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Coup dur pour l’ECiDé, Chantal Moboni claque la porte

Nouveau séisme au sein de l’opposition. Chantal Moboni, figure de l’ECiDé et proche de Martin Fayulu, a annoncé ce lundi sa démission de toutes ses fonctions au sein du parti, dénonçant le « silence complice » de la hiérarchie. Dans une lettre rendue publique, l’ancienne secrétaire nationale à la communication, porte‑parole et membre de l’ECiDé, écrit : Cette démission intervient dans un contexte de fortes tensions internes au sein de l’opposition, où plusieurs voix reprochent à la direction de l’ECiDé son manque de réactivité face aux défis politiques actuels. Le départ de Chantal Moboni, connue pour son franc‑parler et son rôle stratégique dans la communication du parti, constitue un coup dur pour Martin Fayulu. Pour l’heure, la hiérarchie de l’ECiDé n’a pas réagi officiellement. Mais cette rupture met en lumière les fractures internes et pose la question de la capacité du parti à maintenir son unité dans la bataille politique à venir. Jimmy MUKENDI T.

Maître Jean‑Marie Kabengela accuse la CENCO d’incitation à l’insurrection

L’avocat Jean‑Marie Kabengela a vivement réagi aux récentes prises de position des évêques de la CENCO, qu’il accuse d’avoir tenu des propos assimilables à une incitation à l’insurrection et à la propagation de faux bruits. « Évêques de la CENCO ont fait une incitation à l’insurrection et propagation de faux bruits. Si nous sommes dans un État de droit, ils devraient être interpellés par la justice. » a déclaré Me Kabengela, estimant que les autorités judiciaires devraient se saisir de la situation. Cette sortie intervient dans un contexte marqué par de vifs débats autour d’une éventuelle révision constitutionnelle et du rôle des institutions religieuses dans la vie politique nationale. Les propos de Me Kabengela ajoutent une nouvelle dimension aux tensions déjà perceptibles entre certains acteurs politiques et l’Église catholique. Alors que la CENCO continue de défendre sa position sur la préservation de l’ordre constitutionnel, ces accusations pourraient relancer le débat sur la place de l’Église dans le champ politique et sur les limites de la liberté d’expression des responsables religieux. Jimmy MUKENDI T.

Évariste Ndayishimiye déjà à Kinshasa

Le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, est arrivé ce lundi à Kinshasa pour une visite d’État de 48 heures, à l’invitation de son homologue congolais, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le Chef de l’État burundais a été accueilli à l’aéroport international de N’djili par le Président Tshisekedi, marquant le début d’un programme diplomatique dense. Les deux dirigeants doivent se rendre à la Cité de l’Union africaine pour un entretien en tête‑à‑tête, suivi d’une conférence de presse conjointe. Au cœur des discussions figurent des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité à l’Est de la RDC et la riposte contre la maladie à virus Ebola. Cette rencontre illustre la volonté des deux pays de renforcer leur coopération face aux défis sécuritaires et sanitaires. Cette visite intervient alors que le Président Ndayishimiye assure la présidence en exercice de l’Union africaine, conférant une portée continentale aux échanges. Kinshasa devient ainsi, le temps de deux jours, un carrefour diplomatique où se dessinent les perspectives d’une Afrique solidaire et tournée vers la stabilité. Jimmy MUKENDI T.

Lancement officiel de la 59ᵉ édition de l’Examen d’État

La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a procédé ce lundi au lancement officiel de la session ordinaire de la 59ᵉ édition de l’Examen d’État ainsi que du Jury national du Cycle court professionnel, dans la province éducationnelle du Haut‑Katanga 1. Organisées du 22 au 25 juin sur l’ensemble du territoire et dans les centres hors frontières, ces épreuves réunissent 1 082 742 candidats du Cycle long, dont 483 842 filles, répartis dans 3 267 centres de passation. Le Cycle court professionnel compte, pour sa part, 6 237 candidats dans 252 centres. Dans son allocution, la ministre d’État a réaffirmé le rôle central de l’éducation dans la transformation nationale, en droite ligne de la vision du Président Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elle a salué la progression du taux de participation des filles, passé de 42,9 % en 2025 à 44,6 % en 2026, signe des avancées notables en matière d’accès et de maintien des filles à l’école. Au‑delà des chiffres, l’Examen d’État demeure un outil stratégique de développement, garantissant l’égalité des chances et l’orientation des jeunes vers les compétences qui bâtissent l’avenir. Jimmy MUKENDI T.

