des fidèles sur l’importance de préserver l’ordre constitutionnel. Elle annonce qu’elle communiquera prochainement des orientations précises sur les actions à entreprendre pour défendre la Loi fondamentale. Jimmy MUKENDI T.

Nord-Kivu : Affrontements AFC-M23/Wazalendo à Muhahirwa, les candidats à l’Examen d’État en danger

Depuis jeudi 18 juin, les détonations n’ont pas cessé. De violents affrontements opposent les rebelles de l’AFC-M23 à une coalition de groupes Wazalendo dans le village de Muhahirwa, groupement Kibabi 1, territoire de Masisi. La zone Bibatama-Kasenyi, non loin de Rubaya en chefferie des Bahunde, est repassée en rouge. Une flambée qui tombe au pire moment : à quelques jours du début de l’Examen d’État 2025-2026, prévu lundi 22 juin, s’alarme la société civile locale samedi 19 juin. Les combats ont repris après plusieurs jours d’accalmie. Résultat : nouveaux déplacements massifs. Les habitants quittent leurs villages pour se mettre à l’abri. Les activités quotidiennes sont à l’arrêt. Le plus inquiétant concerne les élèves. Les centres d’examen Luke 1 et Luke 2, d’abord prévus à Nyamaboko, ont déjà été délocalisés il y a plus d’une semaine vers Kinigi et Rubaya à cause de l’insécurité, selon le chef de la sous-division Masisi 4. Problème : pour y accéder, les candidats doivent traverser le groupement Kibabi, justement en plein affrontements. Traverser les lignes de front pour composer. Risque maximal. La société civile du secteur de Katoyi tire la sonnette d’alarme. Elle demande aux autorités éducatives de relocaliser les centres vers Biriko et Ntoto, dans le territoire voisin de Walikale, jugé relativement stable. Enjeu : éviter que les combats ne sacrifient l’avenir de milliers de finalistes. L’Examen d’État est déterminant pour leur parcours scolaire. Le Nord-Kivu retient son souffle entre les tirs et les copies. Samuel Dzama

Le Ministre de la Santé salue les victoires contre Ebola

Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Dr Samuel‑Roger Kamba, accompagné du Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a effectué ce vendredi une visite à l’Hôpital Général de Bunia pour constater l’état du centre de traitement et suivre l’évolution de la riposte contre l’épidémie d’Ebola. Au cours de cette descente, plusieurs malades ont pu quitter l’hôpital après leur guérison, preuve de l’efficacité d’une prise en charge rapide et adaptée. Le Ministre a insisté sur l’importance de cette réactivité pour favoriser le rétablissement des patients et limiter la propagation du virus. Dr Kamba a tenu à féliciter les médecins et le personnel soignant mobilisés quotidiennement dans cette lutte. Il a salué leur engagement et leur courage face à une épidémie qui continue de mettre à l’épreuve les capacités sanitaires du pays. Jimmy MUKENDI T.

RDC : le Gouvernement et la SFI scellent un partenariat pour la Bourse de Kinshasa

Le marché financier congolais franchit une étape décisive. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a signé ce jeudi un protocole de coopération avec la Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe Banque mondiale, pour accompagner la mise en place de la future Bourse de Kinshasa. La cérémonie, organisée au Centre financier de Kinshasa, s’est déroulée en présence de Malick Fall, directeur pays de la SFI, de la vice-ministre des Finances ainsi que des membres du cabinet ministériel. Un projet soutenu par la PrésidenceCet accord intervient dans la foulée de l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi portant création de la Bourse de Kinshasa, actuellement en examen au Sénat. Une initiative portée sous l’impulsion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui en fait un pilier de sa stratégie de modernisation économique. Les axes stratégiques du partenariatLe programme signé avec la SFI repose sur plusieurs priorités : Encourager les entreprises à entrer en bourseDans son allocution, le ministre des Finances a insisté sur la nécessité de mesures incitatives pour pousser les grandes entreprises à recourir au marché boursier. Il a évoqué l’obligation, pour certaines sociétés stratégiques, de réaliser leurs opérations de capital via la future bourse afin de renforcer la transparence et mobiliser l’épargne nationale. Selon lui, cette réforme permettra aux Congolais de devenir actionnaires dans des secteurs clés tels que les mines, les télécommunications et les infrastructures. De son côté, Malick Fall a réaffirmé l’engagement de la SFI à soutenir le développement des marchés de capitaux locaux. « Des marchés financiers solides constituent un levier essentiel pour mobiliser des financements à long terme, soutenir le secteur privé et favoriser une croissance durable », a-t-il déclaré. Il a souligné que ce projet arrive à un moment crucial pour l’économie congolaise, en quête de diversification de ses sources de financement et d’un meilleur accès au capital pour les entreprises. Hommage à Malick FallProfitant de la cérémonie, le ministre des Finances a salué le rôle de Malick Fall, qui achève sa mission en RDC, rappelant son implication dans plusieurs réformes majeures du secteur financier, notamment l’élaboration du cadre légal de la future Bourse de Kinshasa. Vers une « Kinshasa Stock Exchange »Le Gouvernement ambitionne désormais de finaliser rapidement le cadre réglementaire et les infrastructures nécessaires pour rendre opérationnelle la Kinshasa Stock Exchange, appelée à devenir un outil stratégique pour le financement de l’économie nationale et l’inclusion des investisseurs congolais dans le développement du pays. Jimmy MUKENDI T.

