92ᵉ Conseil des ministres : entre Ebola, Mondial 2026 et diaspora en Afrique du Sud

Sous la présidence du Chef de l’État Félix‑Antoine Tshisekedi, le Gouvernement s’est réuni ce vendredi à la Cité de l’Union africaine pour sa 92ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres. À l’ordre du jour, une série de dossiers touchant divers secteurs de la vie nationale. La Présidence évoque des avancées notables dans la riposte contre Ebola, alors que l’Est du pays reste sous tension face à la résurgence du virus. Autre sujet brûlant : les préparatifs des Léopards pour la 23ᵉ édition de la Coupe du monde FIFA 2026. Le Gouvernement entend mobiliser tous les moyens pour que la RDC affiche une présence digne sur la scène internationale. La réunion a également abordé la situation des Congolais en Afrique du Sud, dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires et sociales. Ce 92ᵉ Conseil des ministres illustre la volonté du pouvoir de conjuguer action sanitaire, ambition sportive et protection des ressortissants, dans une logique de gouvernance intégrée. Jimmy MUKENDI T.
Sit‑in du 12 juin : un mort ECiDé, un mort Forces du Progrès

La journée de ce vendredi restera marquée par une photo devenue virale : un militant de la Force du Progrès filmé sur le corps d’un partisan de l’ECiDé. Diffusée par l’opposition, l’image s’est imposée comme le symbole d’une confrontation politique brutale, opposant deux camps aux visions irréconciliables de l’avenir du pays. Selon les leaders de l’opposition, cette scène illustre la collusion entre certains militants du parti au pouvoir et les forces de l’ordre. Ils dénoncent une répression violente, évoquant plusieurs blessés et des morts, parmi lesquels des figures politiques comme Delly Sesanga et Martin Fayulu, annoncés grièvement touchés. Le rassemblement, prévu comme un sit‑in pacifique, a rapidement dégénéré. Les forces de sécurité ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène, procédant à des arrestations dans plusieurs communes de Kinshasa. L’opposition y voit la preuve d’une volonté d’étouffer toute contestation. Alors que l’opposition multiplie les accusations, le gouvernement par la vice ministre de l’intérieure Eugénie Tshala, parle de montage de l’opposition avec le sang de chèvre, la police a très bien fait son travail. Aucun bilan officiel n’a été communiqué, laissant place aux spéculations et à une attente tendue. En fin de journée, la capitale retrouvait un semblant de calme, mais l’opinion publique reste suspendue au communiqué des autorités.
Sit‑in au Palais du Peuple : l’opposition plaquée au sol à coups de gaz lacrymogène

Kinshasa, 12 juin 2026 – La tension est montée d’un cran ce vendredi devant le Palais du Peuple, où l’opposition avait appelé à un sit‑in pacifique pour dénoncer le projet de révision de la Constitution. À peine les militants rassemblés, les forces de l’ordre ont lancé des grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Plusieurs manifestants ont été plaqués au sol, certains interpellés, dans une atmosphère de chaos et de suffocation. Les images de citoyens fuyant les nuages de gaz ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, alimentant l’indignation. Les leaders de l’opposition dénoncent une « atteinte grave aux libertés publiques » et accusent le pouvoir de vouloir étouffer toute contestation. Pour eux, la révision constitutionnelle n’est rien d’autre qu’une tentative de prolonger le mandat présidentiel en violation de la loi suprême. De leur côté, les autorités affirment que le sit‑in n’avait pas été autorisé et que l’intervention policière visait à préserver l’ordre public. Le gouvernement insiste sur la nécessité de maintenir la stabilité institutionnelle face à ce qu’il qualifie de « provocations politiques ». Cet épisode illustre la polarisation croissante entre pouvoir et opposition. Alors que les uns parlent de « défense de la démocratie », les autres invoquent la « sécurité nationale ». Kinshasa devient le théâtre d’un bras de fer qui pourrait marquer durablement la vie politique congolaise. Jimmy MUKENDI T.
RDC : bras de fer sur la Constitution, le pays sous tension

