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Kabuya accuse le PPRD d’avoir orchestré les attaques contre l’opposition

Le climat politique reste électrique dans la capitale. Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a lancé de graves accusations ce samedi. Selon lui, ce sont des bandits liés au PPRD qui auraient attaqué les sièges de plusieurs partis d’opposition lors des incidents survenus hier. Kabuya affirme que les membres de l’UDPS et de la Force du Progrès présents sur les lieux sont parfaitement identifiables. Pour lui, les violences ne relèvent pas d’une confusion mais d’une stratégie délibérée visant à intimider les adversaires politiques. Les sièges de plusieurs formations opposantes auraient été pris pour cible dans différents quartiers de Kinshasa. Les témoignages recueillis font état de dégâts matériels et d’actes de vandalisme. L’opposition dénonce une tentative de museler ses activités et d’entraver son organisation. Du côté du PPRD, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée. Le parti est accusé de soutenir ou de couvrir ces attaques, mais garde pour l’instant le silence. Cette absence de réponse entretient la tension et alimente les spéculations sur une possible escalade politique. Jimmy MUKENDI T.

Le Gouvernement condamne les incidents survenus lors de la manifestation du 12 juin

Gouvernement de la République démocratique du Congo a réagi avec fermeté aux incidents enregistrés lors de la manifestation organisée vendredi 12 juin à Kinshasa par certaines formations politiques de l’opposition. Dans un communiqué officiel, le Ministère de la Communication et Médias a dénoncé les violences et les dégâts matériels constatés dans plusieurs quartiers de la capitale. Selon les autorités urbaines, des blessés ont été recensés tant du côté des manifestants que des forces de l’ordre. Plusieurs véhicules incendiés et des biens publics et privés dégradés témoignent de la tension qui a marqué cette journée. Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, s’est rendu auprès des responsables politiques concernés pour échanger sur les circonstances et évaluer les conséquences de ces événements. Le Gouvernement a tenu à réaffirmer son attachement aux libertés fondamentales garanties par la Constitution : liberté d’expression, de réunion et de manifestation pacifique. Il rappelle que ces droits doivent s’exercer dans le respect des lois et de l’ordre public, afin de préserver la sécurité des personnes et des biens. Les services compétents ont été instruits de mener toutes les vérifications nécessaires pour établir les faits avec précision. Le Gouvernement appelle l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et de la société civile à faire preuve de retenue et de responsabilité, privilégiant la concertation à travers les mécanismes légaux et républicains. En conclusion, le Gouvernement réaffirme sa détermination à garantir la sécurité, à préserver l’ordre public et à poursuivre les efforts pour la paix et la cohésion nationale. Jimmy MUKENDI T.

Kenya : Nairobi active le plan anti-Ebola, zéro cas déclaré pour l’instant

Le Kenya renforce ses mesures de préparation face à Ebola alors qu’aucun cas n’a encore été recensé. L’épidémie continue de se propager en RDC et en Ouganda, pays frontaliers. Nairobi veut couper la route au virus avant qu’il n’arrive. À l’hôpital national Kenyatta de Nairobi, tout le personnel médical a été formé. Mission : détecter vite et prendre en charge tout cas suspect d’Ebola. Des unités d’isolement avec personnel dédié sont déjà opérationnelles pour éviter toute transmission. « Nous avons sensibilisé le personnel à reconnaître un patient Ebola et à réagir pour assurer leur sécurité et celle des autres malades », a expliqué Dr Duncan Nyukuri, spécialiste des maladies infectieuses. Selon lui, Kenyatta est le seul hôpital du pays avec une unité d’isolement indépendante et complète. Le Kenya prévoit de placer en quarantaine les Américains venant de RDC dans une base aérienne. La mesure a déjà provoqué des manifestations violentes. Bilan : 1 mort. Le gouvernement maintient sa ligne prévention d’abord. Samuel Dzama

Bunia : La peur d’Ebola vide les hôpitaux publics

À Bunia, épicentre de l’épidémie, la population évite les hôpitaux publics. La crainte de contracter Ebola freine les consultations. Les cliniques privées orientent les cas suspects vers l’hôpital général. Là se trouve le centre de traitement d’Ebola. Mais beaucoup de patients refusent ce transfert par peur. Dr Sila Jakwonga de la clinique Citadelle confirme le phénomène. « Certains patients refusent d’aller à l’hôpital général pour consultation », dit-il à l’AP. Dr Jean-Marc Shimbi de la clinique Marie-Claire Vandekerckhove alerte aussi. Les cliniques privées manquent de soutien. « Nous comptons sur nos propres ressources », déplore-t-il. L’OMS alerte : l’épidémie s’étend à de nouvelles zones. 676 cas confirmés et 136 décès en RDC depuis le 15 mai. La souche Bundibugyo touche Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu. Il n’existe ni vaccin ni traitement approuvé. Olivier Le Polain de l’OMS parle d’ »angles morts » dans les zones à risque. La capacité d’isolement est insuffisante : 250 lits pour toute la zone. L’OMS juge ce nombre bien inférieur aux besoins. La recherche des contacts atteint 70%, encore trop bas. L’UNICEF craint une hausse chez les enfants par transmission domestique. Plus de 50% des moins de 5 ans sont déjà malnutris en Ituri. Samuel Dzama

