La loi sur l’organisation du référendum adoptée au Parlement : cap sur la promulgation

Après des semaines de navette parlementaire, l’Assemblée nationale et le Sénat ont finalement adopté la version définitive de la loi sur l’organisation du référendum en République démocratique du Congo. La commission mixte paritaire, réunie nuitamment, a aplani les divergences pour aboutir à un texte unique. L’initiative du député Paul‑Gaspard Ngondankoy est désormais prête à être transmise au Président Félix Tshisekedi pour promulgation. Les parlementaires se sont accordés sur plusieurs points sensibles : Ces ajustements ont permis de lever les dernières divergences entre les deux chambres et de sceller l’adoption du texte. Sur le plan politique, la réforme continue de diviser. L’adoption de cette loi marque une avancée majeure dans le processus institutionnel, mais elle ravive aussi les débats sur l’avenir démocratique du pays. La promulgation par le Chef de l’État sera scrutée de près, tant par les partisans de la réforme que par ses détracteurs. Jimmy MUKENDI T.
« Félix Tshisekedi protégé pour 4 ans » : Révélation du prophète Jacques Neema à Daniel Bumba lors de la Prière de la Nation

Le Gouverneur de la capitale, Daniel Bumba Lubaki, a pris part ce dimanche à la « Prière de la Nation », une grande campagne spirituelle organisée au terrain Assosa, dans la commune de Kasa‑Vubu, par le prophète Jacques Neema Sikatenda, responsable de l’Église du Dieu Vivant. Cette rencontre religieuse vise à intercéder pour la République démocratique du Congo et à mobiliser les fidèles autour de la paix et du développement. Dans sa prédication, le prophète Jacques Neema s’est appuyé sur le livre de Daniel, chapitre 9, versets 2 et 3, rappelant que la prière est un levier essentiel dans le destin d’une nation. Selon lui, les quatre prochaines années seront décisives pour le peuple congolais, marquées par la célébration du 70ᵉ anniversaire de l’indépendance. Le Président de la République a également été placé au centre des prières. Le prophète a imploré la protection divine, la sagesse et la grâce pour que le Chef de l’État mène à bien son mandat et sa mission à la tête du pays. Moment fort de la cérémonie : un message prophétique adressé au Gouverneur Daniel Bumba. Jacques Neema a affirmé qu’un groupe mal intentionné aurait tenté de le déstabiliser et même d’ourdir un plan d’empoisonnement, resté sans effet. Selon lui, une personne viendra bientôt faire des aveux publics, confirmant cette révélation. À l’issue du culte, Daniel Bumba a exprimé sa reconnaissance à Dieu pour les prières en faveur de la nation et pour les révélations reçues. Le prophète Jacques Neema a, quant à lui, rappelé que la campagne spirituelle « Prière de la Nation » se poursuivra pendant 80 jours – lancée le 10 juin, elle compte encore 76 jours de mobilisation. Il a invité chaque Congolais à consacrer 30 minutes de prière quotidienne pour la paix, la stabilité et le développement du pays. Jimmy MUKENDI T.
Retour du vieux démon : Patrick Mundeke s’expose avec le « Plan de Balkanisation »

Les déclarations de Patrick Mundeke ont provoqué une onde de choc dans la sphère politique congolaise. L’opposant a affirmé que « plus Félix Tshisekedi avancera vers la folie, plus nous avancerons vers une autre folie. Nous en avons les moyens, lui n’en a pas. Nous allons couper le pays, et vous allez voir. Nous aurons une République des Swahilophones. » Cette sortie, qualifiée par certains d’appel à la balkanisation, suscite une vive inquiétude. L’idée d’une « République des Swahilophones » remet sur la table les vieux démons de la division territoriale et ravive les tensions autour de l’unité nationale. Dans les milieux politiques et citoyens, ces propos sont perçus comme une menace directe à la cohésion nationale et à la stabilité de la RDC. Les observateurs redoutent que ce type de discours alimente les fractures régionales et fragilise davantage un pays déjà confronté à de multiples défis sécuritaires et institutionnels. Le gouvernement et les institutions sont désormais interpellés pour réaffirmer leur engagement à défendre l’intégrité territoriale et à contrer toute tentative de division. La polémique autour du « Plan de Balkanisation » pourrait devenir un test majeur pour la capacité des autorités à préserver l’unité et la souveraineté nationale. Jimmy MUKENDI T.
La coalition “Article 64” se réunit chez Kabund à Kinshasa après le sit-in du 12 juin