Assainissement de Kinshasa : 4000 « bâtisseurs de la nation » déployés dès ce week-end

Jeudi 18 juin 2026, une vidéo a été mise en ligne par le commandant du Service national. Le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik annonce le déploiement massif de plus de 4000 « bâtisseurs de la nation » dans la capitale dès ce week-end. Ces « bâtisseurs » sont d’anciens « Kulunas » rééduqués et formés pendant 2 ans au Centre du Service national de Kaniama Kasese. Récemment nommé à la tête de la Task force chargée de l’assainissement de Kinshasa, le lieutenant-général Kasongo Kabwik veut passer à l’action. Objectif : rendre à la capitale un visage propre. Un des agents déployés précise le cahier des charges :« Nous avons reçu des missions très précises : nous allons nous occuper de l’assainissement de la ville de Kinshasa, en même temps, de mettre fin à l’incivisme environnemental qui bat son plein. On voit des gens jeter les immondices sur la voie publique, sur les entreprises publiques. Des gens construisent sans prévoir de fosses septiques et jettent les déchets dans le caniveau. Nous sommes là pour mettre fin à tout ce que vous connaissez comme acte d’incivisme dans la ville de Kinshasa ». Au-delà du coup de balai, c’est un pari de réinsertion. Transformer d’anciens délinquants en acteurs du changement urbain. La Task force compte sur la présence terrain de ces 4000 hommes pour sensibiliser, verbaliser et assainir. Kinshasa retient son souffle. Dès ce week-end, les « bâtisseurs de la nation » entrent en scène. Samuel Dzama

Maniema désenclavé : Le vol inaugural Dar es Salaam-Kindu atterrit à Kindu

L’attente est terminée Le Boeing 737 série 200 de MASCO Airline reliant Dar es Salaam à Kindu via Kisangani a atterri mercredi dans la capitale du Maniema. Premier vol commercial direct. Un événement historique pour une province enclavée depuis des années. À bord : des marchandises diverses. Bien plus qu’un simple trajet, ce vol inaugural est un ouf de soulagement pour les opérateurs économiques, les autorités et toute la population. Depuis des années, le Maniema souffre d’un manque de connectivité qui freine son économie et l’accès aux marchés internationaux. Pour la FEC Maniema, c’est un tournant. Son représentant Waswalila Ntonge :« Nous avons sollicité ce pont aérien Dar es Salaam–Kindu parce que la province du Maniema est totalement enclavée. Nous espérons qu’avec ce vol inaugural, nous avons désenclavé la province du Maniema sur le plan aérien ». L’atterrissage s’est fait dans une ambiance festive, sous les acclamations. Le vice-gouverneur Corneille Katisamba affiche sa satisfaction :« En tout cas, nous sommes très contents. Le Maniema vient d’être désenclavé. Nous allons accompagner cette initiative afin d’exporter les minerais entreposés ici vers la Tanzanie. Cela facilitera aussi le travail de nos négociants qui n’auront plus de difficultés pour évacuer leurs produits ». Une nouvelle coopération économique entre la Tanzanie et le Maniema est lancée. Les opérateurs espèrent la voir durer. Du côté de MASCO Airline, les ambitions sont claires. Le DG Georges Oyema :« J’ai promis, je l’ai fait. Avec l’appui des autorités nationales et provinciales ainsi que l’accompagnement de toute la population du Maniema, nous allons aller de l’avant. Nous tablons sur au moins deux vols par jour. La question n’est pas celle des avions, car ils existent, mais celle de la disponibilité du fret. Plus il y aura de fret, plus il y aura de vols ». L’enthousiasme est réel. Mais la population attend maintenant l’impact concret : baisse du coût du transport, meilleurs approvisionnements, et à terme, allègement du panier de la ménagère.le Maniema a son pont aérien. Place maintenant à la régularité. Samuel Dzama

Barack Obama inaugure son centre présidentiel à Chicago devant Biden, Bush et Clinton

Barack Obama a officiellement inauguré son centre présidentiel dans la ville où il a lancé sa carrière politique. Une cérémonie réunissant Joe Biden, George W. Bush et Bill Clinton, ainsi que plusieurs centaines d’invités. Dans son discours, le 44ᵉ président a présenté ce complexe comme plus qu’un musée. Un lieu consacré à la démocratie, à l’engagement citoyen et à la transmission des valeurs civiques. Il a insisté sur l’importance du dialogue politique. Saluant des responsables des deux grands partis, Obama a reconnu que la polarisation s’était accentuée pendant ses deux mandats. Message clair : parler, même quand on est en désaccord. Michelle Obama a rendu un hommage personnel. Elle a évoqué le leadership de son mari à la Maison Blanche et appelé les Américains à ne pas céder au cynisme dans un contexte de fortes divisions. Un appel à l’espoir, signature du couple Obama. La cérémonie, retransmise en direct, a pris des airs de concert. Bono, John Legend, Bruce Springsteen, Stevie Wonder et Jennifer Hudson ont enflammé la scène. Culture et politique, main dans la main. Le centre ouvrira officiellement ses portes à l’occasion du Juneteenth. Les organisateurs tablent sur plus d’un million de visiteurs par an pour ce campus dédié à l’héritage du 44ᵉ président des États-Unis. Un lieu, un symbole, un message : la démocratie se construit tous les jours. Samuel Dzama