Plusieurs Congolais affichent leur mécontentement face au projet de changement de la constitution. Pour certains, une révision est acceptable. Pour l’opposition, changer la constitution c’est « balkaniser » le pays. Elle pose la question : quels articles empêchent le gouvernement de créer de l’emploi pour les jeunes, donner l’électricité, l’eau, le social et construire des infrastructures dignes ? Pour elle, le problème n’est pas le texte mais son application. L’opposition a créé la coalition C64 pour bloquer le projet. Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo sont en première ligne. Pour eux, cette constitution « ne peut pas être touchée ni changée ». Leur bouclier : l’article 220 qui verrouille certaines matières. Tout changement est vu comme une menace directe à la stabilité. Du côté du pouvoir, on défend l’idée d’une nouvelle constitution. Ezéchiel Kabulongo, président de l’ONG/ASBL FEN et membre de l’Union Sacrée, estime que le pays a besoin d’un texte adapté au système géopolitique actuel. Il cite l’article 217 comme exemple d’article « inclus pour nuire à l’État ». Selon lui : « Le président Félix Tshisekedi passera, la constitution restera. Le changement sera profitable au peuple et aux présidents qui viendront après lui. Nous changeons pas cette constitution pour le président Félix tshisekedi nous le changeons pour le peuples. La constitution est une œuvre humaine imparfaite, nous allons la modifier ». L’ex-président Joseph Kabila a brisé son silence. Il rappelle l’article 64 alinéa 1 : « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui exerce le pouvoir en violation de la Constitution. Il ne s’agit pas seulement d’un droit. Il s’agit d’un devoir patriotique ». Il marque son opposition ferme et appelle à un sursaut national. Le pouvoir réplique : Kabila défend une constitution « taillée sur mesure par lui ». Le référendum se profile comme l’arène finale. Samuel DZAMA
ONU : bataille pour la succession de Guterres

La succession d’Antonio Guterres, dont le mandat de secrétaire général de l’ONU s’achève le 31 décembre 2026, s’annonce comme l’une des batailles diplomatiques les plus décisives de ces dernières années. Quatre candidats ont été auditionnés par les 193 États membres et diverses ONG : Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall. Alors que l’organisation fait face à une instabilité mondiale sans précédent – guerres multiples, crise financière sévère – le choix du futur leader est crucial. Le refus persistant des États‑Unis de s’acquitter de leurs contributions accentue la crise budgétaire, laissant l’ONU au bord de l’asphyxie. Ancienne présidente du Chili et défenseure des droits humains, Michelle Bachelet se positionne comme la candidate la plus audacieuse. « Être rejetée pour mon engagement envers la démocratie, le multilatéralisme et les droits humains serait un honneur », affirme‑t‑elle, assumant ses différends avec Washington. Rebeca Grynspan, l’experte économiqueEx‑vice‑présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan met en avant son pragmatisme et son expertise financière : « Je connais les rouages financiers et je suis prête à sortir l’ONU de sa crise ». Son expérience dans la gestion de la dette nationale renforce son dossier. Macky Sall, l’alternative africaineÀ 64 ans, l’ancien président sénégalais Macky Sall plaide pour un leadership reliant paix et développement durable. Unique candidat hors Amérique latine, il pourrait incarner une alternative notable dans une course où la tradition favorise les profils latino‑américains. Maria Fernanda Espinosa, la voix de l’expérienceAncienne ministre équatorienne des Affaires étrangères, Maria Fernanda Espinosa revendique ses 30 ans d’expérience onusienne : « Je sais ce qui fonctionne au sein de l’ONU et ce qui doit changer ». Elle promet une réforme ambitieuse et pragmatique. Au‑delà des auditions, c’est le veto des cinq membres permanents du Conseil de sécurité – États‑Unis, Russie, Chine, France et Royaume‑Uni – qui tranchera. Le futur secrétaire général devra naviguer entre ambitions géopolitiques contradictoires et désamorcer l’impasse budgétaire orchestrée par Washington. Le défi est immense : reconstruire la confiance et remettre l’ONU sur pied dans un contexte de crise structurelle alarmante. Samuel DZAMA
Claude Le Roy pour conduire les Diables Noirs du Congo‑Brazzaville à la CAN 2027

Claude Le Roy, 78 ans, est officiellement le nouveau sélectionneur du Congo. Le Français retrouve les Diables Rouges dix ans après son premier passage entre 2013 et 2015. À l’époque, il avait qualifié l’équipe pour la CAN 2015 en Guinée équatoriale. Le Congo avait fini premier de sa poule avant de tomber en quart contre la RD Congo. Depuis cet exploit, plus rien. Aucune qualification pour la CAN en dix ans. L’objectif du « Sorcier Blanc » est clair : ramener le Congo Brazzaville à la CAN 2027 en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda. La Fédération mise sur son expérience du continent et sa connaissance de la maison congolaise. Le chantier est immense. 12ᵉ sélection nationale pour Le Roy après le Cameroun x2, le Sénégal, le Togo, le Ghana, la RD Congo, Madagascar et le Soudan. Il sera assisté d’Omar Daf. Le Congo évoluera dans le groupe G des éliminatoires avec le Cameroun, les Comores et la Namibie. Les deux premiers iront à la CAN 2027. Première échéance journées 1 et 2 du 21 septembre au 6 octobre 2026, Suite du 9 au 17 novembre 2026, puis du 22 au 30 mars 2027 , à 78 ans, Le Roy joue l’un des derniers défis de sa carrière. Le retour du Sorcier Blanc chez les Diables Rouges est signé pour deux ans. Samuel DZAMA
États‑Unis : frappes annulées en Iran, accord en suspens