Kinshasa, mardi 16 juin 2026 La coalition de l’opposition “Article 64” est en conclave ce mardi au siège national de l’ACN. Le parti de Jean-Marc Kabund accueille la réunion au lendemain du sit-in organisé le 12 juin 2026 dans la capitale. À l’ordre du jour : bilan de la mobilisation et stratégie politique à venir face au pouvoir. L’“Article 64” fait référence à la disposition constitutionnelle sur le droit de résistance à l’oppression. La coalition regroupe plusieurs partis et mouvements d’opposition qui contestent la gouvernance actuelle. Après le sit-in du 12 juin, cette réunion au siège de l’ACN vise à maintenir la dynamique et coordonner les prochaines actions. Kabund joue les hôtes. Au centre des discussions : évaluation du rapport de force après la descente de rue du 12 juin. Les leaders veulent aussi harmoniser leur message et définir le cap pour les semaines à venir. Enjeu majeur pour l’opposition : rester unie et visible alors que la pression politique monte à Kinshasa. Le siège de l’ACN devient le QG de la riposte. Jean-Marc Kabund, président de l’ACN et figure de l’opposition radicale, héberge donc cette rencontre stratégique. Pour “Article 64”, l’objectif reste le même : peser sur le débat national et défendre l’alternance démocratique. Prochaine étape : transformer la mobilisation de rue en agenda politique clair avant les échéances à venir. Samuel Dzama
Polémique autour des propos du Pasteur Jules Mulindwa

Une déclaration du Pasteur Jules Mulindwa fait grand bruit dans les milieux politiques et religieux. Selon lui, si le Président Félix Tshisekedi (Fatshi Béton) décidait de réprimer ou neutraliser des opposants pour préserver l’autorité de l’État, cela ne constituerait pas un péché devant Dieu. Une interprétation biblique controverséePour appuyer ses propos, le pasteur cite Romains 13:4 :« Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la justice et punir celui qui fait le mal. » Cette lecture des Écritures, appliquée au contexte politique congolais, suscite de vives réactions. La déclaration ne laisse personne indifférent. Certains y voient une justification spirituelle de la répression politique, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation de la Bible pour légitimer des pratiques contraires aux principes démocratiques. Des voix s’élèvent déjà pour rappeler que la mission des leaders religieux est de promouvoir la paix et la réconciliation, et non d’encourager la violence ou l’exclusion. Cette polémique relance le débat sur la place des interprétations religieuses dans le discours politique en RDC. Elle met en lumière les tensions entre foi, pouvoir et démocratie, dans un pays où les leaders spirituels exercent une influence considérable sur l’opinion publique. Jimmy MUKENDI T.
Riposte Ebola : Relais communautaires et campagne « STOP EBOLA » à Bunia

Le gouvernement intensifie sa stratégie de lutte contre l’épidémie d’Ebola en misant sur le déploiement massif de relais communautaires. Le porte‑parole de l’exécutif, Patrick Muyaya, a annoncé que 1 200 agents ont déjà été formés et 1 000 déployés. L’objectif est d’atteindre 1 300 relais d’ici la fin de la semaine, puis « plusieurs milliers » avant fin juin – début juillet. « Les relais communautaires sont très importants parce qu’ils vont jouer un grand rôle dans le cadre de cette stratégie », a souligné le ministre. Actuellement, 15 à 20 relais par zone de santé sont opérationnels, mais de nouvelles mesures sont envisagées pour rapprocher l’assistance des populations. En parallèle, le gouvernement provincial de l’Ituri a lancé le 14 juin une caravane de sensibilisation baptisée STOP EBOLA. Cette initiative vise à renforcer l’information, la mobilisation communautaire et à contrer les rumeurs. Les organisateurs insistent sur la nécessité de lutter contre la désinformation et de restaurer la confiance envers les interventions médicales. Profitant du canal officiel, Patrick Muyaya et le ministre de la Santé ont lancé un appel conjoint aux chefs coutumiers et leaders locaux. Les autorités demandent leur implication pour stopper les enterrements à risques et encourager les malades à se présenter rapidement dans les structures spécialisées. Jimmy MUKENDI T.
Mondial 2026 : Les Léopards en action à Houston