Kasaï : colère populaire contre la position de l’Église catholique sur la Constitution

Ce dimanche, des habitants de la province du Kasaï, en majorité des femmes, ont investi les rues pour exprimer leur désaccord face à la position attribuée à l’Église catholique dans le débat sur la révision de la Constitution. Les manifestants ont parcouru plusieurs paroisses de la ville, scandant des slogans hostiles à l’Église et à l’évêque du diocèse de Luebo, Mgr Tshitoko Mamba. Munis de pancartes, ils ont affiché leur rejet de ce qu’ils considèrent comme une opposition de l’institution religieuse au processus de réforme constitutionnelle. Sur les affiches brandies, on pouvait lire : « Nous sommes contre l’Église catholique et son évêque du diocèse de Luebo, Tshitoko Mamba, au Kasaï. » Ces slogans traduisent une volonté claire de contester l’autorité morale de l’Église dans ce débat politique. Les participants ont affirmé soutenir la révision constitutionnelle et ont invité les différentes couches sociales à faire entendre leurs voix. Pour eux, il s’agit d’un enjeu citoyen qui ne doit pas être confisqué par les institutions religieuses. Aucun incident majeur n’a été signalé lors de cette mobilisation. Jusqu’à présent, aucune réaction officielle du diocèse de Luebo n’a été enregistrée, laissant ouverte la question d’un éventuel dialogue entre l’Église et les fidèles contestataires. Jimmy MUKENDI T.

Des affiches géantes à Kinshasa : « Toza ba zoba te. Peuple nde aloba oui ou non »

Des nouvelles affiches géantes apparue dans la capitale congolaise suscite de vives réactions et alimente les discussions dans l’opinion publique. Sur cette affiche, on peut lire : « Toza ba zoba te. Peuple nde aloba oui ou non »(« Nous ne sommes pas des naïfs. Que le peuple décide par oui ou par non »). Ce slogan, direct et incisif, interpelle les passants et s’inscrit dans un climat politique déjà controversé. La publication de ce message intervient alors que la République démocratique du Congo est traversée par des discussions autour d’une éventuelle révision de la Constitution et de l’organisation d’un référendum. Pour certains, cette affiche traduit une volonté de rappeler que la souveraineté populaire doit primer dans toute réforme. Avec les réactions croisées entre les partisans et les opposants au changement de la Constitution, le débat politique reste ouvert.  Jimmy MUKENDI T.

Visite d’État du Président burundais Évariste Ndayishimiye à Kinshasa

À l’invitation de son homologue congolais, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, est attendu ce lundi à Kinshasa pour une visite d’État de 48 heures. Le Chef de l’État congolais se rendra personnellement à l’aéroport international de N’djili pour accueillir son hôte de marque. Après cette cérémonie protocolaire, les deux dirigeants auront un entretien en tête‑à‑tête à la Cité de l’Union africaine, suivi d’une conférence de presse conjointe. Les discussions porteront sur des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité à l’Est de la RDC, où les défis sécuritaires demeurent une priorité, ainsi que la riposte contre la maladie à virus Ebola. Cette rencontre illustre la volonté des deux pays de renforcer leur coopération face aux enjeux sanitaires et sécuritaires. Cette visite intervient alors que le Président Évariste Ndayishimiye assure la présidence en exercice de l’Union africaine, conférant une dimension continentale aux échanges. Kinshasa devient ainsi, le temps de deux jours, un carrefour diplomatique où se dessinent les perspectives d’une Afrique solidaire et résolument tournée vers la stabilité et le développement. Jimmy MUKENDI T.