Sud-Kivu : Les FARDC reprennent Mikenge, Kalingi, Kakenge dans les hauts plateaux

Les FARDC ont repris plusieurs localités stratégiques dans les hauts plateaux. Il s’agit de Mikenge, Kalingi, Kakenge, Ilundu et Runundu/UGEAFI. Ces villages de Fizi et Minembwe étaient occupés par la coalition M23-RDF-Twirwaneho. L’armée a lancé l’assaut pour restaurer l’autorité de l’État. La sécurisation des zones se poursuit. Après la reprise, les militaires consolident leurs positions sur le terrain. Le colonel Apoko Bangala Michel, commandant Sukola 2 Sud, a inspecté les zones reconquises. L’objectif est d’évaluer les conditions des troupes engagées. Les FARDC renforcent la coordination des opérations. La discipline et le patriotisme sont rappelés aux soldats. Mikenge, Kalingi et Kakenge sont des verrous logistiques majeurs. Leur reprise coupe les voies de ravitaillement des groupes armés. Les FARDC sécurisent les axes reliant les villages des hauts plateaux. Des patrouilles mixtes sont déployées pour stabiliser. L’accès humanitaire devient plus possible pour les civils. Les populations locales ont fui les affrontements répétés. Avec la reprise des villages, un retour prudent s’organise. L’armée assure la sécurisation des axes et marchés. Les autorités civiles et militaires collaborent pour la paix. Kinshasa réaffirme sa détermination à pacifier l’Est. Samuel Dzama

Ebola : L’Ouganda dénonce des restrictions de voyage « injustes »

L’Ouganda critique les restrictions aériennes imposées par plusieurs pays dont les États-Unis. Ces mesures visent l’Ouganda, la RDC et le Sud-Soudan à cause de l’épidémie d’Ebola. Diana Atwine, secrétaire permanente du ministère de la Santé, parle de restrictions « injustes ». Une réunion a réuni Santé, Aviation civile, ambassadeurs et compagnies aériennes vendredi. Kampala juge ces décisions disproportionnées. La réponse ougandaise est saluée par les experts santé publique. Sur 19 cas confirmés depuis mi-mai, seulement 2 décès ont été enregistrés. Presque tous les cas étaient des Congolais venus de RDC. Le pays voisin compte 676 cas et 136 décès depuis le 15 mai. Tedros Adhanom Ghebreyesus de l’OMS a félicité la stratégie de Kampala lundi. Outre les États-Unis, le Canada et les Émirats arabes unis ont fermé leurs frontières. Les voyageurs en provenance d’Ouganda, RDC et Sud-Soudan sont concernés. Diana Atwine estime que ces interdictions générales sapent la confiance. « Elles ne sont pas proportionnelles au risque réel », dit-elle. Kampala plaide pour la vigilance sans stigmatisation. L’OMS alerte : l’épidémie s’étend à de nouvelles régions de RDC. La souche Bundibugyo, 17e épidémie en RDC, n’a ni vaccin ni traitement spécifique. La maladie se transmet par contact et fluides infectés. Elle a causé plus de 15 000 morts en Afrique en 50 ans. Kampala appelle à la coopération plutôt qu’à l’isolement. Samuel Dzama

63 bougies pour Félix Tshisekedi, l’architecte de la première alternance

Kinshasa, 13 juin 2026 – Le Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, célèbre aujourd’hui ses 63 ans. Né le 13 juin 1963 à Kinshasa, il a grandi dans l’ombre de son père, Étienne Tshisekedi, figure emblématique de l’opposition congolaise. Très tôt engagé dans l’UDPS, il a forgé son parcours dans le militantisme avant de s’imposer comme cadre du parti. Élu député national de Mbuji‑Mayi en 2011, il s’est illustré par son travail sur les dossiers sociaux et institutionnels. En 2017, il accède à la présidence de l’UDPS, incarnant la relève et la continuité. Son influence s’affirme alors sur la scène nationale. Le 30 décembre 2018, il remporte l’élection présidentielle et prête serment le 24 janvier 2019. Cet événement marque la première alternance pacifique depuis l’indépendance du pays. Son premier mandat est marqué par des réformes sociales, dont la gratuité de l’enseignement de base, et par des efforts pour renforcer la sécurité. Réélu le 20 décembre 2023, Félix Tshisekedi poursuit son action à la tête de l’État. Son second mandat s’inscrit dans une dynamique de paix et de développement, avec une volonté affirmée de consolider les acquis et d’élargir les réformes. À 63 ans, le Chef de l’État reste l’architecte de l’alternance et le symbole d’une nouvelle ère politique en RDC. Les Médias KNB présentent leurs vœux respectueux au Président Félix‑Antoine Tshisekedi, en saluant son parcours et son engagement pour la nation. Samuel DZAMA