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi l’annulation de frappes prévues contre l’Iran, après des discussions « au plus haut niveau ». Il évoque même la possible signature d’un accord dès ce week‑end en Europe. Du côté de Téhéran, le ton est plus réservé. Le porte‑parole iranien accuse Washington de changer constamment de position, ce qui nuit au processus diplomatique. L’Iran affirme qu’une grande partie du texte est déjà finalisée, mais dénonce les nouvelles exigences américaines. L’agence Tasnim rapporte que l’Iran refuse tout compromis sur ses « lignes rouges ». Le Qatar et le Pakistan jouent un rôle de médiateurs dans les négociations. Cependant, les actions américaines compliquent les discussions en cours. Trump s’est également entretenu avec Benjamin Netanyahu au sujet du protocole d’accord en préparation. Israël, non partie prenante, a néanmoins salué la démarche américaine. L’annulation des frappes permet d’éviter une escalade immédiate au Moyen‑Orient. Mais la balle reste dans le camp iranien : Téhéran entretient le flou sur une éventuelle signature ce week‑end. En cas d’accord, ce serait un tournant majeur après des mois de tensions, ouvrant la voie à des négociations directes entre les deux pays. Samuel Dzama
Les Léopards de la RDC arrivent au grand complet aux États-Unis

Les Léopards de la République Démocratique du Congo ont posé pied sur le sol américain, au grand complet, pour entamer leur aventure à la Coupe du Monde 2026. Après une préparation intense en Europe, l’équipe nationale a rejoint les États-Unis avec une détermination intacte. L’accueil chaleureux de la diaspora congolaise sur place a transformé cette arrivée en véritable moment de communion nationale. Sous la houlette du sélectionneur, les Léopards affichent une cohésion et une confiance qui témoignent de leur ambition : représenter fièrement la RDC sur la plus grande scène du football mondial. Chaque joueur incarne l’espoir d’un peuple qui rêve de voir son drapeau briller au sommet. La présence des Léopards aux États-Unis marque l’entrée de la RDC dans la dernière ligne droite de son parcours mondial. Plus qu’une compétition, c’est une aventure nationale qui s’écrit, portée par la ferveur des supporters et la volonté de marquer l’histoire. Jimmy MUKENDI T.
Kinshasa Stock Exchange : une réforme historique défendue au Sénat

Le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté ce jeudi devant le Sénat le projet de loi relatif aux marchés financiers et à la création de la Bourse de Kinshasa, désormais surnommé « Loi Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi ». Portée par la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et mise en œuvre par le Gouvernement, cette initiative marque une étape décisive dans la modernisation du système financier congolais. Attendue depuis près de 55 ans, la création de la Bourse de Kinshasa vise à : Cette réforme s’inscrit dans la continuité des réformes structurelles engagées par le Gouvernement pour transformer durablement l’économie de la RDC. Elle ambitionne de créer un environnement propice à la croissance, à la transparence et à la confiance des investisseurs. La mise en place de la Bourse de Kinshasa représente bien plus qu’un simple outil économique : elle symbolise l’entrée de la RDC dans une nouvelle ère de gouvernance financière, alignée sur les standards internationaux et tournée vers l’avenir. Jimmy MUKENDI T.
Fally Ipupa honoré par ses communautés Ekonda et Anamongo

Le Chevalier d’Ordre de Léopard, Fally Ipupa, a été célébré ce jeudi par les communautés Ekonda et Anamongo lors d’une cérémonie de reconnaissance et d’hommage organisée en son honneur. Dans son allocution, l’artiste a tenu à exprimer sa gratitude :« Je suis reconnaissant pour cette marque de confiance et cette grande responsabilité. Nous allons continuer à éviter les polémiques et faire notre travail comme toujours. Même dans le secret, nous continuons à être des modèles, et cela vaut pour tous. » Cette distinction marque un moment fort dans la carrière de Fally Ipupa, qui voit ses communautés d’origine lui témoigner respect et fierté. L’événement souligne l’importance des valeurs culturelles et identitaires dans le parcours de l’artiste, devenu une figure emblématique de la musique congolaise et un modèle pour la jeunesse. Au‑delà de son succès musical, cette célébration rappelle le rôle de Fally Ipupa comme ambassadeur culturel et référence sociale, porteur d’un message de responsabilité et d’unité. Jimmy MUKENDI T.