UDPS se radicalise face à la CENCO

Le débat sur la révision de la Constitution prend une tournure plus tendue après la sortie médiatique de la CENCO. L’UDPS/ Tshisekedi, par la voix de son secrétaire général Augustin Kabuya, a réagi avec fermeté lors d’un face‑à‑face au siège du parti à Limete. Kabuya a déclaré que la CENCO n’est pas une institution, mais une ONG qui ne peut imposer sa manière de penser. Il a ajouté : « Je pensais à l’époque que Nshole était sérieux. La CENCO a le droit de donner son point de vue. Nous aussi, nous en avons le droit. Nous allons changer la Constitution. Oui, qu’ils le veuillent ou pas, nous allons changer cette Constitution. » Ces propos traduisent une radicalisation du discours de l’UDPS sur le changement de la Loi fondamentale. En s’opposant frontalement à la CENCO, le parti présidentiel affirme sa volonté de mener à terme la réforme constitutionnelle, malgré les réserves exprimées par l’Église catholique. Cette confrontation illustre la polarisation croissante entre acteurs politiques et religieux autour de la réforme. Elle relance le débat sur la place des institutions religieuses dans la vie publique et sur la légitimité des partis à imposer leur vision dans un contexte de forte agitation politique. Jimmy MUKENDI T.

Forces du Progrès à Lindonge : Cardinal Ambongo accusé de crainte injustifiée face à ses fidèles de l’UDPS

Une vive tension a éclaté ce week‑end autour de l’Archevêché de Kinshasa, après que des militants de la Force du Progrès, mouvement lié à l’UDPS, ont occupé le parvis de l’église de Lindonge. L’Archidiocèse a dénoncé une « provocation inacceptable », tandis que les forces de l’ordre ont rapidement dispersé les manifestants. Selon un responsable de la Force du Progrès, le Cardinal Fridolin Ambongo « accuse à tort leur structure ». Pour lui, l’agitation du prélat traduit une crainte injustifiée vis‑à‑vis de ses propres fidèles. La remarque d’un étudiant, reprise dans les discussions, illustre ce malaise : « Si le Cardinal ne se reproche de rien, pourquoi a‑t‑il peur de ses fidèles des Forces du Progrès ? » Ceci relance le débat sur la frontière entre engagement religieux et militantisme politique. À Kinshasa, où les manifestations prennent souvent des formes imprévisibles, la question du respect des lieux de culte et de la liberté d’expression reste au cœur des tensions. Sifa MUDEKEZA

Iran annonce la fermeture d’Ormuz après les frappes israéliennes au Liban

L’Iran a annoncé ce dimanche qu’il allait « fermer » le détroit d’Ormuz, en réaction aux attaques israéliennes au Liban. Cette décision, présentée comme une mesure de représailles, pourrait avoir des conséquences majeures sur la sécurité régionale et sur le commerce mondial du pétrole. Le détroit d’Ormuz est l’un des points de passage les plus sensibles de la planète : près d’un tiers du pétrole mondial y transite chaque jour. Sa fermeture, même partielle, risquerait de provoquer une flambée des prix de l’énergie et d’alimenter une nouvelle crise internationale. Selon les autorités iraniennes, cette décision est une réponse directe aux frappes israéliennes menées au Liban, qui ont aggravé les tensions déjà vives au Moyen‑Orient. Téhéran affirme vouloir « protéger ses intérêts » et envoyer un signal fort à ses adversaires. Les chancelleries occidentales et les pays du Golfe suivent la situation avec inquiétude. Une fermeture du détroit d’Ormuz pourrait non seulement perturber les marchés, mais aussi accentuer les risques d’escalade militaire dans une région déjà instable. Jimmy MUKENDI T.