Houston (Texas), 16 juin 2026 – La préparation des Léopards de la RDC se poursuit avec intensité. L’équipe nationale a tenu sa quatrième séance d’entraînement sur le sol américain, affichant une détermination sans faille à quelques jours de son entrée en lice à la Coupe du Monde 2026. Sous la houlette du staff technique, les joueurs enchaînent les efforts avec un seul objectif : défendre les couleurs de la RDC au plus haut niveau. Chaque exercice traduit la volonté de bâtir une cohésion solide et une ambition collective. Au‑delà du terrain, c’est toute une nation qui vibre à l’unisson. Les Léopards incarnent l’espoir et la fierté d’un peuple prêt à les soutenir dans cette aventure mondiale. Concentration, intensité et ambition sont les maîtres‑mots de cette préparation. Jimmy MUKENDI T.
Révision constitutionnelle : Christophe Mboso plaide pour un mandat présidentiel de 7 ans

Le débat sur la réforme de la Constitution prend une nouvelle tournure. Lors d’une réunion du Cartel CRD tenue dans la capitale, le deuxième vice‑président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a proposé d’allonger la durée du mandat présidentiel de 5 à 7 ans. Selon Mboso, cinq ans ne suffisent pas à un Chef de l’État pour mettre en œuvre un programme de développement dans un pays aux dimensions et aux défis aussi vastes que la RDC. Il estime qu’un mandat de sept ans offrirait davantage de temps pour conduire les réformes, lancer des projets structurants et consolider les acquis. Cette sortie intervient alors que les discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle suscitent des réactions contrastées au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Pour certains, l’allongement du mandat renforcerait la stabilité et la continuité des politiques publiques. Pour d’autres, il s’agit d’une manœuvre risquée qui pourrait fragiliser l’équilibre démocratique. La proposition de Mboso s’ajoute aux multiples initiatives et débats en cours sur l’avenir institutionnel du pays. La question du mandat présidentiel, au cœur des enjeux de gouvernance, sera scrutée de près dans les prochaines étapes du processus de réforme. Jimmy MUKENDI T.
RDC‑Portugal : Félix Tshisekedi déjà à Houston

Le Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé ce mardi aux États‑Unis, accompagné de la Distinguée Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi. Le Chef de l’État assistera demain au NRG Stadium à la rencontre tant attendue entre les Léopards de la RDC et le Portugal, comptant pour la première journée du groupe K de la 23ᵉ édition de la Coupe du monde FIFA 2026. La participation du Président Tshisekedi à ce match inaugural dépasse le cadre sportif. Elle traduit une volonté de valoriser la jeunesse et de rassembler la nation autour d’un événement planétaire. La communauté congolaise aux États‑Unis s’annonce mobilisée en masse pour soutenir les Léopards, transformant le stade en une véritable vitrine de l’unité nationale. La dernière participation des Léopards à une phase finale de Coupe du monde remonte à 1974 en Allemagne. Cinquante‑deux ans plus tard, la RDC retrouve la scène mondiale avec l’ambition de marquer l’histoire et de faire vibrer des millions de Congolais. Jimmy MUKENDI T.
Washington : Rubio impose le silence diplomatique sur les élections étrangères

Washington, 17 juin 2026 (Reuters) – Changement de cap majeur dans la diplomatie américaine. Le secrétaire d’État Marco Rubio a ordonné aux diplomates américains de ne plus commenter l’équité ou l’intégrité des élections organisées par des pays étrangers. Cette directive, révélée par une note interne consultée par Reuters, rompt avec la tradition de Washington qui consistait à promouvoir des scrutins libres et transparents à l’étranger. Le télégramme interne du Département d’État, daté du 17 juillet, stipule que les ambassades américaines ne publieront plus de déclarations ni de messages sur les réseaux sociaux concernant les élections, sauf en cas d’intérêt de politique étrangère clair et impérieux. Jusqu’ici, les États-Unis se posaient en garants des valeurs démocratiques, n’hésitant pas à dénoncer les irrégularités électorales dans le monde. La nouvelle ligne marque une rupture significative : Washington choisit désormais la prudence diplomatique plutôt que l’ingérence perçue. Cette décision pourrait susciter des interrogations parmi les partenaires internationaux et les ONG, qui voyaient dans la voix américaine un soutien constant aux processus démocratiques. Elle reflète une volonté de réorienter la diplomatie vers des priorités stratégiques, au risque d’affaiblir l’image des États-Unis comme défenseurs universels des élections libres. Jimmy MUKENDI T.