Football, xénophobie et fraternité africaine : le match derrière le match

Lors du match d’ouverture de la Coupe du monde, Mexique–Afrique du Sud le choc a dépassé le terrain de football. Dans les gradins comme sur les réseaux sociaux, de nombreux Africains ont soutenu le Mexique. Certains l’ont fait en riant, d’autres avec colère. Mais derrière ce geste se cache une mémoire douloureuse : celle des violences xénophobes qui ont marqué l’Afrique du Sud ces dernières années. Quand des Africains ont été attaqués, chassés ou humiliés en Afrique du Sud, beaucoup ont ressenti une trahison entre frères. Ces blessures ne disparaissent pas en 90 minutes de jeu. Elles nourrissent une frustration que certains expriment aujourd’hui à travers le football, symbole de revanche ou de protestation. Ce soutien au Mexique n’est pas nécessairement dirigé contre les Sud‑Africains eux‑mêmes, mais contre une réalité qui a laissé des cicatrices profondes. Le ballon rond devient alors un exutoire, un langage pour dire : « Nous n’avons pas oublié. » La réponse ne peut pas être la haine en retour. L’unité africaine est la seule victoire durable. Cela passe par : Un match dure 90 minutes, mais la fraternité africaine doit durer toute une vie. L’Afrique ne gagne pas quand elle se divise, mais quand elle transforme ses blessures en force collective. Jimmy MUKENDI T.

Assemblée nationale : Jean‑Pierre Bemba face aux députés sur le permis biométrique

La plénière de l’Assemblée nationale a retenu son souffle ce vendredi. Le député Emil Saidi Balikwisha a interpellé le Vice‑Premier ministre, ministre de la Défense et de la Sécurité, Jean‑Pierre Bemba, sur le dossier sensible du permis de conduire biométrique sécurisé avec puce. Au total, sept questions ont été posées par l’élu, allant du coût du document aux délais d’attente, en passant par la disponibilité et l’accessibilité pour tous les Congolais. Les députés ont suivi avec une attention particulière les échanges. Jean‑Pierre Bemba a détaillé les modalités de délivrance du nouveau permis, précisant les mécanismes de sécurisation et les garanties de traçabilité. Il a rassuré sur la disponibilité du document et sur l’égalité d’accès, affirmant que ce service public doit être fiable et universel. Le VPM a annoncé une extension progressive dans toutes les provinces, avec pour objectif une couverture nationale rapide. Il a expliqué le partenariat public‑privé avec Otojuste, société chargée de la production et de la délivrance du permis. Ce modèle vise à conjuguer efficacité et sécurisation du processus. À travers ses réponses, Jean‑Pierre Bemba a réaffirmé la volonté de l’exécutif : mettre fin aux irrégularités de l’ancien système et garantir un permis biométrique moderne, sécurisé et accessible. Samuel DZAMA

Sit‑in du 12 juin : Zéro mort, bilan officiel de Kinshasa

Kinshasa, 12 juin 2026 – Après la répression de la manifestation de l’opposition, le gouvernement provincial de Kinshasa a livré son bilan officiel : aucun décès enregistré, vingt blessés légers (dont quinze policiers et cinq manifestants) et cinq véhicules incendiés. Les autorités affirment que les organisateurs avaient reçu l’autorisation de tenir leur rassemblement au terrain Assossa, mais que les manifestants ont choisi de s’affranchir de l’itinéraire convenu. Le gouvernement provincial dément tout mort et insiste sur un nombre limité de blessés, qualifiés de « légers ». Selon les services de sécurité, l’opposition aurait recruté des individus désœuvrés, parfois sous l’emprise de substances prohibées, les munissant d’armes blanches pour provoquer les forces de l’ordre. Le gouvernement provincial salue la « bravoure et le professionnalisme » des forces de l’ordre, malgré les tensions et les affrontements. Les autorités annoncent se réserver le droit de saisir les instances judiciaires afin d’établir les responsabilités. Jimmy MUKENDI T.